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24/01/2014

Enfants en détresse, élèves sauvés : vive la pédagogie adaptée !

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        Il existe des jeunes dont la détresse est à la fois économique, langagière, relationnelle, et scolaire, pourquoi pas !

        Ce sont des enfants de chez nous, qui arrivent dans l'Education nationale persuadés qu'ils ne feront rien de bon, accablés par une mauvaise image d'eux-mêmes, de leur quartier, de l'école, de la société, sans oublier les difficultés liées à la vie que mènent leurs parents. Cela peut se passer dans l'une ou l'autre des villes les plus pauvres de France, par exemple...

        D'autres se contentent d'être venus d'un pays étranger, avec leurs parents qui sont chez nous demandeurs d'asile : la misère économique, ou la guerre les ont amenés à cette vie souvent faite d'errance, pour eux-mêmes et pour leurs enfants. Ces derniers abordent l'école avec un immense désir d'apprendre, et souvent en ne connaissant pratiquement pas un mot de français.

        Ces enfants, qui ont en commun d'être mal à l'aise dans leur scolarité, sont différents. Les professeurs qui sauvent leur avenir doivent s'y prendre de façon à s'adapter aux difficultés, et aux possibilités qui ne sont pas les mêmes et qui doivent guider les choix pédagogiques, les façons d'être, de communiquer, d'enseigner.

        Cette adaptation de l'enseignement est souvent affaire d'enthousiasme personnel de la part du professeur, mais il se trouve que des mesures officielles permettent de multiplier les possibilités de l'enseignant et le retentissement bénéfique d'une pédagogie adaptée.

        C'est ainsi que l'on parlera, dans un cas, de ZEP (zones d'éducation prioritaire) ; et dans l'autre, d'Unités pédagogiques spécialisées.

 

 

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        A. Un professeur qui motive ses élèves en leur faisant découvrir la danse, et en y mettant les moyens, en leur donnant le goût et l'habitude de la concentration et de l'enthousiasme, c'est ce qui survient lorsqu'à la valeur personnelle du pédagogue viennent s'ajouter le travail interdisciplinaire, l'aide du chef d'établissement, du département, de la région (etc.), le concours bénévole et chaleureux des parents, et mille autres merveilles rendues possibles ou plus faciles par la ZEP. Des enfants ou des jeunes particulièrement mal partis dans leur scolarité deviennent alors des élèves attentifs, confiants, capables de bâtir, de partager, de grandir en somme pour eux-mêmes et dans la société. On découvrira avec émerveillement des exemples en lisant l'article de Véronique Soulé, Libération 16 01 2014. Lien : élèves sauvés.  

 

        B. Des enfants de parents qui errent, perdus dans les rues de nos villes, sans papiers ni statut, en demande, en détresse, deviennent des élèves particulièrement motivés, sérieux, attentifs, qui découvrent à la fois la langue française et la possibilité de vivre, de parler, de faire partie de ce monde nouveau qu'est pour eux la France. Et cela reste vrai même si, dans un seul département par exemple, ces enfants d'étrangers viennent, comme leurs parents, d'une trentaine de pays différents, proches ou lointains, parce qu'ils ont dû fuir des détresses de diverses natures mais qui ont en commun d'être insupportables. A découvrir : un article de La Nouvelle République, 21 01 1014 ; voir le site de France terre d'asile. Lien : étrangers enfants détresse scolarité.   

 

       C.  Et tous ces enfants ont droit, parce qu'ils sont enfants, à une éducation adaptée à leur âge, à leur épanouissement et à la préparation de leur future vie d'adulte. Cela est précisé dans le principe 7 de la Déclaration des droits de l'enfant, ONU novembre 1959. Voir le site globenet. Lien : droits enfant éducation.

 

 

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        Les nouvelles déprimantes affluent sur nos écrans et dans le paysage médiatique. D'autres nouvelles, de nature à redonner confiance, méritent qu'on leur fasse une petite place... Tel était sans nul doute l'intention de ce message. Et c'est une forme de résistance à "l'horrible" que de ne pas laisser nos esprits devenir la proie habituelle de la peur, de la méfiance, du dénigrement et du pessimisme irresponsable !  On dit "tous pourris" ? La vérité exige que l'on dise également : "merveilleux et admirables".  C'est en effet ce qu'ils sont, les français. Aujourd'hui.   

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10/11/2013

Tolérance contre haine : l'abstention arbitre le duel !

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        I_ La tolérance mène

 

        La France est tolérante. C'était le cas, indéniablement, en 2009. Et à cette date, la population française croissait et se fortifiait en sagesse et en tolérance. Ce n'est pas Estival, le misérable auteur de ce blog, qui vous le dit, mais une enquête hautement sérieuse dont un journal des plus sérieux nous apprend l'existence. Lire Anne Vidalie in L'Express, 24 04 2009. Lien : France tolérante.  

        Donc, tout ce qui a été dit ici même sur la montée de l'intolérance, du racisme et autres maux redoutables était faux ! Estival vous présente ses excuses... 

        Mais comment se fait-il que, dès avant 2009 et de nouveau entre 2009 et 2013, les actes de racisme, anti-ceci ou anti-cela, avec violence physique ou verbale, ou les deux, n'aient cessé de se multiplier, croître et embellir ? Les appels à la haine se font de plus en plus assourdissants, publics, politiques, retentissants ! Les incidents violents, insultants, de type racial et d'intention raciste tiennent de plus en plus de place dans ce qui se passe chez nous, en France. 

        Faut-il choisir de supposer que ladite enquête "avait tout faux" ? Peut-être, mais cela est un choix hasardeux. Et, de surcroît, prétentieux !

        Ce qui est plus probablement le cas, c'est que la population française est en train de devenir, effectivement, plus tolérante. C'était vrai en 2009, mais il n'est pas impossible que le même mouvement de générosité bienveillante, et la même tendance à tolérer davantage, se soient poursuivis depuis. Evidemment, le problème dans ce cas est d'expliquer comment il se fait que les appels à la haine résonnent si fort aujourd'hui, et que les actes d'intolérance, notamment raciste, soient si fréquents, si violents, si envahissants ! 

        Peut-être que, tout simplement, la majorité douce et bienveillante est une sorte de majorité silencieuse : ça ne mobilise pas les médias d'être doux, alors qu'une parole violente, un acte délictueux, une déclaration politique douteuse font la une et provoquent bien des remous. 

        Allez ! Pour tout vous dire, cela n'est pas bien grave. Ce qui importe véritablement, c'est de savoir où cela nous entraîne. Et qui, dans le duel entre la haine et la tolérance, est sur le point de l'emporter : qui donc sera aux commandes du bateau France demain ?

 

II_ La haine égalise et mène le jeu

        C'est ici qu'Estival, votre serviteur et auteur de France résiste, revient au galop ! Triomphal, il vous annonce, je vous annonce que la haine risque fort de l'emporter, malgré les impressions réconfortantes que nous a données l'enquête de 2009 sur la tolérance en France. Et cela s'explique très simplement. 

 

        La haine n'habite pas le coeur des français. Nous ne sommes pas intolérants. La tolérance gagnera-t-elle donc les élections, toutes les élections, et la France sera-t-elle gouvernée par la tolérance ? Hélas non ! Car dans un pays de douceur dont la majorité, toute douce, ne fait pas de bruit et s'abstient de voter, le gagnant est : la haine raciste intolérante qui, elle, fait du bruit, fait fureur, et se déplace jusqu'aux urnes les jours de scrutin !

 

        Pour que la majorité tolérante soit battue politiquement, il faut donc, il est indispensable même qu'elle s'adonne aux douces joies de l'abstention électorale. Dans le duel entre la tolérance et la haine, c'est l'abstention qui joue le rôle d'arbitre.

 

        Ainsi donc, lorsque le sentiment du "tous pourris" se développe en France, le duel est d'avance arbitré en faveur de l'intolérance. Et la majorité toute douce se retrouve dans ce cas gouvernée par une idéologie qui ne lui ressemble pas, hélas ! 

        La violence raciste systémique est là, elle frappe à la porte, elle s'exprime, se développe, demain elle dominera chez nous.