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30/03/2011

Les religions refusent la pensée imposée

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    Des responsables de six religions présentes en France ont publié une "Tribune" dans laquelle ils refusent poliment, très poliment, d'obéir ! Leur façon de s'exprimer est bien prudente, oh oui ! Mais il faut tenir compte du style habituel à ce genre de document sous la plume de ce genre d'auteurs.

    Ce qui est plus hardi, c'est le fait que les six religions agissent d'un même coeur et d'une seule voix.

   Ce qui est parfaitement clair, c'est que si les grandes religions n'ont pas refusé de parler, elles tiennent malgré tout à ne pas se laisser imposer le moment du débat, le contexte du débat, et l'initiative politique (au sens restreint, un parti politique !) du débat, qui plus est dans le contexte créé par ledit parti, qui est celui du Pouvoir. 

    Et puis les religions ne sont pas assez sottes pour ne pas voir dans quel mouvement d'ensemble se situerait le débat : identité française, mosquées, islam, immigration, insécurité, prenez tout ça, faites tiédir, remuez longuement pour bien mélanger, et servez aux épices xénophobes de droite extrême !  Les religions ne sont pas assez sottes pour voir que d'un point de vue tout simplement humain nous allons à grand pas vers la catastrophe !

    Quand on veut mener quelqu'un par le bout du nez dans un échange d'idées, au lieu de le laisser parler librement sur un sujet, SOIT on lui pose des questions, et on exige qu'il se contente de répondre aux questions qu'on lui pose, quand on les lui pose, comme on les lui pose, SOIT on lui dit qu'il peut parler librement, qu'on l'écoute, mais on choisit le lieu, le moment, le contexte, si bien que l'effet produit auprès des auditeurs, des spectateurs, de l'opinion, est l'effet que souhaite l'organisateur de l'échange d'idées.. Cela s'appelle, nous semble-t-il et sauf erreur, une : 

"imposition de questionnement", ou une imposition d'effets d'ordre émotionnel sur le public.

    Et cela correspond, dans le domaine de l'échange d'idées, à une véritable arme de guerre !

 

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    Tous ces "religieux" divers et variés qui ne s'en laisent pas conter, qui refusent l'imposition de questionnement,

cela fait une résistance de plus à la pensée imposée et au conditionnement des cerveaux.

    Les religions peuvent prendre le pouvoir ou bien s'allier au pouvoir : en France, on a connu ça, et la page semble un peu tournée lorsque les religions manifestent du respect et de la délicatesse entre elles, ainsi que de la résistance contre l'imposition de débat dans un contexte de mise en condition des émotions les plus basses...

     Il existe peut-être quelques pays dans lesquels règne une autorité de la pensée officielle ? En France, sûrement pas !

    On peut lire la Tribune publiée par la Conférence des Responsables de Culte en France en se rendant, par exemple, sur le SITE protestants.org, 30 03 2011.

    On peut sourire en lisant l'interprétation qu'en fait un certain politique proche du Pouvoir qui ne se trouve pas particulièrement contredit lorsqu'il est mis en boîte, nous a-t-il semblé... Cela se trouve sur le site france-info.com 30 03 2011 (cliquer ICI) où l'on retrouve aussi quelques opposants à l'imposition de débat : Dominique de Villepin, Bernard Accoyer... Vive la liberté !

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04/03/2011

Ah, l'islam ! Discutez, discutez, bonnes gens: il en restera toujours quelque chose

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    Le projet est de discuter de la place de l'islam en France.

    Pour François Bayrou, cela répond à un désir de diviser, "d'exciter" les gens entre eux ! En fin d'article (nouvelobs 20 02 2011), le projet est attribué à notre Président, relayé par un puissant parti politique : il s'agit d'un projet de "conventiion" pour cette discussion et à la date du cinq avril prochain. Ravissant.

    Cela ne va pas sans diviser, déjà, au sein même de la droite. Pour P. Devedjian, l'idée n'est pas une bonne idée ! D'après lui, cela pourrait profiter au parti de la droite de Marine. Nouvelobs du 23 02 2011. A méditer...

    Justement, Marine apprécie ce gentil coup de pouce de la part du Pouvoir. Une façon de se réjouir que ne partage pas, mais vraiment pas, Abdellatif Mellouki, interviewé pour LibéToulouse (23 02 2011) par Jean Manuel Escarnot. Suggestif.

    Pour Claude Bartolone, l'homme au Pouvoir est un multirécidiviste. Le débat est propre à diviser les Français. On remarquera aussi le commentaire posté par Fethi CHOUDER le 03 03 2011, dans lequel il apparaît que nous devons au judaïsme et à la culture musulmane des fondements essentiels, centraux de notre héritage et notamment notre laïcité pourtant si revendiquée... Blog de Claude Bartolone, 03 03 2011. Un bon coup de projecteur !

    Quelques paroles du Pouvoir (sur France 2, 3 mars journal de 20 heures) peuvent être écoutées, ainsi que la réaction de Claude Bartolone, sur cette brûlante affaire de notre héritage chrétien, même blog, 04 03 2011. Vibrant...  

    Et pour une vaste présentation de l'ensemble de la question, dans le contexte présent, sans oublier le discours  (passé) du Latran ni les perspectives de dévoiement par usage de l'Histoire, on consultera avec profit l'éditorial du Monde 05 03 2011. Sacré débat, va !

    Une certaine droite semble ignorer les frontières du raisonnable et de l'extrême, non pas dans les déclarations, mais dans la réalité des actes et, plus précisément, le choix des débats.  

héritage chrétien,identité,islam,laïcité,religions

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28/08/2010

Le Pouvoir, les Roms, le magistrat et les cathos, entropie...

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    Un chercheur, maître de conférences souligne le lien intrinsèque qui unit la religion à l'accueil de l'étranger, et c'est là l'un des charmes d'un article consacré à l'électorat catholique de l'actuel Pouvoir. On s'aperçoit ici que le réel est fait de profondeurs parfois insondables, aussi bien en religion qu'en pratique de la vie démocratique... C'était dans Nouvel Obs du 26 08 2010.

    Dans l'éditorial  du numéro papier daté 25 08 2010, et à peu près sur le même sujet, Le Monde soulignait plutôt les contradictions propres au chef de l'Etat.

    Enfin dans rue89 en date du 24 08 2010, nous apprenions comment le vice-président du tribunal de grande instance de Nantes, tout en faisant évacuer un campement de Roms, fustigeait l'Etat pour son insuffisance en matière de mesures effectives. On peut voir dans l'attitude nuancée de ce juge l'intelligence et la vie, ces deux forces qui savent tout à la fois intégrer la réalité et lui opposer, lui proposer, lui "dire" une parole d'évasion, d'espérance, nous dirions presque quant à nous de résistance...

   Tout cela fait beaucoup de contradictions, de tensions, à l'intérieur d'une seule personne ou entre une personne et son électorat, ou entre deux faces de la vérité : n'aurait-il pas suffi de penser à l'eau, aux toilettes, à l'électricité, en un mot n'aurait-on pas pu, en France, joindre à la générosité le sens pratique ?

    Toujours est-il que la culture de résistance donne dans le pays quelques signes de bonne santé. Oui, c'est le propre de la vie que de s'opposer aux forces de pesanteur et de destruction. Tandis que la pierre tombe avec force, un peu bêtement, incapable de trouver un autre genre de mouvement à effectuer*, le chat, s'il saute d'un mur et se retrouve plus bas dans le jardin, rebondit sur ses pattes** et s'en va jouer plus loin. De même, certaines lourdeurs semblent nous tomber dessus*, cependant que l'esprit, l'intelligence, l'art, la culture, l'Histoire et Géographie (il y a même des professeurs de ces disciplines) nous montrent la voie de ce qui désobéit aux forces lourdes de la pierre pour rebondir, aller jouer, vivre**, parler, penser, être libres ! 

* C'est la notion d'entropie, qui s'oppose à celle baptisée:

** anentropie. (Dans la page ouverte par le lien "entropie" ci-dessus, voir le troisième paragraphe avant la fin, celui qui commence par: "A première vue...").

Et il convient de méditer, contempler,

considérer tout ce qui précède

librement, sprirituellement, démocratiquement !