Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/12/2012

"Femme" : ailleurs et ici, dans la culture, la politique, la vie aujourd'hui

.

       Les femmes semblent bien différentes, selon que nous les considérons à travers la sensibilité d'un site culturel méditerranéen comme Babelmed, ou avec les yeux de l'UNESCO, ou dans le cadre d'une enquête sur la société qui nous entoure. Et nous sommes tout étonnés lorsque, revenant plus précisément en France, nous voyons comment les femmes peuvent être prises (et traitées) dans le tourbillon du monde politique et de sa théâtralité ! A la fin de cette année politique riche en vulgarité, en violence, en racisme, en outrances verbales, en déformations de la vérité, et autres formes de comportement moral ou intellectuel indignes de la nature humaine, nous aimerions inviter le lecteur à quelques instants de dépaysement, autour de ce thème de la femme, et des femmes qui habitent notre monde, nos sociétés, notre pays, notre paysage politique. Il va de soi qu'en France tout justifie que nous fassions "cocorico" du début à la fin de l'année civile, y compris dans les manifestations de l'incivilité la plus regrettable qui montre le bout de son nez dans ce pays, aussi !  

 

    1. Des femmes ont su utiliser l'art cinématographique pour créer un espace de réflexion et d'espoir : au Maghreb. Site de Babelmed, 07 12 2012. Lien : FEMME CINéMA MAGHREB

    2. Les métiers de la pensée, l'écriture, la sociologie, le théâtre par exemple donnent à voir des femmes d'une grande importance pour la pensée et la culture du monde qui se construit. Site de Babelmed. Lien : FEMME ARABE CULTURE

    3. On n'oubliera pas, au moment de dire adieu à l'année 2012, l'image de MALALA, cette jeune héroïne qui reçoit l'hommage de l'UNESCO. Libération, 20 12 2012. Lien : FILLES éDUCATION MALALA.

    4. Mais ne nous perdons pas dans le vaste monde ! Les femmes que nous côtoyons sont souvent plus proches de ce qu'évoque pour nous l'appellation de "femme moderne" : et de façon plus contemporaine la femme "connectée". Une enquête de Médiamétrie dresse un profil assez intéressant, attirant peut-être, mais aussi un peu inquiétant. Le Monde, 20 07 2012. Lien : FEMME INTERNET.

    5. Alors ? Tout change ou va changer ? Tu parles ! Allons passer quelques instants à l'Assemblée nationale, vous savez, celle qui siège à Paris, notre capitale. Elégance, légèreté d'un décor qui évoque la campagne verte et rafraîchissante, féminité, présence des femmes au gouvernement, délicatesse du comportement à la française, nous allons retrouver ces vertus qui grandissent la France dans l'imaginaire de nombreux pays étrangers. A moins que nous ne soyons surpris, et en sens contraire ? SudOuest, 18 07 2012. Lien : FEMME MACHISME.

    6. Bien sûr, il faut supprimer la prostitution ! Le parti socialiste en est persuadé. Mais ne sommes-nous pas témoins, à ce sujet, d'une petite "erreur" de tactique : n'y a-t-il pas, sous nos yeux, un exemple de comportement hâtif ? Ou pas ? Qu'en est-il de cette question dans l'actualité de l'année 2012 ? Lire Alice Géraud (la photo est de Sébastien Erome : "Erome" avec un "é") in Libération, 19 07 2012. Lien : PROSTITUTION ABOLIR.

       Nous espérons que le lecteur se sera au moins un peu distrait, sinon carrément dépaysé, en lisant les articles que nous citons ; et qu'il sera de la sorte bien préparé à quitter la vieille année avec des rêves plein la tête, plein le coeur. Et ces rêves, que peuvent-ils bien être ? Eh bien, disons : dans le domaine de la politique, comme dans celui de la vie en société, des images de légèreté, d'élégance, des propos doux et amènes, polis et distingués, mesurés, circonspects, en somme un monde enfin adulte, enfin responsable ! Comme des grands ! Et des grands, même puissants ou riches, qui protègent les petits, avec justice et dans la solidarité ! C'est possible : c'est en France. La France résiste à la violence raciste, xénophobe, sexiste, discriminatoire, inhospitalière, inquiète, apeurée et cause de frayeurs ! "France (raison, élégance, mesure, universalité) résiste" !  

. 

11/10/2012

Comprendre la violence

.

    La violence est envahissante. On en parle beaucoup...  

Et pour commencer, quelques faits récents :   

 

1.  Professeur agressé (pendant son cours) par une mère d'élève. Le Parisien, 13 09 2012. Lien : DéRANGER PENDANT LE TRAVAIL.

    2.  Une surveillante demande son carnet de notes à un jeune homme : elle se fait frapper à la tête. La Nouvelle République, 16 09 2012. Lien : JEUNE HOMME EN VISITE.

    3.  Amoureux, désespéré, il joue du couteau, met la vie de l'aimée en danger de façon extrêmement grave, menace de se suicider. RTL.fr, 09 10 2012. Lien : SOUFFRANCE MAUVAISE CONSEILLèRE

    4.  Par erreur un étudiant se fait tabasser par un vigile, pourtant chargé de le protéger, non ? Le vigile n'aurait pas, semble-t-il, bien compris la situation : d'où l'erreur... Lire l'article de Laura Orosemane  Rue89, 09 10 2012. Lien : ERREUR BÊTE ET MéCHANTE

   

causes de la violence,nourriture et violence,bêtise et violence,prétention et violence,rire,sacré,politesse,théâtre,souffrance et violence,orgueil et violence,violence

Des explications et  des remèdes ont, depuis longtemps été recherchés. Une certaine modernité se glisse désormais dans ces recherches. 

   

    5.  Le sport, longtemps considéré comme particulièrement utile pour lutter contre la violence, est au moins partiellement remis en question par des sociologues aujourd'hui. Voir ce qu'en pensent Dominique Bodin et François Le Yondre, sociologues, in NouvelObs Le Plus, 09 10 2012. Lien : SPORT SANS ADOUCIR LES MOEURS.  

    6.  La nourriture, et son influence sur le comportement, voilà qui n'est pas bien nouveau comme piste de réflexion en ce qui concerne la violence. La nourriture rend plus dépressif, ou plus agressif, bref elle pourrait jouer un rôle important dans bien des cas douloureux et difficiles. Mais si cela est un fait d'observation depuis des lustres, les plats que nous ingurgitons aujourd'hui sont, eux, nouveaux. Lire Laurent Bègue, universitaire, psychologue en psychologie sociale, in NouvelObs, Le Plus, 09 10 2012. Lien : ÊTRE OU NE PAS ÊTRE CE QUE JE MANGE

   

causes de la violence,nourriture et violence,bêtise et violence,prétention et violence,rire,sacré,politesse,théâtre,souffrance et violence,orgueil et violence,violence

Comment expliquer ? Comment essayer de comprendre ce qui se passe ? 

L'exemple 1. incite à croire qu'on ne respecte plus rien : on ne se rend plus compte du sacrilège que représente l'intrusion d'une mère mécontente en pleine séance de travail d'un professeur avec sa classe. On semble avoir oublié qu'il existe des lieux, des temps, des actes auxquels s'appliquait (autrefois) la notion (disparue) de sacré

L'exemple 2. nous montre une sorte de jeune homme en visite dans un établissement scolaire. On lui adresse la parole en le prenant pour un élève, cela l'offusque, il frappe ! Et à la tête, s'il vous plaît ! Comme au numéro 1. ci-dessus, le sacré n'est pas la valeur quotidienne de l'élégant bipède. Mais il a aussi en commun avec la mère d'élève du numéro 1 une chose bien vilaine que nous nommerons : la prétention. On a la prétention de valoir plus que le surveillant ou le professeur, on a la prétention de pouvoir faire la leçon à tous, et on a la prétention de pouvoir faire régner ses propres idées à coups de poings, à coups de violence. Après mûre réflexion, il nous semble pouvoir avancer ceci : quand il n'y a plus de sacré, alors peut régner sans partage, sans limites, l'imbécile orgueil, ou son masque vulgaire et plus répandu : la sotte prétention

L'exemple numéro 3. est plus attendrissant. Derrière l'horreur, plus grande et plus sanglante, on pourrait invoquer la souffrance et le désespoir de l'amoureux éternel, de l'éploré de toujours. Et c'est peut-être bien le cas. La violence est généralement le fruit d'un arbre mauvais qui a pour nom : souffrance. Le cas serait donc moins "moderne" que les deux précédents. Moins moderne, mais pas moins grave quant à ses conséquences... Pourtant, direz-vous, ce fou furieux d'amoureux n'a pas, lui non plus, respecté le sacré, l'amour, la divine beauté de l'amour et de la passion, il a eu la prétention d'infliger à son aimée le cruel destin dont lui, et lui seul, pouvait décider. Certes... Mais tout de même dans ce cas c'est bien du côté de la souffrance que nous paraît se situer la cause de l'agression. 

Dans l'exemple numéro 4., on souffle un peu, l'atmosphère paraît, l'espace d'un instant, moins lourde. Il pourrait presque s'agir d'une farce, de l'une de ces farces qui faisaient rire pendant les veillées, autrefois, quand il n'y avait pas encore la télévision. On imaginait un bonhomme, on décidait qu'il jouerait le rôle de gros bêta, et c'était parti, on se mettait à rire. Le personnage, purement fictif, ne vexait personne. Mais aujourd'hui on ne rit plus. On a la télé, et autres luxes. Alors, la violence ne marche pas, elle court, elle vole, elle frappe aveuglément. Peut-être que ce qui nous manque, c'est tout simplement le plaisir de nous parler, de rire, de nous sourire les uns aux autres et de faire plus ample connaissance, surtout entre étudiants et vigiles ? On s'offusque facilement (exemple numéro 2.) quand on n'a pas appris à vivre socialement, comme des êtres humains

Car l'humanité, et elle seule jusqu'à plus ample informé, a ceci de particulier qu'après avoir inventé le langage et toutes ses finalités (utilité, conversation, expression, art...), elle a inventé également le sacré, le théâtre, le rire, et la politesse comme plaisir d'être ensemble.

 

causes de la violence,nourriture et violence,bêtise et violence,prétention et violence,rire,sacré,politesse,théâtre,souffrance et violence,orgueil et violence,violence

CONCLUSION (provisoire ?) : 

    Nous avons essayé dans ce blog* d'indiquer de nombreuses causes de la violence, parmi lesquelles la nourriture, la souffrance, et des particularités sociologiques actuelles (image du père...). Le bruit, intérieur autant qu'extérieur, a également retenu notre attention comme probable première cause de violence. 

    Aujourd'hui, il nous semble qu'on peut à juste titre explorer d'autres pistes, plus fondamentales, et qui nous renvoient à l'humanité de toujours, celle que notre monde a laissée de côté. Non, la modernité ne suffit pas. Non, l'explication rationnelle ne suffit pas. Nous avons besoin d'amour, d'admiration, de rire, et même de sacré, en précisant bien sûr que cela n'est pas une invitation à religiosité, mais un retour aux fondamentaux humains, plus fondamentaux et plus sacrés (pardon! ) que telle ou telle assertion religieuse. Libre à chacun, en marge de cela, d'adhérer ou non à une religion, de préférer le matérialisme, etc : mais le sacré, l'attitude qui fait qu'on est capable de ne pas avancer plus loin, de rester où l'on est, de ne pas franhir le seuil, de respecter, admirer, suspendre son souffle, cette attitude-là ne peut pas être chassée du monde sans grave préjudice pour l'équilibre des enfants que nous aimons...  

Il est facile de croire dans la science, dans le progrès, dans le bonheur matériel. Il est facile d'espérer tout résoudre à coups de raison et d'évidences. Mais ce n'est pas suffisant pour être humain. L'humain comporte des dimensions qui, si on les oublie, se manifestent sous forme de souffrance profonde. Alors, les coeurs s'égarent ; et les décisions les meilleures, les organisations sociales les plus rationnelles au lieu d'enfanter le bonheur font naître, jusqu'en nos écoles, des monstres.

    Ayons le courage de nous regarder en face : pour n'être pas des bêtes, acceptons ce qui caractérise l'humain, du rire à la politesse sans oublier ce petit détour qui est si cher à l'auteur de ces lignes : le sacré, lui-même parent du religieux et intime partenaire amoureux du théâtre.

AU QUOTIDIEN, CEPENDANT,

NE CHERCHONS PAS LA SAGESSE PHILOSOPHIQUE

MAIS PLUS UTILEMENT DEMANDONS-NOUS

QUELLE EST LA SOUFFRANCE :

QU'ELLE DISE SON NOM

ET NOUS LUI TROUVERONS SOULAGEMENT, 

ce qui constitue le grand remède à la violence. 

Dans la pratique comme dans la philosophie, 

la morale (de cette hisoitre ?) est 

LA RECHERCHE DU BONHEUR.  

* 7.  Voir notamment "Les quinze causes de la violence" (18 05 2012) dans la page de résultats sur le mot "VIOLENCE" pour ce blog. Lien : CAUSES.