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25/09/2014

Racisme, barbarie et Droits de l'Homme

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        A. L'appel aux pulsions les plus animales peut réussir à transformer les êtres humains que nous sommes en bêtes guidées par leurs bas instincts racistes. Il n'y a donc pas que le vin qui 'rend l'homme semblable à la bête'...

 

 

 

        B. La vision de l'horreur n'engendre pas forcément en nous ce que nous avons de meilleur. Le résultat peut s'avérer tout à fait opposé, et fort regrettable. Car la vision de l'horreur provoque l'angoisse, la peur, la discrimination simplificatrice, la "pensée" (entre guillemets) par amalgame. La vision de l'horreur peut donc susciter la haine, sœur jumelle de la peur, mais qui surpasse la peur en ceci qu'elle est une passion dominatrice, capable d'engendrer à son tour des horreurs et des erreurs. Nous évoquions déjà ce sujet dans un message du 27 07 2014 : "La vision du mal hypnotise et tue le cœur" (cliquer sur ce titre dans la colonne de gauche).

 

 

        C. La lutte contre les pulsions animales, contre la haine, contre la bêtise simplificatrice est une réalité dans la France qui résiste. Elle fait moins de bruit que la terreur organisée et programmée pour conquérir nos cerveaux. Mais elle agit. Elle réunit et élève des cœurs, des pensées, des volontés. Elle construit, répare, guérit, donne ou redonne vie. Elle est à l'image des valeurs de notre histoire, de notre civilisation, valeurs pour lesquelles nos pères ont donné leur vie : pour que nous les recevions en héritage.

 

 

 

        A. En France, il est contraire à la loi de comparer une femme à un singe. Le Monde, 24 09 2014. Lien : singe racisme.

 

        B. En France, faire absorber par les cerveaux des images atroces est contraire au respect le plus élémentaire des personnes humaines que nous sommes. Il en résulte en certaines occasions une protestation immédiate et largement partagée. JDD, 25 09 2014. Lien : barbarie image.

 

        C. En France, défendre "les droits de 'homme et du citoyen" est une lutte conforme à l'histoire de notre pays, et fidèle à notre identité propre. Voir le site de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH). Lien : Ligue des droits de l'homme.

 

        La première forme de résistance est celle que des foules nombreuses mettent en œuvre ces jours-ci : calme, détermination, amour de ce qui est digne de la vérité humaine et de ce que les familles humaines (religieuses ou autres) ont de meilleur à offrir ! La France qui reste calme dans l'indignation, qui garde les yeux fixés sur les valeurs les plus hautes, qui défend son cœur et ses pensées contre l'ennemi envahisseur et bestial, c'est notre 'France Résiste'... Honneur à tant de personnes dignes qui savent garder la paix avec courage. 

     

27/07/2014

La vision du mal hypnotise et tue le coeur.

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        Les médias font bien, très bien même, quand ils rapportent les faits, décrivent les situations, brossent le tableau d'une réalité insupportable. Guerres, accidents, violences, haine, manifestations qui dégénèrent, tout cela est bien vrai, et il faut en parler, on doit en parler. Sans oublier bien sûr les faits divers et les gens qui "pètent les plombs".

 

       Cependant...

        Trop de conscience du mal qui sévit pourrait finir par détruire la capacité à réagir. Voir les choses en face, c'est bien. Mais gare à ne pas nous laisser hypnotiser ! Nous pourrions rester là, les yeux fixés sur les images de souffrance, et le cœur pétrifié, refroidi par la peur. Tout simplement et en toute innocence, nous pourrions sans nous en rendre compte glisser un peu plus loin, un peu plus bas vers davantage de haine...

        Alors, les nouvelles sont mauvaises ? __Oui, mais encore ? 

        Prenons pour exemple la guerre qui sévit à Gaza et les manifestations à ce sujet à Paris et dans d'autres villes de notre pays.

 

 

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        1. En France, la haine a fait une apparition remarquée dans quelques manifestations de soutien aux Palestiniens. Faut-il ne plus penser qu'à environ quatre cents personnes  violentes dans un rassemblement d'à peu près quatre mille manifestants ? Au moment même où de nombreux autres rassemblements se déroulaient sans incidents ? Lire Benoit Floc'h, Faïza Zerouala, Emma Paoli in Le Monde, 27 07 2014. Lien : Manif excités.

 

        2.  En Israël même, tout n'est pas haine et désir de guerre. Faut-il donc passer sous silence ou réduire à la portion congrue le rassemblement, à Tel Aviv, de plusieurs milliers de personnes qui ont protesté contre la politique israélienne à Gaza ? Ces manifestants représentaient notamment des "organisations qui cherchent une solution de paix", même si cela déplaisait fortement à d'autres israéliens, d'extrême-droite, présents sur le même lieu. Lire Zafrir Rinat, sur le site de Youphil, 27 07 2014. Lien : Tel Aviv Israéliens pour la paix.

 

        3.  Le Comité israélien contre les destructions de maisons (palestiniennes), abrégé et en anglais ICAHD, est une organisation israélienne qui s'efforce de rebâtir, aussi bien au niveau matériel que dans les cœurs ! Les actes sont concrets, et la pierre maniée avec courage s'efface parfois devant le beau travail de restauration de la fraternité, là où la haine, fruit de la souffrance et de l'angoisse, avait fait son lit. On trouvera sur la page de présentation de l'ICAHD un lien vers son site internet, en anglais. Voir tout d'abord, donc, le site Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Lien : ISRAËL RECONSTRUIRE MAISONS ET ESPRITS

 

        4. Pour mieux connaître la "mouvance propalestinienne" en France, son histoire, ses composantes, les difficultés d'hier et d'aujourd'hui mais aussi les raisons d'espérer, rien de mieux que de recueillir la parole d'un expert en la matière : Marc Hecker, chercheur à l'IFRI (Institut français des relations internationales). C'est ce qu'a fait Faïza Zerouala, journaliste au Monde. Le Monde, 25 07 2014. Lien : PROPALESTINIENS divers et variés.

 

        5.  Pour en revenir à la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, elle comprend un grand nombre d’associations ou ONG "membres", ainsi que des "membres observateurs". Tout cela est présenté sous forme de liens qui ouvrent autant de sites web et permettent de se faire une idée précise sur ce long répertoire du militantisme éclairé. Comme cela, si la lectrice ou le lecteur éprouve le besoin de se montrer prudent et réservé à l'égard de telle ou telle ONG par exemple, il ou elle pourra exercer son jugement de façon concrète et bien renseignée. Et il en va de même dans le sens contraire, c'est à dire celui de l'approbation et de l'admiration. Voir (de nouveau) le site de Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Lien : MEMBRES PLATEFORME ONG POUR PALESTINE

 

        6.  La Paix Maintenant est l'expression, en France, des actes et des aspirations du mouvement israélien "Shalom Ackhshav", qui milite "pour la réconciliation avec le monde arabe". Voir le site de La Paix Maintenant. Lien : PAIX MAINTENANT.  

 

 

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        CONCLUSIONS :

 

        Donc, les nouvelles sont mauvaises, la haine grandit dans le monde, la guerre éclate partout, la France est menacée par l'univers tout entier, les planètes, les galaxies, la crise, les étrangers, sans compter les autres, les trains ne vont pas bien, les avions déraillent et ceux qui ne déraillent pas tout seuls se font tirer dessus ou rencontrent des obstacles qui ne devraient "en aucun cas se trouver" sur la voie. Oui, les gens ont tendance à perdre la boule, l'économie va mal, la croissance n'est pas suffisante, tout se bloque, les éléments naturels eux-mêmes se mettent de la partie. Et alors ? Mais encore ? Et quoi de plus ? Et qu'allons nous faire ?

        __Rien, sinon sourire à tout ce qui est beau, accueillir tout ce qui est bon, allumer une chandelle dans la nuit éternelle et faire un geste constructif en pleine Apocalypse. Ce n'est peut-être pas très glorieux, mais c'est tout ce qui nous reste. Et ce sera aussi une façon de nous montrer moins injustes envers celles et ceux qui, dans des conditions bien plus pénibles que ne le sont les nôtres, gardent l'amour et le pardon dans leur cœur pourtant torturé par la guerre, l'insulte ou la misère. Dans la situation présente, c'est ainsi et pas autrement que, très modestement et très tranquillement, France résiste !

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17/12/2013

L'accusateur du roi

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        L'accusateur du roi

        Un grand roi, soucieux du bonheur de ses sujets, prit conseil auprès de ses amis. Il voulait faire en sorte que son royaume, pourtant fort honorable, devienne encore plus beau, plus fort, plus grandiose. 

        Un homme pieux, à la fois religieux et sage, féru en sciences et techniques de l'armement, lui conseilla d'acheter des canons, et de faire tirer sur le bon peuple. 

        Le roi n'en fit rien. Il convoqua un autre conseiller, puis un autre, et ainsi de suite jusqu'au dernier : cela fit au total un grand nombre de milliers de conseillers. 

        Personne, à la fin, ne pensait plus aux canons. 

 

L'ennemi du roi 

        Mais l'ennemi du roi, apprenant quels conseils on lui avait suggéré de suivre en matière de canons, se munit d'un grand haut-parleur, du genre de ceux que l'on faisait en ce temps-là, et se mit à parcourir le royaume. Il annonçait à qui voulait l'entendre que le roi voulait tirer à coups de canon sur le peuple, que c'était là chose inéluctable, et que les préparatifs étaient déjà en cours avec les avis et les conseils que l'on sait.

 

Le peuple

        Le peuple ne fut pas étonné d'apprendre que son roi avait envie de lui tirer dessus, de le tuer et le pourfendre en usant de la délicate attention, si l'on peut dire, des boulets de canon. Non, le peuple ne douta point : il crut ! Il crut pour une raison fort simple : les rumeurs de canon et de cruel désastre faisaient peur, et la peur, comme chacun s'en rend bien compte, remplace avantageusement le raisonnement. Donc, le peuple ne raisonna point, ne vérifia point, ne se renseigna point. Le peuple eut peur, et cela lui sembla suffisant.

 

La révolution

        L'histoire se termina de façon tragique. Le peuple, aidé par l'ennemi du roi, acheta des canons, tira sur le palais royal qu'il détruisit, et tua du même coup le roi et tous ses conseillers. Cela faisait beaucoup de ruines, beaucoup de victimes, mais le peuple était content. Rassuré, presque... 

 

Le royaume de Grand Costaud Fait le Ménage

        Et ce fut le temps des rois "Grand-Costaud-Fait-le-Ménage". Drôle de nom pour des rois, mais ce fut ainsi. Chacun dans le peuple criait plus fort que son voisin, tapait, cognait sur n'importe qui, sur un ennemi imaginaire. On inventait des rumeurs pour avoir des ennemis et leur tirer dessus avec de redoutables canons. Les manifestants, bien sûr, étaient immédiatement détruits sur place. Et parmi la population déchaînée, l'individu le plus cruel, le plus fort pour crier, taper, cogner, imaginer, tirer, détruire, était proclamé roi par les humains bestiaux qui l'entouraient, autrement dit par ce qui lui tenait lieu d'armée. Des rois nombreux se succédèrent, les boulets de canon volaient dans tous les sens, tout le monde était content parce que tout le monde avait sa chance. Il suffisait de crier fort, taper fort (et la suite...). 

 

Morale de cette histoire

        Si ton ennemi, le bon roi, ne fait rien de mal, accuse-le de ce mal qu'il n'a pas commis, et pour bien réussir à détruire le roi et son royaume, déclame tes paroles accusatrices avec force, avec passion, avec la passion de la peur, sur un ton alarmiste et même plus qu'alarmiste !

        Le peuple affolé suivra non pas ton raisonnement, car tu n'en as point, mais ta peur, tes accusations. Le peuple fera ce que tu lui commanderas de faire. A la fin, ce même peuple fera de toi le roi. En attendant qu'un autre, plus fort, plus courroucé, plus habile pour instiller la peur dans les consciences, ne vienne te ravir ta place et monter sur le trône... Tu devras fuir alors, juque dans un pays où, forcément, tu seras : "l'étranger" ! Oh! là! là! Pour un roi, comme pour le plus modeste de ses sujets, y a-t-il rien de pire ?

 

NOUVELLES DU JOUR CHEZ NOUS

        A. Des messieurs ou dames accusent le Premier ministre qui, du reste, leur répond ! On fait grand bruit autour d'un point proclamé de discorde qui, si l'on en croit l'un de ceux qui l'ont rendu possible, n'est qu'un point "marginal". Lire Stéphanie Le Bars dans son blog, un blog du Monde, 13 12 2013. Lien : BEAUCOUP DE BRUIT POUR UN POINT.

        B. La querelle a évolué selon son rythme, son déroulement, son histoire. C'est là que l'on peut suivre, de Tuot (l'un des auteurs du rapport qui porte son nom) à Copé, de Fillon à Matignon, les vagues et les bruits de la tempête dans un verre plutôt vide. Marine y aurait-elle trempé les lèvres ? On lira donc Fabrice Tassel et Laure Bretton in Libération, 13 12 2013. Lien : HISTOIRE DU BRUIT SUR LE POINT.

        Comme il est bon et salutaire, quand les politiques sont sur scène en leurs rôles, de ne pas seulement écouter les paroles, mais de bien voir les ficelles, et comment elles sont tirées, pour nous priver un temps de l'usage de notre propre raison !

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07/10/2013

Le jeu de l'amour et de l'instinct. Malfrats, mal-pensants, peur...

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        Ce furent les arabes. Il y eut ensuite les envahisseurs, ceux des bateaux qu'il convenait de renvoyer chez eux, sur leurs bateaux. On vit le débat se concentrer autour de l'Islam. Tout récemment, on oublia l'ensemble des bons mots du précédent quinquennat ainsi que les dernières obsessions arabes ou religieuses, et le paysage s'emplit à craquer d'un seul mot : "Rom". Au point que Marine du FN éprouvait il y a quelques heures le besoin de transformer ce mot en trois lettres désignant le PS et l'UMP, partis paraît-il partisans d'une certaine sorte de "mondialisation" (la troisième lettre : M). Quand on aime, on se sert, on se ressert, et on vous en ressert. Quel sera le prochain mot ? Par quelle fenêtre publicitaire de la pensée intolérante instinctive tentera-t-on d'infiltrer nos cerveaux ?

        Et la peur grandit dans les médias, qui réfléchissent, ripostent, interrogent, dialoguent, diffusent les plans de lutte élaborés par des politiques, des politologues, des penseurs, des militans, des humanitaires...

        A propos de peur : elle a un côté utile, telle la face ensoleillée du nuage, car elle nous réveille, nous aide à sortir de l'indifférence et de l'abstention du coeur, qui deviendraient trop facilement abstention politique..

           Mais la peur a aussi l'effet paralysant du serpent qui subjugue sa proie puis mord ! La peur nous encourage à compter sur les autres pour militer contre l'extrême droite. La peur nous invite à nous dire (pour nous rassurer nous-mêmes) qu'on en veut aux arabes, aux pauvres, aux pouilleux, aux gueux, aux malfrats, aux malsains, aux mal-pensants, aux militants des droits de l'Homme, aux chrétiens dont l'ambition tient dans le simple Evangile, aux communistes qui osent "y croire" et le prouvent... La peur nous invite à nous dire et nous redire que nous ne sommes ni juifs, ni arabes, ni musulmans, ni chrétiens, ni communistes, ni militants des droits de l'Homme ! Nous sommes des gens ordinaires aux prises avec la crise, avec les difficultés de la vie... La politique, "c'est pas pour nous", et de toute façon "ils" (les autres, les politiques à l'exception évidente du FN) "sont tous pourris".

        La peur a un autre effet : elle renforce énormément,  elle "potentialise" cette impression de "tous pourris", ce dégoût de la chose publique qui a si bien grandi sous l'influence du précédent quinquennat... Ce blog s'en est fait l'écho, affirmant à maintes reprises que le mauvais esprit cherche avant tout à posséder nos pensées ! (Et nos coeurs) !

          La peur, alliée à cette occasion au matérialisme hérité des années "glorieuses" (les trente...) prépare une France du silence, des volets fermés, des regards fuyants, une France capable de se murer et s'enfermer sur l'individualisme craintif, et d'attendre, pour s'animer et s'exprimer, le moment d'une insulte raciste décochée à "l'autre", et solidairement partagée comme un exploit, le moment d'un regard soupçonneux ou méprisant en direction du pauvre ou du "différent", ou encore le moment d'une fête (qui n'a pas l'idée de se nommer elle-même fête de la peur) pour condamner l'étranger, le moment d'une cochon-partie pour, dirait peut-être Rabelais, gueuler joyeusement et sans vergogne : "On est chez nous !"...

 

       1.  La peur pourrait même aller jusqu'à nous préparer des lendemains aux relents du siècle dernier dans ce qu'il fut de plus atrocement inhumain. Bête, méchant, organisé, dominateur des esprits, violent aux juifs, aux Roms, aux artistes... Il suffirait pour cela que quelque chose comme "Aube dorée" se cache en embuscade derrière le FN, ce qu'à Dieu ne plaise ! Et fort heureusement Marine nous rassure sur ce point en attaquant un journal en justice. Lire Le Monde, 07 10 2013. Lien : FN Aube dorée et Nouvel Obs.

        Nous n'en sommes pas là : mais la peur nous y conduirait aisément, la peur qui fait que des peuples entiers peuvent se taire et laisser advenir le pire !

 

 

        La peur, pourtant, n'est pas partagée par tout le monde ! Oui, les journalistes, les intellectuels et d'autres ont pris suffisamment peur, si l'on peut dire, mais à juste titre et pour la bonne cause, au point de s'exprimer publiquement, haut et fort, contre le Front national : c'est le côté ensoleillé du nuage. Les médias font savoir, dévoilent, invitent à réfléchir. Des plans de lutte se mettent en place.

        Ombres, lumières, tout est dans les articles que nous présentons ci-dessous, qui illustrent l'importance primordiale de l'intelligence. Le précédent quinquennat n'aimait pas les juges, ni les esprits indépendants. Le paysage politique menaçant de la période actuelle nous rappelle à son tour que l'intelligence est la meilleure arme, et qu'elle ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Contre le grand cinéma des mots, des émotions et des instincts parfois peu reluisants, ce qui suit est un ensemble d'actes qui résistent.

 

 

 

        2.  Un historien spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg, s'exprime sur ce que peuvent signifier non seulement le terme "FN", mais aussi un certain nombre de notions qui l'entourent : évaluation du parti, crédibilité, hostilité à l'égard du pouvoir socialiste, Europe, droite classique, alliance politique, intervention de l'Etat dans l'économie, parti d'extrême droite (le FN ne serait pas, d'après Marine, un aspect de l'extrême droite, pas du tout !)... Lire le "chat" modéré par Abel Mestre et Caroline Monnot, in Le Monde, 06 12 2012. Lien : FN NE SOYONS PAS DUPES.

 

        3.  Des pratiques visant un journaliste du journal Le Monde ont amené ce journal à porter plainte contre le FN. Le Monde, 02 05 2013. Lien : FN MéTHODES INACCEPTABLES.

 

        4.  Marine Le Pen n'est pas à la tête d'un parti d'extrême droite, encore moins d'un parti qui aurait la moindre chose à voir avec le parti grec "Aube dorée" ! Voyons, c'est elle qui vous le dit ! C'est à voir dans un article qui rappelle aussi quelques données essentielles qui font qu'on a un peu de mal à la croire aussi facilement qu'elle le souhaiterait, sans doute... Chacu lira, et appréciera... Le Monde, 04 10 2013. Lien : MARINE LE PEN VOUS RASSURE.

 

        5.  Face à "l'inquiétante montée du Front national", un collectif de personnalités politiques lance un plan d'action du PS. Il est rappelé que la situation actuelle comporte, comme élément d'importance, l'état dans lequel se trouve la droite classique. Des précisions sont apportées sur les mesures envisagées pour lutter contre la montée du FN. Une bonne dose de rénovation du parti socialiste en fait partie. Le Monde, 05 10 2013. Lien : FN ET RENOUVEAU AU PS.

 

        6.  Gaël Brustier est interrogé par Bastien Bonnefous. Il y a dans notre société une attente forte d'un renouveau à gauche. Des mises à jour idéologiques sont impératives, de façon à tenir compte des nouvelles données de la réalité économique, politique, européenne, en particulier en raison de la crise. Le parti socialiste doit changer, et se préparer à ce qu'il devra être désormais. Voir Le Monde, 05 10 2013. Lien : PARTI SOCIALISTE AUJOURD'HUI DEMAIN.

 

        7. David Assouline a été interrogé par un journaliste de Libération. Pour le porte-parole du parti socialiste, la montée du FN n'a pas été provoquée uniquement par la situation socio-économique de notre pays. Divers points parmi les plus récents de l'actualité politique sont abordés également, et annonce est faite d'un plan de bataille de la part du PS contre le Front National. Lire le travail réalisé par Lilian Alemagna dans Libération, 05 12 2013. Lien : PS EN MARCHE CONTRE FN.

 

        8.  Le succès du Front national à Brignoles (élections cantonales) vient peut-être de porter un coup au moral de certains. Mais il convient de noter que ce succès n'est pas totalement une progression du FN en soi, car l'abstention énorme qui a caractérisé ce scrutin tend à "gonfler" la proportion de ce qui autrement ne serait pas un véritable triomphe. C'est ce que l'on découvre dans l'excellent article auquel nous renvoyons ci-dessous.

        Cependant, qu'il nous soit permis d'avancer ici une opinion non pas opposée, mais qui considère l'abstention pour ce qu'elle vaut par elle-même et pour la maladie qu'elle révèle. Sommes-nous en train de devenir un peuple amorphe, détourné de la politique et des responsabilités qu'elle incombe, ne serait-ce que, par exemple, le simple fait d'aller voter ? Le précédent quinquennat, s'ajoutant à la tendance bien française de mépriser la politique en général et les politiciens en particulier, porterait-il maintenant des fruits de désillusion, démobilisation, désintérêt, dégoût, persiflage, ou dénigrement, susceptibles d'ouvrir un boulevard à n'importe quelle aventure politique, ou idéologique, ou pire ? L'article que nous indiquons traite de ce qui entoure la progression du FN à Brignoles. Notre crainte, fondée elle aussi, concerne par contre le phénomène de l'abstention et plus profondément l'amour des français pour la dérision et le désengagement citoyen. Il faut donc lire (pour mieux évaluer le "succès" de Brignoles) : Jonathan Parienté, Maxime Vaudano, Samuel Laurent in Le Monde, 07 10 2013. Lien : ABSTENTION.

 

        Il ressort de tout ce qui précède qu'une grande bataille est en train de se jouer entre d'une part le travail silencieux de l'exécutif (travail rendu peu lisible par les effets de la situation déplorable qu'il convient de redresser et que l'on redresse, et c'est heureux !), d'autre part les déclarations excellentes du côté du parti socialiste entre autres, et enfin par ailleurs l'aplomb, la confiance, l'esprit de conquête heureuse du FN en général et de Marine Le Pen en particulier, et cela fait plaisir à voir, on ne peut pas mépriser des gens au prétexte qu'ils sont heureux, même si, comme c'est notre cas dans ce blog, on ne partage pas du tout leur vision des choses, qu'il convient de combattre. Parfois, on a un peu l'impression que tout cela est une bataille de mots, de bruit, de tentatives réussies ou pas en vue de conquérir des voix électorales ! Mais le vrai danger, c'est que le bruit, les formules, les attitudes parfois un peu théâtrales ne soient que le rideau qui dissimulerait les enjeux d'une pièce bien plus tragique : LE JEU DE L'AMOUR (fraternel, démocratique) ET DE L'INSTINCT (raciste, national populiste, mais rien à voir avec Aube dorée si tout est bien et c'est ce que nous souhaitons !). En somme, les paroles sont l'écume des vagues : révélatrices, fondatrices parfois, elles détournent l'attention des profondeurs. La haine, l'ostracisme, le dénigrement sont aussi du ressort de la vie spirituelle. Mais ça, comme aurait dit Poutine (non ! Pardon : Kipling), c'est une autre histoire.

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25/04/2013

"Menace" : FN, ministre grec, Front de gauche, écologistes, députés, Iran

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        On ne le dira jamais assez : nous vivons l'âge de la menace, de façon quotidienne, dans les manifestations de rue, dans les cours d'école, en classe et dans d'innombrables autres circonstances de ce qui s'impose à nous jour après jour. Mais oublions ici cet aspect "faits divers" et considérons la menace en tant que pratique politique, en particulier dans notre pays.

 

        1. Le FN ne se présente pas comme menaçant. Il fait usage de ce qu'il considère comme une menace. Le résutltat est, en tout état de cause, qu'on se sent menacé, et on comprend qu'il faut faire confiance au FN pour échapper au danger.

        2. On peut, en étant Premier ministre grec, menacer la Grèce d'une catastrophe épouvantable, à savoir la sortie de la zone euro et le retour à la drachme : cela fait peur, l'on comprend qu'il faut faire confiance au Premier ministre, accepter des sacrifices, et l'on sera sauvé.

        3. Mélenchonistes, communistes, Front de gauche, écologistes  soutiennent la majorité au pouvoir, mais cela ne les empêche pas de brandir la menace : acceptez, disent-ils, nos suggestions, nos amendements à vos projets gouvernementaux, sinon vous devrez vous passer de notre soutien et vous vous débrouillerez sans nous ! Chacun comprend que l'exécutif et la majorité socialiste sont menacés d'isolement et d'affaiblissement, il convient donc de faire preuve de confiance envers les alliés exigeants et une grave crise politique sera évitée.  

        4. Un sénateur écologiste menace lui aussi de ne plus soutenir François Hollande si les résultats promis ne sont pas au rendez-vous à la date prévue. Chacun comprend qu'il est urgent de ne pas s'enfermer dans une optique PS mais qu'il convient au contraire d'élargir l'horizon officiel des sympathies politiques, notamment du côté de l'écologie si l'on veut que le pays se tire d'affaire. 

        5. En étant membre de l'UMP, on a des idées précises sur la marche à suivre. Chacun comprend qu'il faut prendre garde à ne pas laisser telle personnalité de l'UMP quitter le parti !

        6. Même si l'Iran est un grand pays à bien des points de vue, cela ne suffit pas : il faut qu'il menace le monde de se rendre bientôt maître de l'arme nucléaire. Et l'on comprend facilement qu'il est urgent de reconnaître l'identité, l'originalité, l'existence et l'importance de l'Iran, dans son expression politique d'aujourd'hui, sauf à courir à la catastrophe.

Entre nations, entre forces politiques à l'intérieur d'un même pays, notamment la France, comme souvent entre les personnes dans notre vie en société, la menace joue donc un rôle extrêmement développé.  

        7. La menace est à la fois une arme et une façon d'être, ou, pour dire les choses autrement : un comportement social et une façon que nous avons de renforcer notre propre existence, notre propre identité. Et en ce qui concerne laFrance, on peut à juste titre réfléchir sur le rôle que joue la menace dans la vie politique et dans la question de l'identité.

        Ci-dessous, point par point, de 1 à 7, nous reprenons les quelques sujets évoqués ci-dessus et renvoyons à des sites, articles, revues qui permettent de se documenter et d'approfondir ces questions de façon compétente et professionnelle. Bonnes lectures ! 

 

 

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        1. L'immigration est utile, elle constitue même l'un des éléments qui peuvent le plus nous aider à sortir de la situation dramatique que nous connaissons actuellement. Pourtant, le FN présente volontiers l'immigration comme une menace, en particulier en termes de chômage. Avec des nuances, certes, mais qui n'empêchent pas que l'impression la plus générale demeure surtout celle d'une menace. Pour comprendre la réalité de ce que représente l'immigration, cette peur agitée devant nos regards effrayés, mais aussi cette chance et même cette occasion à saisir impérativement, on lira Eric Le Boucher, site de Slate.fr, 26 et 28 04 2013. Lien : IMMIGRATION UNE CHANCE INOUÏE.

        2. Le danger du retour à la drachme, utilisé par le Premier ministre grec comme une menace, était présenté par Le Monde, 04 11 2012. Lien : SORTIE grecque DE L'EURO

        3. Une alliance objective avec la droite, c'est la pire menace, en un sens, que pouvait exercer l'ensemble des communistes, mélanchonistes, élus écologistes en situation de soutien poliltique à l'actuelle majorité de gouvernement. Cette menace a pourtant été mise en oeuvre, brandie, proclamée, terrible ! La Tribune 04 11 2012. Lien : MENACE des alliés politiques

        4. Sénateur EE-LV, J.-V. Placé joue la carte de la confiance qu'il accorde au gouvernement Ayrault. Cependant, il a déclaré qu'il attendait des résultats en particulier en ce qui concerne le chômage, ainsi que sur d'autres points, laissant au demeurant planer la menace du retrait de son soutien... Libération, 18 11 2012. Lien : Sénateur demandera des comptes

        5. Lionel Tardy, UMP et soutien de François Fillon, défend ses positions et donne force de conviction à ses exigences en menaçant de quitter son parti s'il le juge nécessaire. Et il n'est pas à vrai dire le seul dans ce cas, à ce qu'il à apparaît. Lire Hélène Bekmezian, Le Monde, 20 11 2012. Lien : UMP, filloniste et exigeant

        6. L'Iran menace : gare à l'arme nucléaire ! Lire Armin Arefi in Le Point, 23 04 2013. Lien : La menace iranienne

        7. Thomas Arciszevski a étudié la question de la menace en politique sous le titre "Menace, politique et identité nationale" : Université Paris Descartes, Paris 5, numéro 6 des Cahiers de psychologie politique, janvier 2005, à consulter sur le site irevues. Lien : Etude approfondie de la menace en politique

 

        C'est en renvoyant le lecteur à cette étude particulièrement intéressante que nous mettrons un terme au bavardage de France résiste pour aujourd'hui. Rien n'est plus odieux à l'horrible bête de la domination des cerveaux, nous n'hésitons pas à le redire, que l'intelligence, au reste maudite et persécutée par certains régimes politiques passés comme présents.  

 

La France n'étant pas une dictature, 

il importe, et il convient 

de considérer 

et examiner librement 

ce qui précède. 

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04/03/2013

La violence envahit d'abord nos pensées

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A. Le monde que nous leur avons fait !

 

        L'enfant s'éveille, il entend les oiseaux. Il pense à sa mère, à son père, sa grande soeur et son tout petit frère, il pense à tout ce qu'il aime, à tout ce qui est beau... Stop ! Ceci est absurde et nous devons revenir à la réalité, la vraie, celle du monde que nous avons fabriqué, et que nous imposons à nos enfants : ce monde-là n'est pas fait d'oiseaux et de beauté seulement, loin s'en faut !

        Si les notions qui envahissent nos cerveaux (par la force des images, des écrans, des "musiques", des publicités) se transformaient un de ces jours en menus gastronomiques, nos enfants profiteraient bien sûr des repas en notre compagnie et le menu offert serait par exemple :

 

Midi : pape

Soir : pape

Midi : pape et lasagnes

Soir : lasagnes et pape

Midi : lasagnes sans pape

 

        Jours suivants : lasagnes, et les épices habituels qui refont surface intensément, sous la forme d'assassinats, coups de poings, coups de couteaux, balles, fusils, armes à feu, cadavres, vengeance, règlements de compte, argent, drogue, désespoir, aliénation, chantage entre élèves. La liste n'est pas exhaustive. Le cerveau de nos enfants absorbe, conserve, grandit et se fortifie dans la "culture" qui les entoure et les imprègne : culture d'agressivité, de peur...

 

        Mais voici déjà l'heure de partir à l'école. La violence est au rendez-vous, et commence entre jeunes dès que la parole est utilisée. Violence du verbe, violence verbale. Un nombre hélas beaucoup trop grand d'élèves reviennent de leur journée de classe traumatisés, tendus, parfois même malades de peur : chantage, menaces, jeux violents ne conviennent pas forcément à la nature humaine ! 

 

        Les informations du soir, en famille, permettront de reprendre contact avec la succession des menus gastronomiques. Jugez plutôt :

Soir après la classe : mariage gay et une pincée de faits divers, on devine le genre

Midi en "wikend" : mariage pour tous et un soupçon de cheval dans les lasagnes

Soir : Violences d'une manifestation contre le mariagee gay  ou le mariage pour tous. Rappel de la cruauté en Syrie, deux ou trois coups du genre couteau ou arme à feu, un chantage, un cadavre retrouvé.

 

        Lendemain matin au réveil : Syrie, Tunisie, Mali, effondrement économique, effondrement boursier, catastrophes sur le plan des usines, de l'emploi, de la production, des échanges commerciaux.

 

         Messages de dernière minute : comme d'habitude, chauffeur agressé, policier agressé, épicière violentée, marchand de bonbons passé à tabac juste en face de la boutique du buraliste, chauffard ivre (en manque de sommeil, d'amour et de drogue), septuagénaire dévalisé, actrice enlevée, avion détourné, train en panne : la liste n'est toujours pas exhaustive. 

 

        Menu du soir, après un bon dimanche passé essentiellement devant des écrans : enfin un menu sans pape, ni lasagnes, ni mariages quels qu'ils soient, ni manifestations pour, contre, et autres ! Tout pour le sport : ouf ! 

 

        La part de la réflexion dans tout ça, elle a été très importante du côté des journalistes qui ont commenté, présenté... : car notre niveau intellectuel en France est intense,

 

        et de toute manière le propre du journal d'information est d'informer, y compris lorsque les nouvelles sont atroces. Les journalistes n'ont fait que leur métier. 

 

 

 Mais : 

 

        Comme la réflexion suppose une certaine prise de distance, ou de recul par rapport aux réalités de l'émotion, de la peur, de l'horreur, eh bien la réflexion n'a guère laissé de traces dans la mémoire, en particulier celle des plus jeunes de la famille. Ce sont les émotions, les violences, les horreurs qui ont "marqué" et laissé leur empreinte. 

 

        Tout ça, c'était un aperçu de notre petit monde d'aujourd'hui, imposé à nos enfants. Il faut y ajouter les jeux sur écrans, qui aideront peut-être l'enfant ou l'ado à finir sa journée tranquillement en apprenant à traquer, démasquer, viser, tuer...  

        Tout cela donne aux jeunes esprits de quoi "contempler", c'est à dire fortifier leur vie intérieure, l'enrichir dans la délicatesse et la beauté ? Oui ? Tu parles !  

 

 

 

B. Et le monde qui se prépare ?

 

 

        Il ne suffit pas de dresser un tableau même approximatif du monde que nous avons construit et que nous imposons à nos enfants ! Il importe de jeter un petit coup d'oeil sur ce qui se passe, sur les préparatifs, les inquiétudes, les bonnes ou les mauvaises intentions qui feront le monde de demain. Ainsi :

 

1/ quelques adultes de haute et grande autorité se préoccupent des conséquences que peuvent avoir les images violentes (il faut dire que ça, c'est "pas mal").

2/  avant même de s'intéresser aux plus graves problèmes de violence à l'école, on affirme en milieu gouvernemental que c'est au "climat scolaire" qu'il est urgent de prêter attention (à notre humble avis, cela n'a pas été fait au moment souhaitable : c'est à dire il y a cinquante ans, et chaque année, chaque mois, chaque jour depuis). Judicieux : car le "climat" pèse sur l'enfant chaque jour, et on l'avait un peu oublié, en soulignant surtout les épisodes les plus spectaculaires, les faits divers tragiques.

3/  Des forces idéologiques se mobilisent, de Moscou à Paris, pour créer demain une télévision identitaire sur internet. "Identitaire", cela pourrait nous renvoyer à des inquiétudes de la nature la plus grave ! Le mieux, pour voir de quoi il s'agit, est de lire attentivement ET DE TOUTE URGENCE l'intégralilé du message d'un blog du Monde auquel nous renvoyons notre visiteur par le lien n° 3 ci-après.

 

 

VOIR DONC :

 

1/ Le CSA soulevait il y a peu la question des conséquences que peuvent avoir des images réalistes, par exemple sur de tout jeunes spectateurs. Le Monde, 26 02 2013. Lien : IMAGES PAS ANODINES.

2/   De source officielle, le "climat scolaire" doit faire l'objet de nos préoccupations. Il convient même de former les futurs professeurs à ce sujet. Et de source officielle également, les moyens de communication actuels permettent, via le portable, d'envahir la vie d'un jeune, d'un enfant, même en pleine nuit, même pour le harceler ! Ouest-France, rubrique Education, 27 02 2013. Lien : HARCELER ENFANT VIOLENCE.

3/  L'extrême droite serait-elle impliquée ? Et des milieux proches du grand Poutine serait-ils comme une ombre planant sur la future télévision identitaire internet ? Voilà qui mérite, SURTOUT SI VOUS VOULEZ VOIR LES CHOSES EN FACE, la lecture du Monde, blog du Monde "Droites extrêmes", 29 01 2013. Lien : TV IDENTITAIRE PARIS MOSCOU.

 

        Certains régimes politiques visent à posséder les esprits et les coeurs. Notre monde technique, violent, envahissant, a déjà bien préparé le terrain. Avant de dire que "les jeunes" n'ont rien dans la tête, ou de demander sur un ton exaspéré "Mais qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ?", demandons-nous plutôt ce que nous leur mettons dans la tête, avec le monde que nous avons fait pour eux ! Et celui de demain !   

 

        Jusqu'où ferons-nous preuve d'irresponsabilité devant les forces qui déshumanisent l'humain ?

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27/01/2013

Au pays du mépris, le populisme est roi

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Un souvenir

 

        Lorsque la France hésitait, à l'un des carrefours de son histoire, un pays voisin s'en inquiétait beaucoup. Dans le métro, on ne pouvait plus distinguer le visage des voyageurs, car chacun d'eux s'était plongé, le temps d'un bref voyage souterrain, dans la lecture de toute une variété de journaux, magazines et revues qui titraient esentiellement en fonction de leur affection et de leur pensée anxieuse à l'égard de la France. C'était avant le "retour du général", et chacune, chacun dans ce pays étranger mais proche du nôtre pressentait que l'avenir s'ouvrirait tôt ou tard par un changement de régime politique. Ce qui fut fait lorsque fut instaurée la Vème République.

        Un jeune français se trouvait dans le train, revenant de ce pays vers la France. Un arrêt, des bruits nouveaux, des voix peu aimables, un rien "gueulardes" le tirèrent de la douce somnolence dans laquelle il retrouvait comme en rêve ses souvenirs agréables, après ce séjour en pays étranger, un étranger prévenant, courtois, soucieux d'action publique et de bien commun, ouvert à toutes les lectures d'actualité et d'opinion dans une presse abondante et riche par ses courants de pensée. Mais tout à coup, que se passait-il ? Notre voyageur ne rêvait plus ; une voix misérable, méprisante, provocante, hurlait sur le quai de la gare : "Les politiques ? Tous les mêmes ! Tous pourris !" Eh oui, le train venait de passer la frontière, on était en France : changement de ton, changement de mots... 

        Le lecteur a sans doute déjà compris que ce trait de caractère du Français méprisant, se déclarant apolitique pour mieux se situer au-dessus de tout le monde, sans prendre ses responsabilités, sans faire d'effort en vue d'améliorer  le sort d'un pays, le sien, n'est pas un trait de caractère né de la dernière pluie. C'est de très longue date que le Français méprise en bloc, et fait de l'acrimonie sa drogue quotidienne et sa disposition d'esprit favorite. 

        Pourquoi ce rappel ? Parce que nous ne devons pas croire que le populisme et le pessimisme d'aujourd'hui sont caractéristiques du seul moment présent. Néanmoins, le moment présent, la crise, et certains encouragements venus d'en haut pendant au moins cinq années d'un certain quinquennat très à droite, ont fait souffler l'air du temps dans le mauvais sens. Le fait que le Français soit enclin au mépris, à la rancoeur, à la rouspétance, à la généralisation, à la rapidité du jugement qui dénigre, tout cela n'excuse pas le mal du temps présent, mais au contraire l'aggrave ! Car si l'on veut faire tomber un combattant, une personne, un peuple, le plus simple et le plus commode consiste à solliciter son point faible. 

 

Ce qu'il en est au moment présent

 

        Une France qui veut se connaître elle-même sonde sa propre opinion. Ce dont Gérard Courtois se fait l'écho dans Le Monde.  Nous avons isolé les mots de l'article qui sont utilisés pour caractériser l'opinion française, ou plutôt l'état d'esprit en France tel qu'il semble se dessiner au vu d'un récent sondage, et le résultat est peu commun : 

pessimisme,

réticence,

crainte,

jugement sans pitié,

irritation,

rejet,

anxiété,

peur de l'autre,

hostilité,                                  

acrimonie,autorité,bouc émissaire,chef,crispation,dénigrement,hostilité,mépris,peur,populisme,rejet

 

crispation autoritaire,

demande d'autorité,

crispation identitaire,

rejet religieux,

désignation de boucs émissaires.

 

        A.  La conclusion de l'article de Gérard Courtois ne saurait être évoquée dans ces lignes : il faut lire tout l'article, car 1/ : il justifie pleinement (hélas!) la liste des mots donnés ci-dessus, et 2/ : la conclusion elle-même est une pièce d'orfèvrerie dont la briéveté n'a d'égal que l'éclat. Le Monde, 24 et 25 01 2013. Lien : OPINION POPULISME.

 

 

acrimonie,autorité,bouc émissaire,chef,crispation,dénigrement,hostilité,mépris,peur,populisme,rejet

 

       B.   Le chef est quelqu'un qui sait trouver des mots, des intonations et des postures de telle sorte qu'il puisse incarner en sa propre personne les pensées, les sentiments, et surtout les émotions de la population. Le peuple dès lors se reconnaît dans le chef, et l'investit de toute sa confiance, le désignant par là même comme... son chef ! Devons-nous reconnaître l'art d'être chef dans la façon dont, au Front national, on semble s'être réjoui en lisant l'article ci-dessus cité ? Le mieux serait de lire à ce sujet Abel Mestre, in Le Monde, 26 01 2013. Lien : FN DISCOURS CHEF

 

Savoir à qui l'on a affaire

 

        C.  Enfin, si vous avez la désagréable impression que le précédent quinquennat aurait, sait-on jamais, plutôt favorisé en France le mépris, le dénigrement, la désignation de boucs émissaires, vous pouvez lire ou relire France résiste sur l'Acrimonie, 17 11 2011. Lien : DéNIGREMENT ET ACRIMONIE. (Lien interne, pour en sortir revenez à la page précédente (flèche sur fond coloré) au lieu de fermer la page web !) 

 

Conclusion

Puissions-nous ne pas oublier,

en étant pris dans le tourbillon des nouvelles médiatisées, faites de peurs, d'horreurs, de tensions, de menaces, et de toutes sortes de raisons de mépriser, 

que l'essentiel se joue dans les choix intérieurs que nous faisons, qui nous permettent d'espérer, de résister, enfin d'agir dans la confiance.

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