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11/04/2015

Intelligence ou bête violente : que sommes-nous ?

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A.  Hospitalisée à Toulouse, elle avait été agressée à cause d'un vêtement qui cachait ses cheveux.

        L'agresseur aurait-il éprouvé, à la vue de l'article vestimentaire en question, une avalanche d'émotions furibondes qui l'auraient secoué intérieurement au point de l'amener à se conduire de façon violente ? Deux questions se trouvent donc posées :

 

Question numéro 1.

        Comment un être humain, l'un de nous, peut-il en arriver à de tels actes, comment se fait-il qu'il perçoive la réalité et l'éprouve en lui-même d'une façon telle qu'il se transforme, souffre, et fasse souffrir ? A cette question, la réponse ne semble pas vraiment s'étaler sur la voie publique. Un certain silence règne, alors qu'il nous semble que le sujet mérite une attention non seulement sérieuse, mais également immédiate, de toute urgence !

        Peut-on suggérer une explication simple ? Nous soulignerons donc ceci : d'une part, la perception d'une pièce de tissu n'est pas reçue par nous de la même façon si nous l'associons à la protection contre la chaleur du soleil ; ou si elle nous rappelle le temps où la France encore pas mal chrétienne revêtait ses "bonnes sœurs" de voiles divers et variés, dont par exemple la célèbre cornette des sœurs de la charité ; mais nous pouvons aussi associer le voile d'aujourd'hui à la pratique et à la présence d'une autre religion, elle-même assimilée de façon hâtive à un certain nombre de pays et à certaines choses qui nous déplaisent, ou nous dérangent, ou nous inquiètent à tort ou à raison. Or, on objectera que quel que soit le cas, la vue d'un peu de tissu ne peut pas, ne devrait pas raisonnablement conduire à des actes violents.

        Et c'est ici qu'intervient le deuxième facteur : la violence existe en nous avant même que le prétexte de son déclenchement ne nous soit fourni. Nous sommes par nature capables d'amour, d'émerveillement, de délicatesse, de souffrance, de compassion, et de bien d'autres choses encore parmi lesquelles la violence. La violence fait partie de ce dont nous sommes capables pour nous défendre, au même titre que l'appétit nous invite à nous nourrir ou que l'instinct de conservation nous évite la mort. C'est simple, et cela ne nous oblige pas forcément à être violents. Mais cela signifie que la violence qui nous habite, véritable force comparable à celle d'un fleuve, est régie par quelques lois. Le fleuve suit le cours qui lui est imposé par le relief. De même la violence qui sort de nous prend telle ou telle direction, selon les circonstances qui nous entourent, ou nous façonnent de l'intérieur. Et c'est ainsi que nous prenons avec force et détermination, dans notre activité, la direction du sport, ou de l'étude intellectuelle acharnée et passionnée, ou encore de l'ambition, de la création artistique, entre bien d'autres choses. Dis-moi à quoi tu "tournes" la violence saine et humaine qui t'habite, et je te dirai qui tu es.

        Dans certains cas, à certains moments de notre vie, notre violence saine et naturelle est sollicitée de façon plus combative, plus instinctive et irraisonnée, plus destructrice... Par exemple à la vue d'un ennemi qui va nous tuer,  ou à la vue d'un objet qui, pour notre vécu intérieur, représente quelque chose d'insupportable. 

        On pourrait donc envisager de mieux prendre conscience de cette présence en nous d'une certaine bonne violence, force saine, naturelle et utile. On pourrait donc aussi apprendre à se méfier des idées, ou des souvenirs, ou des images qui nous amènent à ressentir le réel d'une façon trop douloureuse, si bien que la violence s'éveille alors en nous et nous conseille mal.

        Connaître l'autre, les autres, réfléchir, méditer, prendre du temps pour accueillir en soi la diversité du réel et pour prendre du recul par rapport à ses propres instincts violents, voilà qui aiderait peut-être les uns à ne pas céder à l'impulsion d'un moment, et les autres à ne pas construire de façon délibérée des guerres fondées sur la bêtise, l'ignorance, le non-respect systématique de l'autre. Et cela vaut pour toutes les doctrines, toutes les chapelles, aussi bien celles qui haïssent l'étranger que celles qui haïssent les musées et les statues de l'Antiquité...

 

Question numéro  2. 

        Peut-on tolérer ce genre de comportement ?

        Cette fois, la réponse n'est pas bien loin, elle est même sous nos yeux, elle vient du ministre de l'intérieur lui-même.

On lira avec intérêt Le Monde, 27 03 2015. Lien : vêtement et intolérance.

 

 

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       B.  Pour Aurélie Filippetti, alors ministre de la culture et de la communication, c'est en se cultivant et en exerçant son intelligence que l'on combat au mieux les mauvaises idées d'une certaine droite extrême. Elle invoquait à ce sujet Albert Camus, dans une tribune de l'année 2013 que l'on trouvera sur le site de Libération (voir le lien ci-dessous). Et l'on voit comment se rejoignent un écrivain d'hier (ou d'avant-hier ?) et nos préoccupations, nos problèmes de ce début 2015.

        Il est urgent, en effet, de continuer à bâtir la France, pays de culture et de pensée, de finesse et d'éducation, aussi bien dans la société en général que dans le cadre de l’Éducation nationale dont il sera question ci-après. On ne prépare pas l'avenir en détruisant des dizaines de milliers d'emplois d'enseignants (précédent quinquennat). On le prépare en appliquant et en continuant d'appliquer le programme socialiste annoncé, notamment pour l’Éducation nationale, source d'intelligence et de tolérance pour aujourd'hui et pour demain...

Lire : Libération, 01 12 2013. Lien : Filippetti culture Front national

 

 

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        C.  "L'abandon progressif du latin et du grec" dure déjà depuis des décennies, mais est-ce une raison pour continuer de suivre cette mauvaise pente ? L'auteur de l'article auquel nous renvoyons le lecteur par le lien ci-dessous est passionné par ces deux langues, et il montre à quel point leur étude contribue à former l'esprit et à le rendre cultivé.

        Nous remarquerons par ailleurs que son propos revêt un caractère particulièrement pertinent en ce début de 2015 où des barbares, vrais et actuels, détruisent systématiquement et sauvagement des trésors archéologiques et historiques d'une valeur inestimable pour notre identité et pour les origines de notre civilisation.

        Devant les horreurs perpétrées par Daech, on hésitera peut-être à déclarer que l'étude des langues anciennes est d'une brûlante actualité... Et si la vérité se trouvait être le contraire ? Et si la cible de ces destructions écœurantes était non seulement les statues, les objets matériels hérités du passé, mais aussi, voire même davantage, notre pensée, notre esprit ? N'est-il pas grand, noble et courageux de cultiver l'histoire, la pensée, la vivacité de l'esprit et l'élargissement des connaissances ? Ce courage-là est, en vérité, aussi beau et réconfortant que le spectacle de la barbarie est laid et décourageant. L'intelligence, la culture sont à la fois notre avenir et la sauvegarde de notre passé. Ce sont des armes redoutables, que les imbéciles redoutent, et cherchent à supprimer. Voir le site Focus Campus, 04 04 2015. Lien : latin et grec pour l'intelligence

 

 

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L'homme est un animal curieux.

Il est barbare et fou furieux.

Il est cependant merveilleux,

Accueillant, doux, ami des dieux. 

Pour arrêter les flots barbares

Nous invitons l'esprit, et l'art.

 

 

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02/09/2013

L'école selon Vincent Peillon est en marche

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        L'école selon Vincent Peillon est en marche. Le concert des alarmes, des craintes, des défaitismes n'a pas cessé. Cependant, les actes réels de nature à sauver l'Education nationale sont déjà présents, malgré les difficultés liées à la crise, malgré les difficultés liées à la profondeur et à l'ampleur du problème. Sans oublier les dizaines de milliers de postes supprimés par la droite et tout le mal que le précédent quinquennat a fait subir à l'enseignement public en France. On fait un petit tour dans la grande maison ?

 

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1. La lecture est un sport dans lequel nos enfants n'excellent pas ; on prendra connaissance de divers constats; et de la ligne de conduite gouvernementale. C'est dans Le Monde, 12 12 2012. Lien : LIRE école.

 

2. Lire, écrire, comprendre ce qu'on lit : les résultats scolaires dans les apprentissages fondamentaux sont mauvais. Ils sont même fort mauvais si l'on se réfère à ce qui se passe dans les pays comparables pour les mêmes apprentissages. La solution devra passer par la nécessité de "(...) faire travailler plus efficacement les élèves (...)" nous dit Antoine PROST. Le Monde, 20 02 2013. Lien : Pédagogie école.

 

3. Forces et faiblesses éventuelles de l'action gouvernementale en cours ; comparaisons avec la situation à l'étranger ; aux questions les plus immédiates s'ajoutent des questions plus profondes, plus amples auxquelles il faudra remédier absolument, et qui concernent non seulement les modalités de l'enseignement, mais aussi et surtout sa nature exacte ! Voir François Dubet, interrogé par Nouvel Obs, 01 09 2013. Lien : PEILLON SOLUTION école OU PAS.   

 

4. Le projet de Vincent Peillon pour l'enseignement du premier degré apparaissait déjà comme souple, tablant beaucoup sur l'allègement des horaires quotidiens des élèves et la qualité de vie de leurs journées. Des centaines de millions d'euros étaient déjà prévus pour mener à bien cette vaste entreprise. Voir Le Monde du 18 12 2012. Lien : PEILLON NOUVELLE école.

 

5. Promesses de François Hollande ; plus précisément, les soixante mille créations de postes en cinq ans ne sont peut-être pas irréalisables ! Et Vincent Peillon s'applique quant à lui à ne pas trop fâcher les enseignants tout en leur demandant beaucoup. Or, le système Education nationale, qui était tombé en disgrâce auprès des étudiants sous le quinquennat précédent, voit désormais remonter le nombre des candidats au métier de professeur. Certains suggèrent que c'est peut-être parce que ce métier offre une sécurité très recherchée en période de crise, d'incertitude... Mais nous ferons remarquer que cette explication n'est sans doute pas la bonne, puisque le précédent quinquennat avait vu fondre les candidatures, alors que la crise avait déjà largement marqué les esprits ! Au contraire, on pourrait dire que le gouvernement socialiste a non seulement offert davantage de postes et donc d'espoir aux étudiants désireux de devenir professeurs, mais il a aussi et peut-être surtout redonné sa dignité à l'Education nationale et aux personnels qui la font vivre ! Lire l'éditorial du Monde, 25-26 02 2013. Lien : CHOISIR l'école.

 

6. En début d'année, l'Assemblée nationale adoptait en première lecture le "projet de loi pour la refondation de l'école", de Vincent Peillon. On remarquait que l'accent était mis sur la création de nombreux postes d'enseignement et sur la formation professionnelle des professeurs.  Le Monde, 19 03 2013. Lien : PROFESSEURS nombreux formés école.

 

7. Témoignage d'un auxiliaire de vie scolaire (AVS) qui a jusqu'à présent connu la précarité dans son travail. Mais voici que le gouvernement annonce la titularisation de vingt-huit mille auxiliaires de vie scolaire. Notre "témoin" espère faire partie des bénéficiaires et pouvoir désormais se consacrer sereinement, dans la stabilité, à un véritable métier au service des élèves handicapés pour leur permettre de profiter pleinement de l'enseignement scolaire. Nouvel Obs 22-23 08 2013. Lien : AIDE handicapé école

 

8. Rappelons à titre d'exemple l'un de nos messages : 24 10 2010, "On tape sur l'Education".  

9. Ou encore celui du 12 10 2011 : "Education nationale : redisons "Stop au massacre" ! 

 

EN GUISE DE CONCLUSION :

Le précédent quinquennat avait multiplié les suppressions de postes. Le gouvernement Ayrault multiplie les créations de postes ! Le précédent quinquennat avait rendu le métier de professeur si odieux, si mal considéré, si mal aimé que les candidats éventuels se détournaient et cherchaient un métier ailleurs. Le gouvernement socialiste offre un plus grand nombre de places dans le cadre des concours de recrutement, restaure l'image du professeur et la dignité de l'Education nationale, si bien que les candidats au professorat se font bien plus nombreux ! Et voici qu'apparaît l'espoir d'un véritable métier pour les "auxiliaires de vie scolaires" (AVS), parmi lesquels des milliers vont d'ores et déjà être titularisés !

Certes, le coeur du problème devra être abordé, mais les mesures en cours permettront précisément de pouvoir le faire sans que tout soit ruiné par le manque de professeurs, le manque de considération, le manque de "visibilité" et d'espoir pour les professeurs présents et à venir. Alors, comme le souhaitent certains des spécialistes qui se sont exprimés (voir les liens ci-dessus), on pourra et il faudra aller plus avant et plus profond dans la réforme, pédagogique notamment. On pourra s'inspirer de certains modèles étrangers qui réussissent. On pourra commencer par aider les professeurs à vivre avec plus de souplesse, plus d'espoir, plus de confiance les changements qui leur seront demandés. La route ne fait que commencer, elle va dans la bonne direction, et surtout elle tourne résolument le dos à un grand nombre d'erreurs commises dans le passé.

Bon courage, Monsieur Peillon. Bonne rentrée à chaque enfant, à chaque professeur, à chaque personne qui travaille pour l'Education et pour que vive notre pays !

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07/10/2012

Education nationale : ambitions, concertation, déjà des résultats prometteurs

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    (Les chiffres placés entre parenthèses renvoient aux

paragraphes de présentation des liens

en deuxième partie de message)

    Il avait pour l'Education nationale de nobles ambitions (1).

  Il est maintenant ministre et peut réaliser ses rêves. Et c'est avec les personnes concernées, dans le respect de leurs compétences, qu'il a fait de la concertation son outil de travail. Il a lancé une réflexion en vue de refonder l'Ecole, et il a élargi ses consultations au-delà du monde des seuls enseignants (2).

  Les conclusions de cette concertation donnent lieu à un rapport qui vient de lui être remis (3).

  L'enseignement y est présenté comme un métier qui mérite non seulement considération, mais également des moyens pour se former aux compétences nécessaires, et cela n'est que l'un des points que souligne le rapport (4). 

  Alors : devon-nous regretter l'ère précédente ? Préférerions-nous la suppression de 80 000 postes, ou l'ambition d'en créer 43 000 en 2013 ? Le recrutement, du reste, a d'ores et déjà commencé, d'urgence, dès 2012, et la question du "nombre" est loin d'être la seule qui compte (5).

  Eduquer suppose un contexte, et d'autres actes, d'autres engagements, tel celui en faveur de la sécurité, de la sérénité dans les établissements : des actes sont dès maintenant posés, pas seulement des paroles (6).

  On peut avec profit comparer ces actes du pouvoir socialiste à ce qui nous occupait il y a à peu près un an (7) !

  Et puisqu'il était alors question du rapport PISA, voici une occasion d'en saisir la pertinence tout en élargissant le débat, de façon à mieux comprendre quels sont les maux et les remèdes qui peuvent caractériser la France en matière d'enseignement : une vision des choses aussi profonde qu'il convient (8). 

 

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    1. Vincent Peillon annonçait ses ambitions pour l'Education nationale : lire Sylvie, Vincent Peillon entretien avec Charles Centofanti, in Sauvons l'Université, 05 12 2011. Lien : PEILLON en rêvait

    2.  Le ministre de l'Education nationale a appelé à préparer une "refondation" de "l'Ecole de la République". DEI-France approuve, répond présent, dans son optique et ses perspectives qui débordent la seule Education nationale. Lire Sophie Graillat, site de DEI-France, 12 09 2012. Lien : REFONDATION éCOLE.  

    3.  Des centaines de personnes compétentes ont travaillé plusieurs mois, le rapport de cette concertation a été remis le 5 octobre au ministre de l'Education nationale ; et les premiers arbitrages sont attendus cette semaine : une brûlante actualité à voir sur le site de Vousnousils, 03 10 2012. Lien : REFONDER éCOLE.  

    4.  Enseigner, c'est un métier ! Cela figure dans le rapport que nous venons d'évoquer, et cela implique qu'on se donne les moyens de la formation au métier. On accède à l'intégralité du rapport par un lien dans l'article de Mariannick, in Sauvons l'Université, 06 10 2012. Lien : RAPPORT REFONDATION de L'éCOLE.  

    5.  On supprimait des dizaines de milliers de postes, on a maintenant l'ambition d'en créer environ quarante mille dès l'année prochaine. Du reste, les recrutements ont déjà commencé, pour 2012, d'urgence. Et autres perspectives importantes, pleines de sens : journal Libération, 28 09 2012. Lien : EDUCATION AMéLIORATION

    6.  La circulaire est parue le 6 septembre : des personnels vont être recrutés au titre de prévention et sécurité dans les établissements scolaires de zones particulièrement sensibles. C'est un début modeste, mais réel, pas un simple rêve ! Et ces postes sont appelés à donner lieu à formation, à l'acquisition d'un vrai métier. Des évaluations sont déjà prévues pour accompagner la mise en oeuvre de ces mesures. Informatin officielle, in Portail du gouvernement, 20 09 2012. Lien : ASSISTANTS PRéVENTION SéCURITé

    7.  Nous dénoncions le massacre de l'Education nationale. C'était il y a an dans ce blog. France résiste, 12 10 2011. Lien : EDUCATION MASSACRE UN AN DéJà

    8.  L'enquête PISA et ses révélations si utiles, c'est à la fois consternant et plein d'espoir ! Lire Arnaud Gonzague, NouvelObs 02 et 05 10 2012. Lien : ENQUÊTE PISA MAUX REMèDES

    Beaucoup reste à faire. Le contraire serait surprenant. Quand on a le bonheur d'avoir un gouvernement qui travaille de cette façon, la fierté et l'enthousiasme peuvent se justifier, non ? Fierté et enthousiasme à l'égard aussi, et fondamentalement, des personnels qui transmettent le meilleur possible à leurs élèves. Toute cette France-là résiste en se battant pour la jeunesse, la sérénité et l'intelligence !       

  

23/06/2012

Education nationale : premiers signes, premiers espoirs

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    Des dizaines de milliers de postes supprimés dans l'Education nationale, des secteurs particulièrement sensibles mis en difficulté par le précédent Pouvoir, une incompréhension douloureusement ressentie par le monde enseignant, rejoint par les parents d'élèves, tels sont entre autres les éléments d'un lourd bilan auquel le gouvernement Ayrault a le devoir de faire face. L'attente est immense, la situation désastreuse, les moyens difficiles à mobiliser dans un contexte de crise économique et budgétaire aiguë.

    Or, un vent rafraîchissant nous apporte quelques nouvelles de nature encourageante. Ne serait-ce que dans le domaine de la volonté politique au service de l'Education, l'atmosphère semble désormais fort différente, et c'est tant mieux !

 

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    1. Les rythmes scolaires donnaient lieu, il y a quelques années encore, à bien des divisions dans l'opinion et parmi les professionnels. Un mouvement consensuel s'est affirmé, et des préconisations formulées par des experts dans un rapport que commanda Luc Chatel sont maintenant prises en compte. A gauche, et en haut lieu, comme parmi les parents d'élèves ou chez les enseignants, la question n'est plus source de blocage, à ce qu'il semble. Des expérimentations ont du reste été faites, et elles sont probantes. Le nouveau ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, annonce quant à lui ce qu'il souhaite en la matière. Il est donc particulièrement intéressant de prendre connaissance de NouvelObs, 14 et 15 06 2012. Lien : RéFORME RYTHMES SCOLAIRES.

    2. Les postes d'enseignants sont un autre facteur d'importance primordiale pour la réussite des élèves ; certes, le nombre des suppressions de postes ne peut qu'être, au mieux, légèrement amendé dans l'immédiat. Toujours est-il que mille postes d'enseignants sont affectés par le nouveau gouvernement au profit de l'enseignement du premier degré, et ce pour la rentrée 2012, tout de suite donc. C'est une mesure d'urgence, qui pèse juste un peu au regard des dizaines de milliers de suppressions opérées par les prédécesseurs de Vincent Peillon rue de Grenelle, mais c'est beaucoup pour les écoles particulièrement en difficulté auxquelles ces postes reviendront. Et ça en dit long sur le changement de sensibilité en haut lieu... Officiellement, on veut en effet "corriger les injustices des suppressions de postes" que vous savez. Lire Libération, 20 06 2012. Lien : POSTES ENSEIGNANTS PREMIER DEGRé

    3. L'évaluation des enseignants était particulièrement visée par le Pouvoir que nous avons chassé le 6 mai 2012. Une évaluation qui devait devenir de plus en plus administrative, de moins en moins pédagogique, et qui donnait lieu à la plus vive indignation des professeurs, telle était la direction prise. Or, le lendemain de ce cher 6 mai 2012, donc le 7 mai 2012, le gouvernement Fillon, avec un redoutable "mépris du dialogue social et des principes démocratiques les plus élémentaires" (voir article NouvelObs par lien hypertexte en fin du présent alinéa) signait un décret qui visait à modifier le mode d'évaluation des enseignants. Le ministre Vincent Peillon a désormais tranché : ce décret sera aboli avant la fin du mois d'août, dans le cadre de l'agenda prévu et dans un mouvement que nous déclarons quant à nous salvifique pour l'Education nationale. Et aussi, faut-il le souligner, pour la démocratie. Voir NouvelObs, 06 06 2012. Lien : éVALUATION DES ENSEIGNANTS

    4. Le précédent gouvernement n'avait pas publié les résultats de rapports pourant commandés par lui-même au sujet de l'Education nationale. C'est ainsi que 17 (oui : 17) rapports, qui étaient "cachés", deviennent désormais des rapports publiés ! Leur importance est immense, ils pèsent d'un poids considérable par la nature des conclusions qu'ils apportent et par les perspectives qu'ils ouvrent à l'action gouvernementale. Ils sont susceptibles d'éclairer, guider, rassembler l'opinion, les professionnels, les parents d'élèves... Donnons pour exemple l'importance qu'ils accordent, preuves à l'appui, à la formation des enseignants de classes maternelles ; et ce n'est qu'un sujet parmi bien d'autres... Nous retrouvons NouvelObs, à la date du 25 05 2012. Lien : RAPPORTS CACHéS PUBLIéS.  

    5. Venons-en maintenant à la lecture. Les élèves non voyants ne sont pas oubliés, puisque l'opération "Un livre pour l'été" (destinée aux élèves qui se trouveront cet été entre le CM1 et le CM2) bénéficie cette année d'une version imprimée en caractères Braille. Nous n'avons pas pu, ou su découvrir si cette initiative (à la fois normale et bienvenue) est à inscrire à l'actif du gouvernement actuel ou du précédent. C'est, en tout cas, une bonne nouvelle de plus.  Lire en braille* sera donc un moyen de réussite et de culture pour ces enfants non voyants qui pourront découvrir "Les lettres de mon moulin", d'Alphonse Daudet.  Référence : site du ministère de l'Education nationale, communiqué de presse du 21 06 2012. Lien : LECTURE BRAILLE

    6. L'allemand, presque aussi peu étudié par nos enfants que le russe ou d'autres langues peu fréquentées (?) est une source à la fois de culture, de formation intellectuelle, de réussite professionnelle. On pourrait évoquer aussi l'importance de notre voisin pour notre activité économique et commerciale. Alors, on ne sera pas surpris que les professeurs d'allemand (ainsi que toutes celles et ceux qui aiment et promeuvent cette langue) se réjouissent de voir le poste de Premier ministre occupé par un... professeur d'allemand, Jean-Marc Ayrault pour ne pas le nommer. Mais ces partisans convaincus de la langue allemande ont peur d'être oubliés, le professeur Ayrault étant devenu au fil des ans un politique, un maire, désormais une autorité nationale chargée de tant d'autres questions... Monsieur le Premier ministre, votre passage à Matignon donnera-t-il lieu à une plus grande compréhension, chez nous, dans nos écoles, collèges, lycées, de la langue et de la culture allemandes ? On ne peut s'empêcher d'en formuler le voeu, de la façon la plus vive. Lire à ce sujet, et sur la chute vertigineuse de l'allemand dans l'Educatin nationale ces dernières années, Victor Matet in Rue89, 01 06 2012. Lien : ALLEMAND LANGUE SOUS-ESTIMéE

 

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        Voilà. Tout cela n'est point le salut, ni la fin des difficultés. Mais c'est un vent d'espoir, un rafraîchissement modeste, réel et bienvenu après la brûlante traversée des épreuves d'un passé dont nous souffrons encore. C'est un peu comme une forêt plongée longtemps dans une immobilité oppressante de l'air, dans un silence de mort, et qui, merveilleusement, se serait mise à bruire. Ou, comme le dit joliment la langue russe : "Лес зашумел". 

 

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    Dans la perspective un peu élargie de ce message, qu'il nous soit accordé le plaisir de formuler deux voeux dans le domaine de l'éducation à la communication et au vivre ensemble. 

    Tout d'abord, même s'il est hors de question que tous les voyants sachent écrire en braille, on pourrait imaginer que certains parmi nous apprennent, dès la jeunesse, à maîtriser ce système : une lettre à une personne non voyante serait alors une lettre directement lisible par le destinataire, qui n'aurait plus besoin de demander à un ami ou à un proche de lui lire ce qui est écrit. 

    Ensuite, nous pensons aux enfants, puis adultes sourds de naissance. Leur langue est la langue française des signes. Ils ne peuvent que la comprendre. Elle "fonctionne" à merveille, elle est même souvent très, très belle, beaucoup plus imagée et imaginative que nos langues à base de combinaisons sonores. Là encore, même s'il est hors de question que tous les entendants sachent s'exprimer en langue des signes, on pourrait imaginer que certains parmi nous apprennent, dès la jeunesse, à maîtriser cette forme particulièrement admirable d'expression. Nous savons tous qu'un aveugle est isolé, certes, mais mille fois moins qu'un non-entendant, pour qui la totale incompréhension qu'il rencontre auprès de la population est synonyme de souffrances et de murs aussi hauts que ceux d'une prison.

    En outre, il n'est pas indifférent de savoir qu'une bonne base de langue française des signes permettrait non seulement de communiquer avec les sourds de naissance, mais également d'apprendre directement depuis les signes comment parler et écrire de nombreuses langues étrangères orales. L'avantage étant, qu'à partir de la langue des signes on passe du sens au sens, ou plus précisément du sens aux mots (français ou en d'autres langues), alors qu'en partant du français on court toujours le risque de travailler en référence à nos mots français, ce qui est un lourd handicap au regard des expériences et méthodes les plus performantes dans l'apprentissage des langues étrangères.

    On objectera que si quelques personnes parmi nous connaissaient la langue des signes, les non entendants s'en trouveraient découragés d'apprendre à lire sur les lèvres et à parler avec leur voix (qu'ils n'entendent pas, ou guère). Tout cela est purement imaginaire, car : 1° un non-entendant a besoin de lire sur les lèvres et de parler avec sa voix tous les jours de sa vie et dans toutes sortes d'occasions ; 2° quels que soient les efforts qu'il déploie, et les compétences extraordinaires qu'il réussise à atteindre en français oral, ou écrit, ou encore lu, sa langue est la langue des signes comme la nôtre est la langue auditive, c'est dans sa langue non audible qu'il vit profondément depuis sa naissance et qu'il possède, du reste, une culture et une pensée que nous gagnerions à connaître.

    Que le lecteur veuille bien nous pardonner cette diversion au sujet du braille et de la langue des signes : la passion a parlé... Vous avez droit aux excuses d'Estival tout confus !  

     * Note : Chacun sait que le braille est un système qui permet d'écrire et de lire non seulement les lettres, mais également les chiffres, la musique, et d'aborder jusqu'aux domaines les plus élevés de la science mathématique ou de la composition de partitions musicales, etc ! Grâce à l'utilisation, tout simplement, de six points en relief sous le doigt de la personne non voyante. 

  

07/04/2012

Trois recettes au détriment de la vérité

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           La vérité est un grand mot. Et le mot, pas plus que la réalité qu'il évoque ne font partie des gadgets à la mode ces temps-ci. La vie publique, les moeurs démocratiques ne s'en trouvent pas grandies. 

        a)  Si l'on me dit "Voici le plan de Paris", et que l'on me donne un plan de Grenoble, je dirai que l'information (Grenoble pour Paris) est inexacte.

        Si Marine candidate semble indiquer qu'en France, même pour les crimes les plus atroces, on ne fait pas de peines de prisons plus longues que 27 ans, ses propos au sujet de cette réalité sont inexacts : trois ou quatre mises en défaut lui sont opposées dans un article qui met en quelque sorte les pendules à l'heure. Lire Cédric Mathiot, Libération 28 03 2012. Lien : INEXACTITUDE.

 

     bret90.jpg   b)  Si l'on me dit "Voici le plan de Paris" et que l'on me tende un plan où ne figurent que les rues commerçantes, si donc dans ce plan manquent les places, les squares, les musées, les jardins, les monuments, les voies d'eau, je dirai que l'information est incomplète : elle est inexacte parce qu'incomplète. On parle aussi de "vérité incomplète". Ou encore de mensonge par omission.

Si les statisticiens de l'Education nationale ont réalisé dans l'année une cinquantaine d'études demandées officiellement, et si en l'espace de quelques mois une seule de ces études a été publiée, l'image que cela donne de leur travail est inexacte, car partielle (incomplète). Ce qui, au demeurant, n'est pas sans quelques conséquences sur l'image de l'Education nationale. C'est précisément pour cette raison que des statisticiens, soutenus par des syndicats, ont créé un collectif dont le but est d'oeuvrer pour que les études qu'ils réalisent soient publiées. Article de M. P., Libération, 29 03 2012. Lien : VéRITé INCOMPLèTE.

 

 bret164.jpg                             c)  Si je demande un plan de Paris et qu'on me tende un petit fascicule intitulé "Plan de Paris" ; si, une fois ouvert, cet objet ne contient que la liste des bureaux de poste de Dresden, en Allemagne, liste parfaitement exacte : le problème n'est pas la liste elle-même, puisqu'elle est excellente ; le problème, c'est que le fascicule annonce "Paris" et me fournit en réalité autre chose, à savoir les bureaux de poste, ceux de Dresden dans ce cas précis ! Il y a inexactitude de l'étiquette, ou encore annonce erronnée. On peut dire aussi que c'est une façon de m'obliger à voir la liste des bureaux de poste de la ville de Dresden, dont je me fiche complètement : on m'impose cette liste, c'est une sorte d'imposition de contenu. Le célèbre coup du cheval de Troie est un exemple de cette astuce : on reçoit un cheval, et finalement ce sont des guerriers ennemis qu'on a reçus chez soi, dans la ville ! Et on se fait trucider gaiement... Il y a eu imposition du contenu du cheval, à savoir les guerriers.

Si un institut de réflexion présente ses idées sous la forme d'une campagne publicitaire télé-radio, l'annonce est celle d'un acte de publicité, le contenu imposé est la présentation des idées. Et lorsque les idées sont proches des conceptions d'un candidat à des élections, cela donne lieu à une décision de la part du CSA : l'institut Montaigne cessera de faire sa campagne à partir du lundi 9 avril 2012. Nabil Touati évoquait récemment le problème et nous incitions à le lire ; il nous tient au courant de cette toute dernière évolution du dossier, in NouvelObs, 06 04 2012. Lien : IMPOSITION DE CONTENU.

        Voilà comment, parmi bien des manoeuvres possibles, on peut choisir l'une ou l'autre pour mettre la main sur la tête (le cerveau) de la population. On peut évoquer à ce sujet la grande question du conditionnement des esprits. Et la proximité d'une élection n'y change rien (tout au contraire, qui sait ?). Amie lectrice, ami lecteur, bonne fête de Pâques, ou tout ce que vous voudrez, mais attention : n'anoncez pas trente oeufs en chocolat pour ne donner que quatre roses fanées. Merci d'avance pour les gourmands que vous convaincrez !

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19/03/2012

Pourquoi le racisme grandit

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Avertissement

Ce message était presque prêt hier soir, tard,

à l'heure où il fallut aller dormir,

en remettant au lendemain les dernières vérifications.

Les références sont des articles de presse du 25 février et du 17 mars.

Ceci n'est donc en aucune manière une réaction à la tragédie survenue

ce matin à Toulouse,

laquelle nous inspire émotion, silence et consternation.

 

        Le racisme grandit, même dans l'Education nationale ! La raison est 1° d'ordre passif (ce qui n'est pas dit, ce qui n'est pas fait) ; 2° d'ordre actif (ce qui est dit, notamment de façon publique).

        1° Dans ce qui n'est pas dit, ou pas fait, il y a les carences de l'Education nationale : l'échec, l'ennui, l'atmosphère tendue, la difficulté à réussir. Tout ce qui éloigne du bonheur en somme va dans le mauvais sens. Il y a aussi le manque d'engagement positif : de même qu'on ne combat pas le bruit en faisant la guerre au bruit mais bien plutôt en apprenant à aimer et cultiver le silence* (extérieur et intérieur), de même on ne combat pas le racisme en se contentant de faire la guerre au racisme, mais bien plutôt en développant le goût et l'expérience du bonheur d'être ensemble, d'avoir des différences, d'en jouer de façon heureuse et bien assumée.

        2° Dans ce qui est dit, ou fait, il y a des déclarations qui restent dans la tête des gens, et que l'on retrouve aussi dans celle des élèves, surtout si l'on considère les manques que nous venons de dénoncer ci-dessus. Telle campagne politique qui se donne pour objectif de diminuer le nombre des étrangers parmi nous, petites phrases venant de haut dans la société, les dégâts peuvent être considables. La formule "il y a trop d'... en France" est de nature à rester dans les pensées, dans le langage, dans le chant intérieur que chaque personne entend sans cesse, en sourdine, sans y prêter attention, et qui alimente bien des réactions. Et des actes parfois s'ajoutent aux paroles : expulsions de roms en tant que roms, non plus seulement dans les mots, mais dans les actes ! 

        Il est temps d'affirmer la fraternité universelle par des mots, des paroles, des exemples capables d'entraîner, de susciter amour et ferveur, dans le bon sens. Ce que font Cimade, RESF... ...

        Cela ne va pas toujours de soi, à ce qu'il semble. C'est bizarre : alors que tout le monde est d'accord quand il s'agit de fraternité, de justice, d'égalité des chances par exemple, il en va bien autrement dès lors qu'il s'agit de choses modestes, simples et quotidiennes : apprendre le bonheur du silence, de la douceur, de la réflexion ; dès lors qu'il s'agit d'oser aimer, d'oser avoir de la ferveur, de l'enthousiasme, d'oser se réjouir, d'oser être heureux de l'autre. Or ces attitudes, dont notre société semble avoir honte, sont les bases émotionnelles profondes sur lesquelles peuvent s'appuyer, et se développer la fraternité, la joie, la confiance. Il est plus commode d'inciter à la peur, à l'exclusion, à la haine ! Le présent nous le montre, l'histoire nous l'a enseigné !

        On pourrait confronter ce qui précède à deux articles de

Rue89 :

A./  25 02 12, par Nolwenn Le Blevennec (journaliste) et Audrey Cerdan (photographe) sur les filles noires et les autres élèves, et le "Il y a trop..." que le chant intérieur ramène sur la langue des jeunes pas racistes un brin, tiens, pardi, mais enfin à y regarder de plus près peut-être que après tout et si, et si... ? Lien : LE MOT TROP.

B./  17 03 2012, par Augustin Legrand, assistant d'éducation, sur les insultes racistes proférées par un élève à l'adresse d'un adulte en situation d'autorité, et sur la façon dont solidarité et soutien peuvent se faire très, très timides : le monde à l'envers. Ici encore, le "chant intérieur" qui habite les esprits pourrait avoir pâti de l'influence d'une formule "balancée" par tel ou tel adulte de haut niveau, ou plus précisément de haute responsabilité dans l'ordre de la force médiatique ! Lien : RACISME VIOLENCE DE LA PAROLE.

        Puisse tout cela nous inciter à construire une France dans laquelle les enfants disposent de bonnes conditions de travail, ainsi que nous le souhaitions précédemment... Tant il est vrai que le racisme n'est pas fils du bonheur partagé, ni de la joie profonde d'apprendre, et d'aimer. Il est plutôt fils de la misère économique, de l'angoisse du lendemain (voir notre message récent sur la présence néo-nazie dans tel quartier en Grèce**), comme de l'absence du bonheur total et épanousissant. Il en était un peu question dans notre message du 08 03 2012. Lien : EDUCATION RASED PSYCHOLOGUES.  

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* France résiste, 17 05 2012 "Les quinze causes de la violence", dont le bruit ! Lien : VIOLENCE BRUIT.

** France résiste, 11 03 2012 "La France en progrès (...) Tu parles !", alinéa ddd... "Quittons la France pour la Grèce (...)".

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22/02/2012

L'école tient tête, des parents jusqu'aux inspecteurs !

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    Résister à la mise à mal de l'école, c'est ce qui se fait désormais dans notre pays. Et si vous en doutez n'hésitez pas à consulter une modeste revue de presse avec sa bonne soixantaine de liens vers des pages consacrées à des actions menées ici ou là, un peu partout en France. Vous trouverez, par exemple, sous le titre "La Capelle", le lien "Fermeture de classe (...) barrage" ; cliquez dessus, vous aurez vaguement l'impression qu'en somme on peut bien à la fois fermer des classes et détruire des rased sans se contredire, puisque tout cela va dans le même sens : création de conditions d'enseignement difficiles (pour les professeurs, pour les élèves!) concomitante à des suppressions dans ce qui se faisait de mieux en matière d'assistance (pour des élèves en mauvaise passe) ! Bien sûr, vous aurez envie de cliquer sur les soixante quatre (environ) autres liens, tous plus éloquents les uns que les autres ! C'est sur le site de Sauvons l'école, 22 02 2012. Lien : ECOLES LA REVOLTE.

    Michel Gonnet a écrit une Lettre ouverte au ministre, intitulée "L'inspection n'est pas un simulacre". Il l'a fait de la part du bureau de son syndicat (syndicat national des personnels d'inspection). La lettre reproche au ministre "une attitude qu'aucun de (ses)prédécesseurs n'avait encore osée".  On verra dans le texte comment un ministre a pu tenir des propos jugés "méprisants" par ceux qui s'efforcent de remplir la mission qui leur est confiée, cependant que la politique même du gouvernement n'est vraiment pas favorable à l'école et ne contribue pas à l'améliorer. Postes en moins, "contrôle administratif" privilégié par rapport à la pédagogie, pas de formation des professeurs ou presque, en tout cas de moins en moins, semble-t-il ! Les actes et les paroles seraient-ils donc un véritable ensemble placé sous le signe du mépris ? Telle est la question que nous nous posons en constatant de si nombreux prétextes à rancoeur chez des professionnels avertis.

    Au passage, le sens du mot "simulacre" est bien élucidé, et l'on comprend encore plus intensément la communication du bureau syndical, lui-même reflet de nombreuses réactions qu'il a traduites sous la forme de cette Lettre ouverte au ministre. Bonne lecture, c'est sur le site du SNPI-FSU, 22 02 2012. Lien : SIMULACRE.

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