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29/11/2014

Notre langage nous engage

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    A. Notre langage nous engage lorsque nous l'utilisons pour éveiller dans les cœurs la passion de la haine raciale. Et c'est pourquoi la justice passe, et condamne la phrase monstrueuse qui fut produite au sujet de madame Christiane Taubira. Voir Le Monde, 30 10 2014. Lien : PHRASE RACISTE ODIEUSE.

 

B. Notre langage nous engage lorsque nous l'utilisons pour éveiller dans les cœurs l'admiration de la beauté, la tendresse pour les êtres, aussi bien les choses que les personnes, au point que nous vivons un profond bonheur, un bonheur si intense qu'il nous amène à devenir plus vrais, plus simples et sincères, et à nous conduire avec bonté. Tout ce travail, si l'on peut dire, est réalisé discrètement en nous par la poésie : celle que nous créons, celle que nous lisons ou entendons, celle aussi que nous fréquentons sans même y prendre garde lorsque nous contemplons avec ravissement  la vie, l'être, le beau et le bien, qui sont, disent quelques métaphysiciens, inséparables... Rédiger des poèmes, changer le réel et l'élever sur les ailes du langage, c'est déjà faire acte de résistance. Rédiger une biographie du poète Louis Aragon, la mettre à la portée des lecteurs en ligne, c'est aussi un acte de pure résistance. Notre langage, en effet, non seulement nous engage vis-à-vis des autres, publiquement, mais encore il nous engage, nous invite et nous entraîne sur des chemins qui feront de nous soit des haineux, soit des résistants... Voir le site  Éternels Éclairs. Lien : poète Louis Aragon.

    C'est ainsi, et pas autrement, que les poètes et les haineux s'affrontent à mots mouchetés. Mais en réalité les mots sont capables de vie et de mort, il en est parmi eux qui sont des offenses à la civilisation, d'autres par contre la servent et lui font honneur. France résiste !

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07/09/2014

Résister par les mots

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        A. La nomination de Najat Vallaud-Belkacem a été saluée par les médias d'une façon qui, parfois, est étrangement révélatrice ! Certains termes utilisés ne résistent pas à la simple analyse de leur sens, et l'on voit alors qu'ils nous en disent plus long sur ceux qui les choisissent, ces mots, que sur la personne dont ils parlent ! C'est par la réflexion, l’intelligence que l'on peut résister dans ce cas à la fausse logique aveugle et sournoise de la haine raciale. Lire Mathieu OLIVIER in Jeune Afrique, 03 09 2014. Lien : LE POIDS RACISTE DES MOTS.

 

        B. Il est question ici de ce que les mots veulent dire : "réfugiés, apatrides, clandestins, migrants, exilés, déplacés". Non, il n'est pas possible de mettre tout le monde, comme l'on dit, dans le même sac ! Les mots un un sens, et connaître les mots, c'est respecter les situations, comprendre les personnes, accueillir dans son intelligence la diversité et la complexité des situations. Voilà un bon moyen de résister à la haine, et tout particulièrement à ce grand allié de la haine : l'amalgame simplificateur. On lira l'article écrit grâce à la contribution d'Anaïs GIROUX, site de Youphil, 29 07 2014. Lien : LES MOTS CONTRE L'AMALGAME RACISTE

 

        C. Non, on ne laissera pas se répandre tranquillement un "cocktail toxique à base de caricatures et de démagogie sur l'immigration et le droit d'asile". Non, on ne permettra pas, par un silence complice, que ce "fatras de mensonges" pollue l'air que nous respirons. Non, on ne permettra pas que soit oublié ce devoir fondamental des médias : veiller à éviter l'emploi "de raccourcis, de glissements sémantiques et d'approximations". Et dans le cas présent, on évitera ainsi que soit rabaissée, "un peu plus chaque jour", l'image que l'on a des demandeurs d'asile. Car la caricature, même constituée par l'utilisation de glissements sémantiques ou d'approximations, n'est pas acceptable !  Lire, donc, Pierre HENRY, directeur général de France terre d'asile, sur le site de France terre d'asile, 11 08 2014. Lien : Médias déformations approximations

 

        D.  Au moment de la rentrée scolaire, à laquelle tous les enfants d'âge scolaire ont droit, puisque tout simplement il s'agit d'un droit, leur droit, on ne doit pas se payer de mots. Un collectif y veille. Un site lui a donné en quelque sorte la parole, pour les enfants roms : le site de DEI-France, 01 09 2014. Lien : NE PAS SE PAYER DE MOTS

 

        CONCLUSION : les mots sont des actes. Les pensées sont des actes. Nous l'avons souvent dit ici même dans ce blog : la première conquête dont rêve l'Immonde, c'est celle de nos cerveaux. Lorsque nous participons, sans trop nous en rendre compte en général, à l'amalgame, à l'approximation, à la caricature, à une certaine discrétion de l'intelligence face au bruit ambiant, face à l'opinion à la mode, face à la mentalité qui a le vent en poupe, nous préparons, sans trop nous en rendre compte en général (bis repetita placent), l'infantilisation de nos esprits et de nos actes. Il faut, de toute urgence, comme nous en avons montré des exemples ci-dessus, que France résiste, résiste par les mots, par le sens des mots, par l'intelligence que la Bête abhorre.  

       Comprendre et aimer ne font qu'un. Certains n'aiment guère l'un, et négligent l'autre, ou l'inverse... En tout cas personne n'est à l'abri et la résistance commence en chacun de nous. 

       

        

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29/02/2012

Violence de l'extrême : mots, idées, actes !

 

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        1..  La France a eu, dans un passé pas très lointain, son école de la violence et de la haine raciste. 

        2..  Pas plus tard qu'il y a quelques jours, un discours a été tenu (par la candidate d'un parti qualifié d'extrême droite) devant un Centre de Rétention Administrative. 

        3..  C'est dans un CRA, tout récemment, qu'un père de famille s'est taillé sauvagement le bras à l'approche du moment où il allait être expulsé.

        4..  Et c'est hier soir, et en plein Paris que deux personnalités bien connues du public (Audrey Pulvar et Arnaud Montebourg) ont été insultées et attaquées physiquement en des termes qu'on examinera avec soin. On est fortement tenté de retrouver là le souvenir de ce qu'une période atroce avait fait résonner à nos oreilles !

        5..  Sur ces mêmes faits, quelques rapprochements, voire contrastes, et commentaires peuvent être établis pour en suggérer toute l'importance. 

        6..  Continuant notre mise en perspective, nous rendrons visite à l'Allemange et ses ventes d'objets particuliers, dits nazis, en l'an 2008 (pas 1928, non).

        7..  Et, poursuivant le voyage, nous voilà en Russie, au tout début du présent millénaire : s'organiser est utile, quand on veut faire agir la haine à grande échelle, en commençant par vingt-sept meurtres... 

        8..  Décidément, ça manque de confort à l'étranger : revenons, pour être rassurés, dans notre douce France d'où partirent les croisades. Un ministre veille et nous garde. 

 

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Pour chaque numéro ci-dessus,

voici maintenant une petite explication

et un lien hypertexte 

pour bien fixer les idées.

1..  Retour au 14 06 2011 dans ce blog ; à la fin de l'alinéa numéroté 2, suivre le lien "PERCUTANT" : histoire de se retrouver d'un peu plus près à Saint-Projet ! Lien : "QUELLES FORCES ... à LA FRANCE ?". 

2..  Marine Le Pen devant le CRA du Mesnil-Amelot : sa vision du monde ; nombreux sont ceux qui désapprouvent. "Observatoire Citoyen de la Rétention 77", cité par RESF, 23 02 2012. Lien : HAINE DE L'éTRANGER

3..  Sauvagerie du geste d'automutilation, cruauté de la France dont certains "traitements inhumains" dans les CRA ont pourtant donné lieu à condamnation par la CEDH. Les faits sont là : LibéToulouse, 28 02 2012. Lien : EXPULSION AUTOMUTILATION

4..  Encore des faits sur l'agression perpétrée contre Audrey et Arnaud qui font honneur à la France : in Le Point, 29 02 12. Lien : RACISTES HAINE JETS DE VERRES

5..  Sur la même agression, on appréciera peut-être quelques précisions de plus, des paroles à retenir, par exemple quelques mots de Jean-Marc Ayrault ainsi que la mise en perspective dans le contexte de la "dédiabolisation" du FN : Libération, 29 02 2012. Lien : PULVAR MONTEBOURG FN

6..   En Allemagne, on vendait alors des objets nazis, tels des vêtements "griffés" d'une façon précise, des disques de "musique haineuse", des objets chargés de symboles épouvantables : André Gunnar a écrit pour Der Rechte Hand, Antifa-Net et Searchlight (numéro 392) ont repris, ainsi qu'on peut le voir sur le site A voix autre, 20 02 2008. Lien : ALLEMAGNE OBJETS NAZIS

7.  En Russie, les meurtres de Lev Molotkov et ses acolytes faisaient partie d'une idée vaste et "nationale-socialiste". Victimes désignées : les personnes vivant en Russie et présentant une "apparence non-slave". Le sens de l'autre, ou la charité chrétienne ? Allez savoir ! Lire Pierre Gastineau in L'Express, 13 07 2011. Lien : RUSSIE HAINE ORGANISéE

8.  Le ministre qui évoqua la "croisade" de monsieur le Président et commit par la suite un certain nombre de déclarations souvent qualifiées de dérapages, ou de petites phrases, ce qui suscita beaucoup de bruit et de contre-attaques, ce même ministre parlait récemment du FN en maniant superbement les termes de "nationaliste" et "socialiste". Nous avions, en son temps, fait notre propre mise au point sur l'habileté déployée lors de l'emploi du mot "croisade". Ici, nous avons affaire à un véritable protecteur de la France contre l'extrémisme de droite : le ministre est bien là, chacun peut se rassurer, et les "élèves" de Saint-Projet dont nous nous alarmions ci-dessus (§ 1..) sont soit disparus (où ça ?), soit sans avenir (chez nous), la France restera toujours le pays de la douceur et de la fraternité républicaine, non ? C'est dans 20 minutes.fr, 26 02 2012. Lien : FRANCE NATIONALISTE ET SOCIALISTE

Ce message ne comporte pas de conclusion. Hélas, qu'il nous suffise d'attendre la suite, pardi !  

 

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14/06/2011

Quelles forces s'en prennent à la France ?

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    Nous évoquions précédemment les forces obscures qui ont entrepris de détruire l'école publique si l'on en croit les articles dont nous donnions référence.

    L'ancien Président vient de déclarer qu'il votera pour un corrézien socialiste si un certain homme de droite ne se déclare pas candidat au poste suprême. Les commentaires ont fait état de l'importance de monsieur C., de la valeur de monsieur F. H., "homme d'Etat", enfin tout un tas de façons de tourner autour du sens des déclarations (avec ou sans humour) de l'ancien Président. 

    Disons, c'est si simple, que monsieur Alain J. va se porter candidat, et que monsieur C., ancien Président, l'a d'ores et déjà adoubé. Est-ce clair ?  

    Comme nous l'avons déjà exprimé dans ce blog*, l'actuel Pouvoir n'est pas la personne qui semble tout diriger, quand ce n'est pas régenter, mais bien plutôt ceux qui l'ont "fait", qui l'ont fait devenir ce qu'il est. Ce sont ces forces-là que nous retrouvons dans bien des caractéristiques de la période actuelle : attaques contre la laïcité, importance donnée à la religion, xénophobie, stigmatisation de l'immigration, mais aussi du Rrom, mépris des pauvres... 

    Alors, changeons-nous un peu les idées, espérons la prompte manifestation du Sauveur en la personne du "meilleur d'entre nous" (Alain J.), et revenons quelques années en arrière. Ouf ! Cela va nous faire prendre un bol d'air... pur ! Ah, que c'est bon...

    1./ En ce mois divin de janvier 2002, le maire très républicain et très laïc de la ville de Bordeaux (loin de Paris, loin de 2011, comme on respire !) a "attribué une église" à une association : l'église St-Eloi, l'association Saint Eloi. Avec cette association, nous entrons dans une zone de références du style : Fraternité Saint Pie X, abbé Laguérie...

    L'attribution ainsi décidée se voit opposer une décision de justice, plus tard corroborée et rendue décisive. Le maire de Bordeaux demande alors que ces décisions de justice soient appliquées, il est très républicain, très laïc. Or, rien ne se passe. Faut-il accuser monsieur le maire ? Certainement pas. Il a fait venir des intégristes (sans se rendre compte, certainement), il se déclare outré par certains propos choquants pour notre République, il est plus que partisan de faire partir les intégristes : tout est pour le mieux, et ce n'est tout de même pas de sa faute si d'autres que lui ne font pas le nécessaire pour que la justice soit mise en oeuvre. Les FAITS sont décrits, en termes moins indulgents peut-être pour monsieur le maire, sur le site de Jean-Marie Damian, 28 04 2010.

    2./ Un extrait de reportage réalisé en caméra cachée nous permet d'entrer dans la vie de l'"école Saint-Projet". On est surpris par la haine qui se joint à la foi religieuse chez ces adolescents, on est atterré par l'optique de l'éducation (si l'on peut dire!) qui leur est donnée (si l'on peut dire), on se demande intérieurement comment monsieur le maire a pu ne pas se rendre compte de la nature de cet établissement scolaire, de sa parenté avec le milieu intégriste, du danger qu'il constitue pour la République, pour les principes mêmes qui animent monsieur le maire. Ce sont les Infiltrés, sur Dailymotion. PERCUTANT. ATTENTION : en ce 13 septembre 2015, le lien "PERCUTANT" n'ouvre plus la page demandée.

    3./ Et voici que nous reprenons l'affaire de St-Eloi, et surtout les réactions et manifestations hostiles qu'elle a suscitées à partir du 7 avril 2004 jusqu'au 20 juin de la même année. Le blogueur présente un tableau qui n'est sans doute pas entièrement favorable à monsieur le maire, même si son blog s'intitule Bilan d'Alain Juppé à Bordeaux. Dans la page qui s'ouvre, cliquer en colonne de gauche sur "Juppé aide les intégristes" pour trouver "L'affaire de l'Eglise St Eloi". L'affaire serait-elle donc décidément MAUVAISE

    4./ Tout semble plaider en faveur de monsieur le maire, défenseur de la laïcité et des valeurs de la République. Ouf ! On avait tendance à devenir inquiets... Nombreuses sont les citations du journal "Le Parisien", c'est fouillé, convaincant. Bon, allez ! Disons que nous voilà rassurés. Mais que se passe-t-il vers la fin du message ? Une figure semble surgir entre les lignes, puis se détache nettement sur fond de socialisme : celle du conseiller régional Gilles Savary, qui évoque un acte de censure, et une tentative de falsification, et une volonté d'installer "un groupe d'intégristes dans une église de Bordeaux". Qui faut-il croire ? Le maire ou le socialiste ? Et que faut-il croire : les paroles du maire ou l'inaction des pouvoirs auxquels il s'adresse pour que s'applique la décision de justice ? C'est dans Première, 29 04 2010. FORT TROUBLANT

    5./ Eh bien, retrouvons Gilles Savary, ainsi que l'archevêque de Bordeaux aux prises avec l'affaire de l'église St-Eloi. Non seulement le maire de la ville est ici critiqué, mais il est dit que "tout l'appareil d'Etat couvrait Juppé" (...) et c'était "pour installer" les intégristes. Cette fois, c'en est trop et nous perdons carrément confiance. Le maire, l'Etat ? Est-ce possible ? Rêve, ou cauchemar ? Voyons donc tout simplement cet article écrit par Julien Martin pour Rue89, 29 04 2010. AMPLEUR DE LA CATASTROPHE

    6./ Eh bien non, monsieur le maire n'est pas intégriste. Le titre de l'article pose la question, mais ce point d'interrogation en exergue annonce une réponse somme toute rassurante, grâce à une argumentation qu'il convient de ne pas ignorer. C'est dans Authueil 30 04 2010. Rassurant et CONFORTABLE

    7./ D'autres observateurs trouvent que le reportage des Infiltrés serait audacieux quand il présente les intégristes, mais insuffisant quand il s'agit de monsieur le maire de la ville. Tout en considérant de nouveau l'ensemble de l'affaire, il est fait ici mention plus particulièrement des positions avancées par le socialiste Gilles Savary, et la lecture devient désormais plus vive, plus forte, plus insoutenable de malicieuse rigueur dans la pensée. L'article donne en quelque sorte la parole à tout le monde, si l'on peut dire, et cependant dirige le propos d'une main de fer. Ne nous étonnons pas : Laure Daussy a écrit pour Arrêt Sur Images et le coup semble bel et bien IMPARABLE.

    Comme vous l'avez remarqué en ouvrant les pages que vous offrent les liens hypertextes, chère lectrice ou cher lecteur, une certaine continuité est perceptible entre le présent message et celui qui l'a précédé. Quelques années pourtant séparent les événements évoqués. Mais tandis que l'affaire de St-Eloi disparaissait de nos mémoires, des forces trop souvent proches d'influences racistes, intégristes, inquiétantes en tout cas,  ont pris davantage d'importance en France. L'assaut est en cours. Ne cherchons pas à nous rassurer ! Défendons le pauvre, le faible, le petit, l'étranger, le laïque, le religieux sincère, le socialiste, l'universitaire, le chercheur dont l'esprit est libre, le défenseur des Droits de l'Homme, l'historien, la personne cultivée et profondément humaine : la résistance se nourrit de tout cela, ce sont de lumineuses merveilles que des forces horribles supportent mal et menacent. De la même façon elles menacent notre Constitution, notre justice, notre école dès le plus jeune âge, et jusqu'au contenu de nos pensées : par campagnes de "têtes de turcs" interposées !  

     Nous résistons. 

* France résiste, 17 11 2010 : "Le Pouvoir serait-il...", à propos de la brusque montée en puissance du Premier ministre, qui semblait jouir tout à coup d'une cote de confiance plus forte que celle du chef de l'Etat. Ce qui encourageait à envisager l'hypothèse d'un double Pouvoir : l'un,  apparent, issu d'élections, habituel et rassurant ; l'autre, dans une zone de pénombre, serait celui qui donne le succès, qui donne l'exercice du pouvoir, ce serait le pouvoir réel, discret, diaboliquement EFFICACE ! (4ème paragraphe : "Et si le chef...")  

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