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10/11/2013

Tolérance contre haine : l'abstention arbitre le duel !

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        I_ La tolérance mène

 

        La France est tolérante. C'était le cas, indéniablement, en 2009. Et à cette date, la population française croissait et se fortifiait en sagesse et en tolérance. Ce n'est pas Estival, le misérable auteur de ce blog, qui vous le dit, mais une enquête hautement sérieuse dont un journal des plus sérieux nous apprend l'existence. Lire Anne Vidalie in L'Express, 24 04 2009. Lien : France tolérante.  

        Donc, tout ce qui a été dit ici même sur la montée de l'intolérance, du racisme et autres maux redoutables était faux ! Estival vous présente ses excuses... 

        Mais comment se fait-il que, dès avant 2009 et de nouveau entre 2009 et 2013, les actes de racisme, anti-ceci ou anti-cela, avec violence physique ou verbale, ou les deux, n'aient cessé de se multiplier, croître et embellir ? Les appels à la haine se font de plus en plus assourdissants, publics, politiques, retentissants ! Les incidents violents, insultants, de type racial et d'intention raciste tiennent de plus en plus de place dans ce qui se passe chez nous, en France. 

        Faut-il choisir de supposer que ladite enquête "avait tout faux" ? Peut-être, mais cela est un choix hasardeux. Et, de surcroît, prétentieux !

        Ce qui est plus probablement le cas, c'est que la population française est en train de devenir, effectivement, plus tolérante. C'était vrai en 2009, mais il n'est pas impossible que le même mouvement de générosité bienveillante, et la même tendance à tolérer davantage, se soient poursuivis depuis. Evidemment, le problème dans ce cas est d'expliquer comment il se fait que les appels à la haine résonnent si fort aujourd'hui, et que les actes d'intolérance, notamment raciste, soient si fréquents, si violents, si envahissants ! 

        Peut-être que, tout simplement, la majorité douce et bienveillante est une sorte de majorité silencieuse : ça ne mobilise pas les médias d'être doux, alors qu'une parole violente, un acte délictueux, une déclaration politique douteuse font la une et provoquent bien des remous. 

        Allez ! Pour tout vous dire, cela n'est pas bien grave. Ce qui importe véritablement, c'est de savoir où cela nous entraîne. Et qui, dans le duel entre la haine et la tolérance, est sur le point de l'emporter : qui donc sera aux commandes du bateau France demain ?

 

II_ La haine égalise et mène le jeu

        C'est ici qu'Estival, votre serviteur et auteur de France résiste, revient au galop ! Triomphal, il vous annonce, je vous annonce que la haine risque fort de l'emporter, malgré les impressions réconfortantes que nous a données l'enquête de 2009 sur la tolérance en France. Et cela s'explique très simplement. 

 

        La haine n'habite pas le coeur des français. Nous ne sommes pas intolérants. La tolérance gagnera-t-elle donc les élections, toutes les élections, et la France sera-t-elle gouvernée par la tolérance ? Hélas non ! Car dans un pays de douceur dont la majorité, toute douce, ne fait pas de bruit et s'abstient de voter, le gagnant est : la haine raciste intolérante qui, elle, fait du bruit, fait fureur, et se déplace jusqu'aux urnes les jours de scrutin !

 

        Pour que la majorité tolérante soit battue politiquement, il faut donc, il est indispensable même qu'elle s'adonne aux douces joies de l'abstention électorale. Dans le duel entre la tolérance et la haine, c'est l'abstention qui joue le rôle d'arbitre.

 

        Ainsi donc, lorsque le sentiment du "tous pourris" se développe en France, le duel est d'avance arbitré en faveur de l'intolérance. Et la majorité toute douce se retrouve dans ce cas gouvernée par une idéologie qui ne lui ressemble pas, hélas ! 

        La violence raciste systémique est là, elle frappe à la porte, elle s'exprime, se développe, demain elle dominera chez nous. 

28/03/2011

Langues étrangères, intelligence : pour construire la paix

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    Tel qui laisse l'anglais, ou prétendu tel, envahir notre langue, n'hésite pas à brandir le français comme une arme contre la liturgie, contre la langue arabe dans la liturgie. Or, on pourrait tout de même se demander si  un home politique a une quelconque compétence pour décider de ce qui est liturgique ou non dans le cadre de l'exercice d'un culte ! L'UFAL dénonce les déclarations de monsieur Copé, en particulier dans le paragraphe "Mais non content d'assassiner le français..." qu'on pourra lire sur le site de l'UFAL 15 03 2011.

    "Arabe et citoyenneté" souligne l'importance de l'enseignement de l'arabe pour la formation intellectuelle, artistique, humaniste et citoyenne. Sous ce titre, le site Langue et Culture arabes, auquel on accède par le site de l'Académie de Versailles, donne à lire le livret 2 de "Acccompagnement des programmes de 6ème, 1996". Bien sûr, de telles considérations émanent d'esprits cultivés dont la seule existence est une opposition au racisme et à la xénophobie.

     Jean-Marcel Morlat a travaillé la question strictement psycho-pédagogique des conditions de l'apprentissage précoce des langues étrangères, y compris le 'français langue étrangère'. La lecture de cet article est plus particulièrement séduisante pour des enseignants habitués à affronter ce domaine de réflexion, dans lequel il n'y a pas de place pour la facilité, encore moins pour les clichés réducteurs. C'est sur le site EduFLE (français langue étrangère) 09 03 2008. La réflexion est valable quelle que soit la langue enseignée... ATTENTION : vous ne pouvez utiliser la page ouverte par le lien en question qu'en tenant compte de conditions d'utilisation précises. 

    Voici deux citations que nous avons trouvées sur le site de l'Académie de Toulouse, dans un message intutilé "Enseignement des langues vivantes étrangères et régionales", page que l'on peut consulter. Mais voici donc ces deux citations :   

" 'Le citoyen qui possède plus d'une langue a une vision du monde plus vaste que celui qui n'en possède qu'une' (...) Boutros Boutros Ghali (Ancien secrétaire général de l'ONU)"

et

" 'Qui ne connaît pas les langues étrangères, ne sait rien de sa propore langue' (Goethe)"

    Mais à votre avis, est-il convenable de fréquenter Boutros Boutros Ghali, ou Johann Wolfgang von Goethe ? En ce qui concerne Goethe, Paul Valéry nous apporte une réponse (peut-être) : "En vérité, sur le tapis du monde, ce grand homme est un des coups les plus heureux que le destin du genre humain ait amenés" (Paul Valéry, cité en page 187  du remarquable petit ouvrage "Goethe par lui-même", de Jeanne Ancelet-Hustache, coll. "Ecrivains de toujours" aux éditions du Seuil, 1962). Ou encore : "Goethe est le dernier Allemand pour lequel j'éprouve du respect" (Nietzsche, op. cit. p. 187).

     Quant à Boutros Boutros Ghali, combien de guerres a-t-il contribué à faire cesser, et combien à ne pas laisser éclater ? Et à aucun moment il n'oublia son amour des langues, au pluriel, comme un grand outil de paix, et de défense du français !!   

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