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23/06/2013

Front républicain : faut-il l'alliance électorale contre le FN ?

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        La France, endormie par les paroles du précédent quinquennat, accablée par la crise et ses douloureuses conséquences, politiquement malade de son dégoût envers les responsables politiques de tous bords, succombe à ses trop habituels démons : d'une part le mépris de la chose publique, d'autre part le dénigrement systématique, stérile et maladif érigé en sport mental favori.

 

        Le résultat pourrait être, grâce à une abstention électorale de plus en plus massive, grâce à l'aveuglement dû aux diverses causes que nous venons d'évoquer, que le Front national finisse par triompher !

 

        Il est bon de comprendre ce que cela représenterait, en commençant par nous souvenir de ce qu'est le Front national. On pourra en prendre conscience, ainsi que de l'évolution de la situation politique en France ces dernières années, on pourra enfin discerner les causes du danger qui nous menace en lisant l'éditorial du journal Le Monde, 22 06 2013. Lien : FRONT RéPUBLICAIN NéCESSAIRE.

 

        C'est volontairement que nous limitons aujourd'hui la longueur du présent message, la lecture de cet "édito" du Monde ayant par elle-même une valeur absolue. Car même le plus bavard (votre serviteur, Estival) sait parfois se taire, par excès de joie dans la communion d'esprit et dans l'admiration. Cet éditorial est une balise lumineuse dans la vie politique et culturelle de la France qui résiste au mauvais esprit extrême. Puissions-nous transformer ce qui n'est qu'un objet intellectuel (admirable) en un changement d'attitude collective et un sursaut de la démocratie ! 

 

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La France n'étant pas une dictature,

il importe, et il convient

de considérer et

examiner librement

ce qui précède.

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28/04/2013

Les Français veulent un roi

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        "... ... le plus impopulaire des présidents.... ..."

(d'après un sondage)

 

 

 

        Mais partons de quelques réalités plus ou moins sondagières, justement ! 

 

        A.  Un sondage donne 75% des Français partisans d'un "gouvernement d'union nationale". Cela n'est pas sans évoquer les idées de François Bayrou et son ambition de "rassembler" en transcendant les frontières politiques. JDD, 27 et 28 04 1013. Lien : SONDAGE UNION NATIONALE.

 

        B. On pourrait profiter de cette occasion pour voir ou revoir ce qu'était le programme économique du candidat à l'élection présidentielle Françoois Bayrou : sinon, comment parler sans connaître ? Voir L'Expansion, 19 03 2013. Lien : PROGRAMME CANDIDAT BAYROU.  

 

        C.  L'utilisation des sondages est-elle une façon de faire donner par le peuple des leçons de bonne conduite au président de la Répuglique ? La publication régulière des résultats de sondages peut-elle guider les pas d'un Prmier ministre ? Toujours est-il que le sondage mentionné ci-dessus (A. ) indiquerait d'abord et avant tout en quel piteux état se trouve l'opinion publique en France : face aux réalités, la France a peur ; face au monde politique et à ses responsables, la France se situe dans le manque de considération. De quoi désespérer. Pas forcément de quoi tisser une union nationale ! Lire Pierre Haski, Rue 89, 28 04 2013. Lien : FRANCE OPINION EN RUINES

 

        D. Si la fable "Les grenouilles qui demandent un roi" ne peut évidemment pas rendre compte de la situation politique actuelle, elle ne manque pas d'un certain à-propos quant à notre façon de nous comporter collectivement, et à l'insatisfaction permanente dont nous faisons preuve depuis longtemps dans notre pays (voir dans ce blog ce qui relève du "dénigrement"... Site Poésie webnet. Lien : GRENOUILLES ROI

 

        E.  Nous avons eu des rois, en France. Lorsque François Hollande nous engage au Mali, il retrouve les pas d'un passé qui a, plusieurs siècles avant le nôtre, préparé la figure d'une partie d'un grand continent, notre voisin... "Louis XIV et l'Afrique noire", ouvrage de Tidiane Diakité, montre la complexité, l'humanité et l'importance pour les siècles suivants de ce qui concernait notre ancien monarque et l'Afrique, d'hier à aujourd'hui. Le roi, en ce temps-là, agissait selon son pouvoir, certes, mais aussi selon les exigences et les immenses ressources de la relation personnelle, fortifiée par l'amitié, l'estime, la compréhension. Il y eut des erreurs, de la grandeur, toutes sortes de valeurs bonnes ou moins bonnes de part et d'autre ! Mais la lecture de ce livre récemment paru est bonne conseillère, et d'excellente culture pour l'esprit, même si elle n'est pas de nature sondagière ! Voir  site des éditions arléa. Lien : ROI FRANCE HIER AUJOURD'HUI

 

POURQUOI PARLER DE "ROI"

SI LES SONDAGES N'EN PARLENT PAS ?

 

        D'abord, parce que les sondages n'ont pas posé la question. Ce que France résiste aurait pu oser faire. Mais les personnes interrogées se seraient sans doute montrées surprises, hésitant bien souvent à donner une réponse immédiate à une préoccupation si inhabituelle. 

 

        Alors, en fin de compgte, les Français ne veulent peut-être pas d'un roi : un roi, on n'en change pas tous les sept ans, voire depuis peu tous les cinq ans, quinquennat oblige ! Un roi, ça n'est pas issu des urnes, encore moins des sondages ! Un roi, ça ne se remplace pas au bout d'un an au lieu de cinq parce que le peuple a faim d'emplois réels (ça, c'est bien) et d'effets d'annonce à effet garanti (ça, on y a trop goûté pendant cinq ans) !

        Mais les Français veulent un roi : un roi, on peut le critiquer et le tourner en ridicule, quand il est capable de ne pas vous intenter un procès pour outrage à roi ! Un roi, on peut le placer au-dessus des pouvoirs régionaux, au-dessus des batailles de partis, des féodalités, des rivalités ! Un roi, c'est une forme de sérénité, une sorte de confiance lointaine, que même les critiques populaires ne sauraient atteindre. Une sorte de François Hollande divinisé. 

        Car les Français ont déjà un roi : avec son pouvoir de diriger lui-même le gouvernement, avec ses querelles de palais ! Avec son caractère, son vocabulaire et ses façons d'agir. Avec son peuple qui gronde. Avec, en matière de politique internationale, ses relations personnelles très humaines quand il le faut, très décidées lorsque cela convient.

        Alors, pourquoi un "gouvernement d'union nationale" ? Parce qu'avec ça les Français seront servis : ils auront un gouvernement de féodalités opposées, les rigoristes contre les relanceurs de pouvoir d'achat, les européens contre les nationalistes, les pro-Merkel contre les contre-Merkel ! Ils auront tout cela, qu'ils ont déjà ! Mais en plus, ils l'auront dans la même équipe ! Pour tirer en sens inverse, ils s'y mettront à tous, à Matignon, sur la même ficelle ! Et pendant ce temps, les critiques de la population se multiplieront comme jusqu'à présent, mais les critiques pourront tirer dans tous les sens, sur "tout ce qui bouge" au gouvernement ! Et la vérité, c'est que plus rien ne bougera, les forces contraires se neutraliseront mutuellement, si bien que la seule chose bien vivante en France sera la tension. Ou plutôt, peut-être, la critique. Ou plus encore, sans doute, le découragement. 

         Surtout, il faut à la France un roi : non pas pour rêver devant la beauté de ses fastes ou la hauteur de sa fonction, comme pourraient le faire des nations étrangères . 

        Non, en France, si nous devenions monarchie, nous aurions un roi pour le tourner en dérision ! Et nous aurions le pouvoir d'en changer : un roi remplaçable pour cause de besoin d'une nouvelle cible pour le sport favori des Français : le dénigrement !

        Alors, si nous en arrivons un jour à ce point de perfection dans l'art de dénigrer, alors paraîtra l'étoile de l'espoir populiste extrême, l'étoile de la haine et du racisme, l'étoile du dénigrement dirigé vers des cibles préalablement désignées : sans-papiers, Roms, immigrants venus en barques ou bateaux de fortune, si bien que le mécontentement des Français aura enfin une bonne, une vraie cible, sur laquelle un consensus sera établi.  On aura enfin élu un roi qui saura détourner de sa personne l'animosité du peuple, un roi qui sera capable de diriger la colère, d'orienter le mécontentement ! Quelques personnes humaines en feront peut-être les frais, mais l'ordre régnera de nouveau, et ces personnes ne seront pas nommées et respectées comme des personnes mais feront partie de catégories : arabes, musulmans, priants "de rue", sans-papiers, illégaux : par exemple... Et qu'est-ce que vous pariez que le royaume alors fondé sur de telles bases sera plus stable ? Il sera devenu, peut-être, aussi solide, aussi durable, aussi "pérenne" (drôle de mot...) que le règne de monsieur Vladimir Poutine... (Voir ce mot dans le blog "France résiste", et chercher celles ou ceux qui ne le vomissent pas, voire qui l'admirent peut-être, depuis la Norvège jusque chez nous)... 

        Les Français, telles les grenouilles de la fable, réclameront jusqu'aux cieux qu'on leur donne un autre roi, lorsqu'ils auront fini par souffrir de la belle royauté stable et solidement établie, impossible à modifier tous les sept ans, tous les cinq ans, tous les ans. Mais la réponse sera la même que sous la plume de Jean de La Fontaine. Dès lors, les Français devront apprendre à dénigrer, critiquer, se moquer, ridiculiser le pouvoir comme ont appris à le faire, depuis des siècles jusqu'aux jours de Poutine, les Russes. 

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08/04/2013

Puérils ou responsables, qui sommes-nous donc ?

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         L'atmosphère sulfureuse dont les médias se font l'écho présente presque des apparences de jeu : un jeu au cours duquel des choses bien réelles (hélas !) tendraient à attiser la consternation, l'indignation légitime, et aussi le dénigrement dont nous sommes nombreux à faire notre régal (hélas !)... Le dénigrement mettrait en pièces, encore hélas !, la classe politique. Puissent les lignes qui précèdent se révéler fausses et sans fondement !

        Toujours est-il que le jeu existe, même à l'état adulte si l'on peut dire, et de façon sociologiquement observable lorsque c'est le dénigrement qui en est l'enjeu (alinéas 1/ 2/ et 3/ ci-dessous). 

        Dans les cours de récréation, nos enfants jouent de façon dangereuse. Et proprement sidérante... (ci-dessous 4/).

        Or, le gouvernement lui aussi s'intéresse aux jeux. Ah, est-ce enfin l'espoir ? (ci-dessous 5/).

        Mais les règles du jeu peuvent changer, et c'est le cas lorsque ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Cahuzac devient, par un tour de magie sans trucage ni espièglerie, une heureuse "nouvelle" (voir 6/ ci-dessous). 

        Enfin, on passe de nouveau de l'horreur à la construction politique lorsque les inquiétudes éveillées par certains mots (Cahuzac, Augier) subissent tout à coup une métamorphose et prennent les allures d'un changement pour le meilleur... et pas pour le pire (ci-dessous 7). 

        Tout étant dit, ou presque, on est en droit de se demander si la France n'est pas en train de jouer avec ses propres peurs, ses propres miasmes, ses propres cauchemars. Et le résultat, c'est que nos cerveaux font un long cauchemar et se trouvent coupés de la réalité : une réalité beaucoup plus belle, dans laquelle des partis, des syndicats, des militants, des ministres, un président, construisent. N'y a-t-il pas dans ce jeu de la peur, dans ce cauchemar, une préparation profonde au populisme le plus bête qui soit, qui commencerait à régner sur nous par le dénigrement acharné, baptisé d'un nom savant commençant par "b" dont le sens n'est ni exclusivement anglais, ni le moins du monde chinois ? 

 

 

        1/  On a fait, avant même que n'éclatent les plus récents sujets de scandale et d'indignation, des critiques répétées, systématiques, particulièrement riches et variées en provenance de l'opposition de droite, à l'encontre du président François Hollande. Il fut même de bon ton d'appeler cela du "Hollande bashing", ce qui présente l'avantage de paraître savant (un mot étranger...) et moderne (un mot anglo ou saxon, ou quelque chose de ce genre ?). Et puis, quand on parle des gens qui font du "bashing", on se rémémore subconsciemment des sports tels le canyoning, le trekking, le karting... Peut-être n'est-il pas très bon de laisser des parfums de jeu, de sport, se mêler à l'acharnement dans la façon de dénigrer celui qu'on n'aime pas parce qu'il n'est pas d'un certain bord politique ? Ou parce qu'il a été élu, et se trouve donc bien placé, en France du moins, pour devenir une "cible" (voir notre référence à la langue chinoise, par pure coïncidence). Le "bashing" est une pratique de dénigrement qui s'inscrit dans le cadre d'un groupe. Lire Geneviève Bernard Barbeau, in Revue Signes, 30 01 2012. Lien : Revue signes Geneviève Bernard Barbeau.    

BERNARD BARBEAU Geneviève. Le bashing : forme intensifiée de dénigrement d’un groupe. Signes, Discours et Sociétés [en ligne], 8. La force des mots : valeurs et violence dans les interactions verbales, 30 janvier 2012. Disponible sur Internet : http://www.revue-signes.info/document.php?id=2478. ISSN 1308-8378.

         2/  Le sens de l'anglais "bash" comporte le fait de frapper, l'idée de cogner, la possibilité de "rosser" une personne. Le mot en lui-même est un véritable acharnement ! Et c'est précisément l'un des charmes de ce mot anglais, que d'être assez bien traduit par l'idée, en français, de l'acharnement dans la façon de dénigrer : de façon collective, plus ou moins concertée, en tout cas concertante, concentrée sur une même cible... Voir Reverso Dictionnaire. Lien : BASH

        3/  Par pure fantaisie, on peut se demander ce que pourrait nous révéler le début de "bashing", c'est à dire "ba", en chinois mandarin.

 Rien de plus simple : après avoir ouvert le lien 3/ ci-après, écrivez ba dans l'onglet de recherche du site de Chine Nouvelle,

puis cliquez sur "options"

et cochez (ou simplement laissés cochés) le choix "caractères simplifiés",

et le choix "prononciation pinyin".

Ceci étant fait, lancez "Recherche", et découvrez que "ba' peut signifier "cible", c'est l'un de ses multiples sens.

Bien sûr, il ne s'agit là que d'une idée fantaisiste de l'auteur de France résiste, sans rapport avec la réalité du bashing appliqué à Hollande François. Site de Chine Nouvelle dictionnaire. Lien : CHINOIS

 

        4/  "Jeux dangereux et pratiques violentes", font l'objet d'une étude particulièrement bienvenue de la part de l'Education nationale. Et c'est horriblement "édifiant", si l'on peut dire... Ministère de l'Education nationale, bureau de la santé, de l'action sociale et de la sécurité, CNDP -CRDP. Lien : JEUX DANGER MONDE SCOLAIRE

 

        5/  Le gouvernement s'intéresse aux jeux vidéo. Enfin un espoir ? Enfin le service de l'enfant, de sa santé mentale, de sa sécurité, de son hygiène ? Enfin on se soucie de ce qui fait l'enfance de nos enfants et la jeunesse d'esprit des jeunes de notre pays ? Eh bien voilà : il est question de "l'innovation et la compétitivité", le confort neurologique de nos petits chéris ne figure pas au programme. Or, nos enfants font partie des utilisateurs de jeux vidéo, non ? Lire Laurent Checola, in Le Monde, 04 04 2013. Lien : JEUX VIDEO QUEL ENJEU

 

        6/  L'affaire Cahuzac nous montre que la France n'est pas laide, elle est belle. L'actuel exécutif s'est montré à la hauteur. France exemplaire, c'est maintenant ! Et en actes. Lire Laurent Neumann in Marianne, 04 04 2013. Lien : FRANCE EXEMPLAIRE

 

        7/  Répondant à Sud Ouest Dimanche, Marcel Gauchet s'exprime au sujet des affaires Cahuzac et Augier. Il y voit la possibilité pour le président Hollande de tenir ses promesses : tout particulièrement en s'attaquant au problème des paradis fiscaux, et en le faisant dans le cadre de l'Europe. Ainsi, nous pouvons estimer, avec plaisir, que les scandales ne servent pas seulement à alimenter notre manie du dénigrement : ils peuvent servir tout aussi bien à donner un coup de fouet au changement dans le bon sens, au changement pour le meilleur, et pas pour le pire. Sud Ouest, 07 04 2013. Lien : Scandales pour aller de l'avant

Dénigrement à la française,

sacré garnement,

en as-tu pris pour ton compte,

alors que je viens de m'acharner 

contre toi, 

comme on pourrait le faire 

à la foire 

en jouant au jeu de massacre

 contre des boîtes de conserve

ou des bouteilles qu'il faut atteindre,

   ou faudra-t-il te dénigrer davantage ?

            

27/01/2013

Au pays du mépris, le populisme est roi

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Un souvenir

 

        Lorsque la France hésitait, à l'un des carrefours de son histoire, un pays voisin s'en inquiétait beaucoup. Dans le métro, on ne pouvait plus distinguer le visage des voyageurs, car chacun d'eux s'était plongé, le temps d'un bref voyage souterrain, dans la lecture de toute une variété de journaux, magazines et revues qui titraient esentiellement en fonction de leur affection et de leur pensée anxieuse à l'égard de la France. C'était avant le "retour du général", et chacune, chacun dans ce pays étranger mais proche du nôtre pressentait que l'avenir s'ouvrirait tôt ou tard par un changement de régime politique. Ce qui fut fait lorsque fut instaurée la Vème République.

        Un jeune français se trouvait dans le train, revenant de ce pays vers la France. Un arrêt, des bruits nouveaux, des voix peu aimables, un rien "gueulardes" le tirèrent de la douce somnolence dans laquelle il retrouvait comme en rêve ses souvenirs agréables, après ce séjour en pays étranger, un étranger prévenant, courtois, soucieux d'action publique et de bien commun, ouvert à toutes les lectures d'actualité et d'opinion dans une presse abondante et riche par ses courants de pensée. Mais tout à coup, que se passait-il ? Notre voyageur ne rêvait plus ; une voix misérable, méprisante, provocante, hurlait sur le quai de la gare : "Les politiques ? Tous les mêmes ! Tous pourris !" Eh oui, le train venait de passer la frontière, on était en France : changement de ton, changement de mots... 

        Le lecteur a sans doute déjà compris que ce trait de caractère du Français méprisant, se déclarant apolitique pour mieux se situer au-dessus de tout le monde, sans prendre ses responsabilités, sans faire d'effort en vue d'améliorer  le sort d'un pays, le sien, n'est pas un trait de caractère né de la dernière pluie. C'est de très longue date que le Français méprise en bloc, et fait de l'acrimonie sa drogue quotidienne et sa disposition d'esprit favorite. 

        Pourquoi ce rappel ? Parce que nous ne devons pas croire que le populisme et le pessimisme d'aujourd'hui sont caractéristiques du seul moment présent. Néanmoins, le moment présent, la crise, et certains encouragements venus d'en haut pendant au moins cinq années d'un certain quinquennat très à droite, ont fait souffler l'air du temps dans le mauvais sens. Le fait que le Français soit enclin au mépris, à la rancoeur, à la rouspétance, à la généralisation, à la rapidité du jugement qui dénigre, tout cela n'excuse pas le mal du temps présent, mais au contraire l'aggrave ! Car si l'on veut faire tomber un combattant, une personne, un peuple, le plus simple et le plus commode consiste à solliciter son point faible. 

 

Ce qu'il en est au moment présent

 

        Une France qui veut se connaître elle-même sonde sa propre opinion. Ce dont Gérard Courtois se fait l'écho dans Le Monde.  Nous avons isolé les mots de l'article qui sont utilisés pour caractériser l'opinion française, ou plutôt l'état d'esprit en France tel qu'il semble se dessiner au vu d'un récent sondage, et le résultat est peu commun : 

pessimisme,

réticence,

crainte,

jugement sans pitié,

irritation,

rejet,

anxiété,

peur de l'autre,

hostilité,                                  

acrimonie,autorité,bouc émissaire,chef,crispation,dénigrement,hostilité,mépris,peur,populisme,rejet

 

crispation autoritaire,

demande d'autorité,

crispation identitaire,

rejet religieux,

désignation de boucs émissaires.

 

        A.  La conclusion de l'article de Gérard Courtois ne saurait être évoquée dans ces lignes : il faut lire tout l'article, car 1/ : il justifie pleinement (hélas!) la liste des mots donnés ci-dessus, et 2/ : la conclusion elle-même est une pièce d'orfèvrerie dont la briéveté n'a d'égal que l'éclat. Le Monde, 24 et 25 01 2013. Lien : OPINION POPULISME.

 

 

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       B.   Le chef est quelqu'un qui sait trouver des mots, des intonations et des postures de telle sorte qu'il puisse incarner en sa propre personne les pensées, les sentiments, et surtout les émotions de la population. Le peuple dès lors se reconnaît dans le chef, et l'investit de toute sa confiance, le désignant par là même comme... son chef ! Devons-nous reconnaître l'art d'être chef dans la façon dont, au Front national, on semble s'être réjoui en lisant l'article ci-dessus cité ? Le mieux serait de lire à ce sujet Abel Mestre, in Le Monde, 26 01 2013. Lien : FN DISCOURS CHEF

 

Savoir à qui l'on a affaire

 

        C.  Enfin, si vous avez la désagréable impression que le précédent quinquennat aurait, sait-on jamais, plutôt favorisé en France le mépris, le dénigrement, la désignation de boucs émissaires, vous pouvez lire ou relire France résiste sur l'Acrimonie, 17 11 2011. Lien : DéNIGREMENT ET ACRIMONIE. (Lien interne, pour en sortir revenez à la page précédente (flèche sur fond coloré) au lieu de fermer la page web !) 

 

Conclusion

Puissions-nous ne pas oublier,

en étant pris dans le tourbillon des nouvelles médiatisées, faites de peurs, d'horreurs, de tensions, de menaces, et de toutes sortes de raisons de mépriser, 

que l'essentiel se joue dans les choix intérieurs que nous faisons, qui nous permettent d'espérer, de résister, enfin d'agir dans la confiance.

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