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06/01/2014

Barbarie, humour, et puis la violence du langage nazi

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        Monsieur Dieudonné M'bala M'bala fait grand bruit. 

 

        A./ Si l'adjectif "criminels" permet à Bertrand Delanoë de qualifier les propos de ce monsieur, Bernard-Henri Levy préfère quant à lui dire qu'avec Dieudonné M'bala M'bala on n'a pas affaire à un humoriste, mais à un "agitateur néonazi". L'un comme l'autre, le maire de Paris et le philosophe soutiennent Manuel Valls dans son intention de s'opposer aux agissements de monsieur D. M'bala M'bala. Voir Le Point du 05 01 2014. Lien : humour différent de agitateur néonazi

        B./ Anne Hidalgo oppose l'humoriste, que Dieudonné n'est pas, au "militant enragé du racisme et de l'antisémitisme" qu'elle voit en lui aujourd'hui. Lire Bertrand Gréco in le JDD, 04  et 05 01 2014. Lien : humoriste différent de raciste.

        C./ Chez Christiane Taubira, les termes qui surgissent à propos de monsieur Dieudonné se trouvent plutôt du côté de : "antisémite multirécidiviste", "barbarie ricanante", en contraste avec "démocratie" et "solidarité éthique". Le Point, 03 01 2014. Lien : humour différent de barbarie.

        D./ Ne se contentant pas de belles paroles, messieurs Ayrault et Valls engagent l'action gouvernementale dans la bataille. Il s'agit en effet de s'opposer à "la banalisation des propos antisémites". La LICRA, ainsi que SOS Racisme se joignent au combat. Les propos de Dieudonné ne sont pas les seuls objectifs visés. On vise également ce qui pourrait s'avérer être de la part de Dieudonné une façon d'organiser de nature frauduleuse sa propre insolvabilité : tout un art ! Et pas particulièrement commode à contrer juridiquement... Sans parler de la fameuse "quenelle"... Libération, 06 01 2014. Lien : humour insolvabilité spectacle humoriste.

 

Langage des mots et de l'humour,

façon intime d'être,

rapport au nazisme,

rire heurux ou sarcasme :

simples et profondes, ces vérités humaines

sont au coeur du problème...

 

        E./ Le passage du rire au sarcasme est facile, souvent insensible presque. Les joyeux rieurs deviennent sans qu'on y prenne garde de redoutables railleurs, voire des méchants, cruels... Cela est vrai aussi à un échelon vaste, politique, systémique. On peut y penser à propos du nazisme. L'analyse de ce que représente le sarcasme, par opposition au rire heureux, est pleine de sens. En identifiant le sinistre sarcasme, qui se cache sous le voile lumineux du rire, on passe d'une société à une autre, d'un état de l'humanité à un autre. C'est pourquoi on lira avec passion la véritable leçon de pensée que nous donne Gérard Rabinovitch ("philosophe et sociologue, Centre de recherche SENS, Ethique Société (CERSES), Université René Descartes, CNRS"). On ne sera pas effrayé, ni même intimidé, en voyant qu'il fait appel à Spinoza, Hokheimer, Adorno, Victor Hugo, George Puttenheim. Oui, à travers toute cette richesse de pensée et d'intuition, il nous guide de façon lumineuse vers la compréhension du rire d'Hitler, et la découverte de "la violence très particulière du langage nazi". Il nous montre comment s'opposent le rire heureux et le rire méchant, le rire fait de joie et celui qui s'approche de la terreur. Difficile, après cela, de croire que tout ce qui rit est bon, que tout ce qui fait rire est drôle ! On accède ici aux profondeurs de la perversion immonde, dans son intimité vécue quotidiennement, banalement, lorsqu'elle a envahi la sensibilité, le coeur, la pensée, la conversation et le partage, la "façon d'être au monde". Lire, donc, Gérard Rabinovitch in Libération, 02 01 2014. Lien : rire sarcasme terreur nazi

 

Derrière l'enjeu des mots et du spectacle,

Dieudonné est-il réellement

l'ami du FN ?       

 

        F./ Monsieur Dieudonné M'bala M'bala a choisi un parrain pour sa fille, en la personne de monsieur Jean-Marie Le Pen. Monsieur Dieudonné M'bala M'bala, dans le cadre d'un spectacle donné par lui-même, a fait accueillir sous les applaudissements de la salle le célèbre monsieur Robert Faurisson, dont le négationisme a fait l'objet d'importantes mises au point. Dans la salle se trouvait monsieur Jean-Marie Le Pen. Et monsieur Dieudonné M'bala M'bala a sympathisé ouvertement avec le Front national. A lire in Le Parisien, 22 12 2008. Lien : humoriste Le Pen FN.   

 

 

Monsieur Dieudonné M'bala M'bala

est-il davantage un ami du Front national 

ou une gêne pour l'entreprise de 

dédiabolisation 

menée par Marine Le Pen ?  

 

        G./ Le FN a peut-être un problème avec Dieudonné, cet ami si proche dont les propos tournent quelque peu le dos, c'est le moins que l'on puisse dire, à la politique de dédiabolisation du FN menée avec succès par son actuelle présidente, madame Marine Le Pen. On pourra lire à ce sujet Carine Bécard, site de France Inter, 30 12 2013. Lien : humour dédiabolisation FN.  

 

 

CONCLUSION, OU PRESQUE...

 

        Les chemins du comportement et ceux de la pensée croisent donc en nous ceux du langage, du rire, et du sarcasme, de l'élévation spirituelle et de l'instinct bestial. Vie et mort, douceur et violence, civilisation et barbarie s'enlacent inextricablement dans notre nature humaine, et le discernement, s'agissant des actes ou des mots, constitue l'arme la plus fatale à la pensée simplificatrice qui a pour autre visage celui de la Bête et de l'Immonde.

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04/05/2013

La stature du président Hollande

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        Le président Hollande a osé prendre la direction d'un navire en pleine tempête. Pour lui rendre la tâche encore plus difficile, il n'est à bord nul passager, nul membre d'équipage (là j'exagère un peu !) qui ne se fasse une gloire de le prendre pour cible, lui reprochant tour à tour les vagues, l'ouragan, l'eau salée de la mer et les manoeuvres pourtant nécessaires. Le capitaine disparaît sous le poids des critiques, comme sous l'amoncellement des difficultés de navigation. Doit-on choisir ce moment pour s'acharner contre lui, pour ignorer le cap choisi, pour contrarier les manoeuvres en cours et succomber tout net face à l'adversité, au lieu de travailler normalement, en bon ordre, chacun selon ses compétences, y compris dans le cadre du débat démocratique, institutionnel, constitutionnel, courtois et constructif ?  

 

 

        A./  C'est n'est pas une brève apparition qu'il vient de faire en Chine, mais une visite, une vraie, avec toutes les merveilles de la diplomatie, du contact personnel et de la vision d'avenir. L'accueil qui lui a été réservé s'est avéré plein de délicates attentions envers lui, sa compagne, notre pays et notre culture. Le président chinois lui a consacré des moments nombreux et importants pour des conversations probablement de haut niveau. Les voeux, les intérêts aussi bien de la Chine que de la France ont été pris en considération de façon réciproque, au niveau et à la mesure où cela peut être fait dans ce type de rencontres. En tout cas, voilà une visite qui ne manque pas de grandeur, et qui ouvre peut-être un chapitre passionnant de l'Histoire. Pour une information à la source, (pour échapper à ce qui, dans les lignes précédentes, est peut-être dû à la subjectivité d'Estival, auteur de "France résiste"), on pourra lire l'article détaillé de Caroline Puel, correspondante à Beijing (Pékin) du journal Le Point, 27 04 2013. Lien : HOLLANDE et XI JINPING.

 

        B./  Un entretien avec Jean-Pierre Chevènement est paru dans le journal Les Echos, et Le Monde nous en donne une présentation intéressante. D'après ce qui nous a semblé, Jean-Pierre Chevènement montre que François Hollande est en quelque sorte un président tout à l'inverse de ce que l'opposition de droite tente de nous dire. Des arguments plaident en faveur du président, ils sont évoqués brièvement, vigoureusement. On s'aperçoit avec stupeur que ce président nous donne l'occasion de reprendre confiance, malgré les difficultés, les maladresses, et les dangers qui l'entourent. Le Monde, 02 05 2013. Lien : HOLLANDE et JEAN-PIERRE CHEVENEMENT.

 

        C./  Les mécontents sont dans la rue. Mais c'est aussi le temps d'importantes réformes dont la réalisation relève d'un avenir tout proche. La France, a-t-on dit, est impossible à réformer. Et le passé semble donner raison à ce jugement. Or, le président Hollande est mieux armé qu'on ne le pense, et ce "contrairement à nombre de ses prédécesseurs". Il convient donc, il importe même au plus haut point de lire Françoise Fressoz dans son blog Fressoz blog, du journal Le Monde, 03 05 2013. Lien : HOLLANDE et la FONCTION PRESIDENTIELLE

 

        D./  François Hollande, ses qualités, le contexte dans lequel il est amené à agir, les difficultés et les particularités de ce contexte : après la lecture de ce tableau  __vaste et précis en même temps__,  la conclusion souligne qu'il reste une "seule chance", une "seule carte à jouer" pour le président. C'est pourquoi on se précipitera pour lire Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, 30 04 2013 et 01 05 2013. Lien : HOLLANDE et LA bonne carte à jouer.

 

        Le président François Hollande est souvent critiqué. La souffrance dans le pays est bien réelle. Mais si les passagers se jettent dans la mer en furie, ou si quelques matelots, aidés par quelques passagers, s'en prennent au capitaine, cela ne sauvera pas le navire. Il se trouve que le capitaine, sous le flot des affronts qui lui sont portés et par la crise et par la démocratie sondagière (démocratie ?) ce capitaine, dis-je, discret, calme, ferme, presque têtu, assurément perspicace, ce capitaine est un des meilleurs dont nous puissions rêver. La seule carte qui nous reste à jouer, la meilleure chance dont nous pouvons profiter, c'est non pas de le trahir dans l'épreuve, mais au contraire de l'aider. Et, pour mieux l'aider, de le contrarier autant que cela fait partie du débat démocratique dans le fonctionnement harmonieux de notre Constitution. Contestons, suggérons, demandons, exigeons : cela fait partie des règles qui régissent la vie de notre pays, la France. Cela n'empêche pas les Français de souffrir dans l'épreuve. Mais notre souffrance ne doit pas abolir les règles de la démocratie.

 

        S'il ne reste à bord du navire que l'eau de mer pour toute boisson, ce ne sont ni l'esprit partisan, ni la haine qui rendront la situation (ou la boisson !) plus douce : au contraire !  

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18/04/2013

Jouer sur la peur, jouer sur la hargne : c'est pas beau !

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      Mon cher Marc, 

merci pour tes nouvelles de Chine, et courage pour tes études du mandarin !

 

        Ici, rien ne change, mais tout suit sa pente : vers le bas !

        Pendant les "questions au gouvernement" aujourd'hui (mardi 16 avril), j'ai eu plusieurs fois l'impression que les politiques s'attendent, peut-être, à des violences dans la rue. 

        En fin de journée, le ministre de l'Intérieur a reçu les organisateurs d'une manifestation prévue contre le "mariage pour tous". La droite hurle qu'on empêche les manifestants de droite de manifester. Elle ne semble pas avoir peur des dérapages que peut ou pourrait provoquer l'extrême droite dans ces manifestations. Sorte de réponse indirecte, Valls, répondant à une "question au gouvernement," avait été jusqu'à mentionner le GUD ! Tout cela, mis bout à bout, m'inquiète : seraient-ils au courant, tous, que quelque chose se prépare ? L'extrême droite aurait-elle repéré que la droite classique est en mauvaise forme, que le pouvoir socialiste est susceptible de faire facilement l'objet d'une colère populaire, et que le moment serait, dans ces conditions, propice à un mai 68 à l'envers, à une grande manif pour l'ordre, pour la morale, pour la droite dont j'annonçais il y a belle lurette la "droitisation" ? Des prêtres catholiques pourraient-ils imiter le rôle de l'Eglise orthodoxe que j'évoquais dans le message précédent si, un jour, notre pays prenait Poutine en plus grande amitié que jusqu'à présent ? 

 

        Le pire est-il déjà (presque) sous nos yeux ? 

        Faire assez de bruit pour faire tourner les têtes,

faire tourner les têtes au point de jeter des foules dans la rue,

chauffer la colère populaire jusqu'à provoquer la dissolution de l'Assemblée nationale et des élections fort populaires qui porteraient au pouvoir ces dames et messieurs de la droite populaire, du Front...

        Lors de la même séance de Questions au gouvernement, répondant lui aussi à une question, Jean-Marc Ayrault a tellement insisté sur l'importance de ne pas faire de mal à la démocratie que mes craintes s'en sont trouvées avivées ! Lui aussi, partagerait-il des inquiétudes et prévoirait-il un prochain scénario populiste de rue ? Toujours est-il que le ton est très agressif du côté de l'opposition. La majorité mène à bien des réalisations que l'Histoire louera : mais on les enterre sous un profond silence. Je pense à la nouvelle façon, dont l'étude est annoncée, de calculer les loyers, ou à la réforme du Syndicat de la Magistrature, entre autres...

        De plus en plus, si la France était une salle de classe, les élèves travailleurs auraient du mal à suivre le cours et à se concentrer sur leur travail, cependant que les élèves les plus bruyants vociféreraient de plus en plus fort, provoquant ainsi une souffrance des nerfs susceptible de déboucher sur des affrontements physiques violents entre élèves. Le professeur, quant à lui, serait l'élément le moins bien "toléré" par la bande vociférante ! Allons-nous voir, d'ici la fin du printemps, les foules se muer en vagues protestataires ? Et le peuple souverain se laisser transformer en "populace" violente ?

Je t'embrasse affectueusement, parle bien "mandarin" mon cher neveu,

ton oncle : Estival. 

Post scriptum : nous sommes déjà jeudi et j'ai dû m'éloigner de mon ordinateur depuis mardi... Les nouvelles semblent aller dans le sens de mes craintes car la violence contre les homosexuels s'exprime plus librement, et le vacarme politique continue de plus belle quant à lui. Gare aux provocations ! Et maintenant je mets enfin ce message en ligne.  

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05/01/2013

Le ver qui nous ronge

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        LOIS  DE  VIE

 

        Une bougie se consume, elle disparaît donc et c'est chose normale. Pourquoi ? Parce qu'elle se nourrit d'elle-même, et ne renouvelle pas sa propre réserve d'énergie.

        Une famille de pensée se durcit jusqu'à la raideur de la mort à partir du moment où elle ne cherche qu'en elle-même le renouvellement de la vie. Si elle tient à survivre, elle doit absolument s'ouvrir à la nouveauté, écouter l'autre, accueillir, admirer, découvrir, aimer.

        Un travailleur en pleine activité se vide de ses propres forces psychiques et nerveuses s'il ne cherche que dans son activité le renouvellement de son propre être. Il s'enrichit par contre, se nourrit intérieurement s'il sait, (et s'il peut) trouver à l'occasion de son activité la chancce d'accueillir, de découvrir, de s'étonner devant l'autre. En l'absence de nourriture du coeur et de l'esprit, en l'absence de vie venue d'ailleurs, l'individu le mieux disposé se dessèche.

 

 

EN  FRANCE  JANVIER  2013

 

        Le ver qui nous ronge est celui qui s'en prend à toutes les familles politiques, ou autres que politiques, pour leur suggérer, de l'intérieur, qu'il est délicieux de ne pas vivre vraiment. Pous leur inspirer la mauvaise attitude : celle de l'isolement, de la suffisance intellectuelle. Pour leur enseigner l'art de ne pas s'ouvrir, de ne pas accueillir, de ne pas admirer, de ne pas aimer !

 

       A.   Alors la droite devient extrême, elle pratique l'idéologie et la mise en oeuvre de l'exclusion, elle déteste l'étranger, elle ouvre la voie aux risques les plus graves de dérive vers l'extrême abomination. Et, pour commencer, elle prend possession de la vie de l'esprit, elle "dirige" la culture, comme on le voit en Hongrie. Joëlle Stolz, Le Monde, 19 12 2012. Attention, édition Abonnés. Lien : POSSéDER LES ESPRITS.  

        Alors, la gauche risque de se replier sur ses valeurs, pourtant si belles et si grandes, et de semer la division à la fois dans ses propres rangs et parmi la population de ses électeurs, sans parler des autres. 

        Alors chacun se croit le seul  et le meilleur au monde, et clame sa supériorité. Pour commencer, cela le rend insupportable. Et en fin de compte, cela l'empêche d'aimer, de vivre, de se renouveler : la raideur gagne, et c'est la mort. Que chaque famille idéologique sache ici se reconnaître, sauf si ce n'est pas le cas pour elle, et alors nous nous en réjouirons !

 

        B.   Accessoirement, une société peut en arriver au point de ne plus croire à rien, sinon à l'Argent ; mais elle peut aussi produire des êtres dont le jugement en matière de démocratie semble tout à fait contraire à ce que nous entendons par ce mot, ainsi que par les droits de l'homme notamment. Et cette situation peut favoriser l'émergence de certains épisodes plus ou moins grotesques, dans lesquels monsieur Poutine semble acquérir l'éclat d'un dieu de l'Antiquité païenne : un dieu que l'on adore, que l'on admire. Alors il devient impératif de rappeler ce qu'est Poutine, de reparler d'Anna Politkovskaïa, de préciser qu'elle n'est pas la seule journaliste victime des mêmes forces obscures, il est urgent aussi de rappeler la façon dont fonctionne la démocratie à la mode Poutine, et celle dont furent menées certaines guerres, en Tchétchénie... Lire, pour la ferveur à l'égard de Poutine, Le Monde du 05 01 2013. Lien : Poutine objet d'ADMIRATION

             Il est intéressant aussi de noter qui sont les admirateurs de Poutine, par exemple en écrivant ce nom propre dans l'onglet de recherce de notre blog (attention, dans la page qui s'affiche la référence à Poutine ne se trouvera qu'au fil d'une lecture attentive et fouillée des messages).

 

TOUT  N'EST  PAS  PERDU,  AU  CONTRAIRE

       

        C.    On parle de la crise, et il est bien vrai que sans issue sociale, sans résolution du chômage, sans guérison de l'économie, de l'activité, de la banque, de la finance, nous serions, nous étions quasiment perdus. Une embellie est apparue et il est indispensable de continuer sur la bonne voie...  Voir le point que fait "Lui président", un blog du Monde, le 02 01 2013, à ce sujet. Lien : Bilan des promesses.

 

 

LA  CRISE,  LA  NÔTRE,  CHEZ  NOUS,  PLUS  QUE  JAMAIS

 

        Mais une autre crise, celle qui s'en prend à nos manières d'être et de vivre ensemble, est elle aussi d'une immense importance. Nous ne pouvons pas continuer à nous disputer et nous démoraliser les uns les autres sans cesse ! La notion même de démocratie implique que l'on soit capable de vouloir vivre ensemble, tout en travaillant à approfondir ce qui nous différencie, ce qui nous unit, ce qui est vrai pour l'un tout en étant faux pour l'autre. Voir tout cela ensemble, et regarder ensemble au-delà de ces différences mêmes, en direction précisément d'un accord de nature supérieure, c'est déjà un apprentissage de la démocratie, de la laïcité. Une vérité ne devrait plus exclure l'autre vérité, encore moins "l'autre" !

         L'humanité a fait d'immenses progrès : sauf en ce qui concerne l'art de vivre ensemble entre êtres humains et, de façon harmonieuse, avec les autres animaux et les autres réalités de la planète. Nous ne sommes pour l'instant que des débutants.  

        Alors, il y a place pour les homos et les autres, pour les cathos, les bouddhistes et les autres, pour les mous et les passionnés, pour les artistes et les froids calcultateurs : place pour tous et pour chacun. Inutile de prendre peur à l'idée qu'on va passer quelques instants en compagnie de l'autre, qu'on va sympathiser avec lui, en le comprenant de l'intérieur ; quitte à reconnaître, avec lui, que le moment n'est pas encore venu d'une unité fusionnelle qui abolirait toutes les différences.

        Du reste, dans l'uniformité totale, y aurait-il encore de la vie ? Dans une musique dont le rythme n'aurait qu'un seul temps, pourrait-on encore danser la valse, le tango, la mazurka ? Sans la diversité des couleurs, y aurait-il encore une harmonie dans le tableau ? Sans la pluralité, voire le pluralisme sous toutes leurs formes, dans de nombreux domaines, pourrait-on encore parler d'ensembles, de synthèses, de convergences, de résolutions harmonieuses ? La vie n'est-elle pas l'exemple de la marche du simple vers le complexe, de l'unique vers le diversifié, en mêmee temps que de la formation d'un tout, d'un ensemble, avec l'union des contraires, la résolution des dissonances du moins lorsque l'être humain se mêle d'organiser les sons pour en faire la musique dite d'harmonie consonante ?

        Nous pouvons former à l'égard de la France des voeux de démocratie pluraliste, de laïcité, d'admiration et de courage dans l'art de vivre ensemble... La révolution ne commence pas au sommet de l'Etat : elle ne peut se faire que dans l'ensemble de notre mentalité, de nos habitudes, de notre vie en société. Et cela commence par un travail sur soi-même, dans l'apprentissage de la sagesse : celle que recherchaient les Anciens, la culture grecque, et d'autres ! .  

       

01/11/2012

Ayrault, Hollande et commentaires

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Quelques propos, pour savoir de quoi on parle

        François Hollande :

      "...une fois que c'est décidé, c'est décidé". (a)

      "Le rôle du chef de l'Etat c'est de préparer toutes les hypothèses". (b)

 

 

        Jean-Marc Ayrault :

        "Développez ce point de vue" (on lui suggérait le ravissement de certaines personnes si on revenait à 39 heures payées intégralement) "mais vous verrez qu'il fera débat. Mais pourquoi pas ? Il n'y a pas de sujet tabou. Je ne suis pas dogmatique. La seule chose qui me préoccupe (...). (...) ... je suis partisan de la négociation. C'est comme ça qu'on s'en sort". (c)

...

        Question, portant sur la méthode et le style de gouvernement : "en l'absence de compromis, avancerez-vous à marche forcée ?"

        Réponse de Jean-Marc Ayrault : 

        "Il y a deux temps : la négociation d'abord, mais si elle n'aboutit pas, on demandera au Parlement de trancher". (d)

 

 

 Que nous apprennent ces quelques phrases ?

Reprenons les exemples (a) (b) (c) puis (d).

 

        Que nos gouvernants sont des faiseurs de couacs, des apprentis, des praticiens de l'amateurisme ?

a. François Hollande se donne le temps de se renseigner, de réfléchir, de ne pas agir : ensuite vient la décision. Il n'y a pas de confusion entre ces deux temps de l'action : l'action de réflexion et l'action de décision. C'est l'un, ou c'est l'autre, c'est l'un puis l'autre. Voilà qui nous renvoie à la pratique de fort nombreux génies non seulement de l'action militaire ou politique, mais plus largement dans toutes sortes de disciplines mentales et d'activités difficiles. Est-ce un crime ? 

b. François Hollande précise que le temps de la réflexion doit comporter l'examen de nombreuses possibilités. Nombreuses ? Plus que ça : "toutes les hypothèses". Ce genre de méthode est en vigueur aussi bien dans des domaines où il convient d'évaluer des risques et de les prévenir, que dans des disciplines de recherche intellectuelle de haut niveau. Est-ce un délit ? 

c. Jean-Marc Ayrault invite son interlocuteur à poursuivre sur la voie qu'il évoque : "Développez ce point de vue, et vous verrez...". Il ne parle pas de lui-même. Il s'intéresse à ce que lui dit l'interlocuteur. Il ne dévoile pas ses propres projets ou intentions : il imagine ce que va devenir la réflexion de son interlocuteur. On voit donc que Jean-Marc Ayrault s'intéresse à autrui, d'une part ; et que d'autre part il n'envisage pas la moindre action, la moindere décision, mais uniquement le fait d'imaginer, de réfléchir. La générosité est-elle un vice ? La capacité de prendre autrui au sérieux est-elle une défaillance ? La fréquentation des hypothèses, des cas de figure possibles, ou probables (ou pas), et des conséquences éventuelles : tout cela constitue-t-il un danger pour le décideur, le responsable ? Un "chef" aurait-il pour premier devoir d'ignorer l'interlocuteur, de le faire taire en ses paroles, de l'obliger à figer ses pensées car celles du "chef" devraient suffire ? Pitié, assez de dictature sur nos cerveaux ! On n'a pas envie de ce genre d'hommes, ni de ce genre de société. Jean-Marc Ayrault est à la fois généreux, bienveillant, ouvert au dialogue, imaginatif, patient ! Est-ce un péché ? 

d. Jean-Marc Ayrault ne travaille pas seul : il négocie ! Ce qui veut dire qu'il négocie sinon avec l'ennemi ou l'adversaire, mais au moins avec des gens dont le point de vue risque de n'être pas le sien. Si c'est possible, c'est ainsi qu'il aboutira à sa décision finale. Si ce n'est pas possible, il faudra "trancher". Et qui donc tranchera ? Lui tout seul, comme un grand, comme un chef isolé, comme un "je vais vous faire voir que je suis le meilleur" ? Non, pas du tout : c'est le Parlement qui tranchera. Travail profondément démocratique dans la méthode, dans le fonctionnement des institutions, et dans l'esprit même de notre démocratie. Cela nous prive d'un petit chef sans hauteur de vue qui ferait tout à lui tout seul : est-ce un aveu de faiblesse ? 

 

        Notre Présient et notre Premier ministre sont capables d'écouter, de partager, de réfléchir, d'envisager, de passer par toutes les phases de l'intelligence et de la sociabilité, du respect des personnes comme des coprs intermédiaires, avant de décider, de trancher, d'engager l'action et souvent l'avenir. Il ont cela en commun avec les plus grands. Ils ne sont ni brouillons, ni précipités, ni solitaires, ni adeptes de l'autoritarisme. Où est le mal ? Leurs actes sont-ils mauvais à cause de ces qualités ? Leurs propos sont-ils mensongers, ou dénués de sens ? Leur pratique de la démocratie jusque dans la démarche de la pensée et du dialogue est-elle de nature condamnable ? Non, la France n'est pas du tout une dictature quand elle se donne des responsables de cette trempe ! Responsables à qui nous souhaitons de continuer avec courage et avec toute la patience qu'il faut pour supporter l'insulte permanente et le dénigrement sans fondement. 

 

Pour les citations du Président Hollande, voir Le Monde du 01 11 2012, pages 2-3 (Raphëlle Bacqué et Françoise Fressoz "François Hollande, le flegme d'un président face à l'épreuve de la crise")  et page 10 (ou en cliquant ici : article de David Renault d'Allonnes et Patrick Roger, "Jean-Marc Ayrault contraint d'éteindre l'incendie qu'il a allumé sur les 35 heures")

Pour les citations du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, voir Le Parisien en ligne, 29 et 30 10 2012. Lien : Paroles de Jean-Marc Ayrault

      

05/08/2012

Du salut de l'Europe à la guerre des grands : quel temps pour demain ?

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        Sauver l'euro, l'Europe, l'emploi, c'est aussi sauver la démocratie et résister aux tentations les plus immondes qui menacent notre civilisation !  C'est pourquoi les grands enjeux financiers, monétaires et économiques qui disparaissent à nos regards derrière les bavardages médiatiques de l'été ont toute leur place dans ce blog.

        1/  Le vendredi 27 juillet 2012, Angela Merkel et François Hollande abondaient dans le sens des déclarations faites la veille par Mario Draghi : la Banque centrale européenne fera "tout ce qui est nécessaire pour sauver l'euro". Et pour celles ou ceux qui douteraient, il est précisé (par Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances) que cela fait partie du "mandat" de la BCE, ce qui signifie qu'on peut faire confiance aux déclarations de son président ! Paris et Berlin semblent à l'unisson et donnent encore d'autres gages de leur détermination à sauver l'euro. Lire Jean Quatremer, Libération 27 et 28 07 2012. Lien : UNANIMES POUR L'EURO.

§

        2/  La solution pour sortir de la crise européenne de la dette n'est pas un mythe qui échapperait à nos possibilités d'action. Oui, la solution existe, et nous devons seulement la vouloir : explications par Laurent Joffrin (directeur du Nouvel Observateur) qui conclut en posant la question : "A quand le sursaut ?" NouvelObs, 02 08 2012. Lien : EURO DETTE EUROPE SOLUTION

§  §

        3/  Le sursaut,  précisément, il nous semble qu'il est peut-être déjà en train de se produire. En effet, le jeudi 2 août, dans le cadre d'une conférence de presse, Mario Draghi (de nouveau) indiquait les principales lignes d'action que ses services vont désormais préciser et mettre en oeuvre. Nous sommes, dès ce moment-là, passés du stade des projets à celui de la mise en actes réels. Les acteurs du monde économique et financier ont réagi diversement à ces propos, souvent sur fond de déception, chacun ayant souhaité davantage et mieux selon sa logique et ses objectifs propres.

MAIS c'est à une interprétation tout au contraire pleine de confiance et d'optimisme que nous convie Robert von Heusinger pour qui les déclarations de Mario Draghi constituent une habile façon de mettre sur les rails une nouvelle étape, constructrice et salvatrice pour l'euro, ainsi que pour l'Europe.

        Selon lui, les déclarations de Mario Draghi nous donnent d'ores et déjà trois raisons d'espérer :

. / la sortie de la crise sera mise en oeuvre avec le concours des politiques, ce qui permettra d'éviter une solution technique séparée de la construction politique de l'Europe __en d'autres termes, la solution sera (aussi) politique ;

.. //  les exigences allemandes de "contreparties" seront satisfaites ;

...///  enfin, l'action de la BCE ne sera pas limitée, si bien que la spéculation n'aura plus lieu de poursuivre ses attaques contre l'euro et contre les pays européens.

Pourquoi et comment tout cela, c'est dans l'article de Robert von Heusinger, Frankfurter Rundschau 02 08 2012. Lien : L'EUROPE SAUVE L'EUROPE.

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        Nous ne sommes peut-être pas loin du moment où, enfin, l'Europe sauvera l'Europe, redressera tout à la fois ses comptes et son dynamisme, triomphant ainsi des menaces sur sa monnaie unique et sur son existence politique. Pour le monde entier, ce sera le signal d'un nouveau départ, avec des posssibilités et des espoirs qui, jusqu'à présent, faisaient défaut. Qui serait assez fou pour prendre le risque de briser un tel bonheur ?  

        Des perspectives aussi heureuses peuvent pourtant être ébranlées par la guerre. Et la guerre peut être provoquée par des pays non démocratiques vivant et agissant sous l'emprise de la peur : peur que l'essentiel du pouvoir économique et politique mondial leur échappe ; peur que le droit, la justice et la paix ne triomphent en Syrie, par exemple ! Et que la contagion s'étende aux grandes puissances soumises à un régime dictatorial, telles la Russie ou la Chine, par exemple !

        Autant une Europe des nationalismes néo-nazis pourrait prétendre à la compréhension de la part de ces pays si peu démocratiques, et s'entendre éventuellement avec eux comme des amis entre eux, comme des dictatures entre elles, autant le triomphe de la lumière, de la vie, de la paix semble pouvoir éloigner de nous l'amitié de ces puissants acteurs mondiaux. A ce titre-là aussi, les questions économiques et internationales se rencontrent sur notre blog comme des champs de bataille où se joue la résistance au dieu Argent et à ses suppôts. Le dieu Argent, hélas, aime la guerre, l'histoire nous l'a appris. Lui, lui seul sans doute, est assez fou pour briser ce retour de l'espoir en Europe (et ce retour de l'espoir dans le monde par l'Europe) contre le mur horrible de la guerre ! La menace est immédiate.   

        Bon courage et bonne confiance, chère lectrice, cher lecteur ! La résistance n'en a pas fini : ce blog non plus. Même au coeur de l'été. Même devant ou derrière le voile et le bruit des bavardages médiatiques... Vigilance, es-tu là ?  

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03/03/2012

Qui sème l'arrogance récolte l'opposition

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        Mon cher neveu,

tu trouves, me dis-tu, qu'il y a dans le pays beaucoup de bruit, de controverses, d'agitation. En effet ! Et il est vrai que les choses ne sont pas douces pour tout le monde par les temps qui courent.

Ainsi, par exemple : 

   Un proche du Pouvoir a été nommé au poste de chef des urgences au HEGP : on parle de "république des copains", on évoque plus généralement des "ingérences politiques". Lire Blandine Grosjean,  Rue89, 28 02 2012. Lien : INGéRENCE POLITIQUE.

   Les sondages de l'Elysée : par ces mots, on entend couramment des sondages qui furent commandés par l'Elysée entre 2007 et 2009. Il se trouve qu'ils furent, et sont encore contestés. Un militant écologiste a même pris l'initiative d'un recours en justice, et malgré un frein réglementaire qui a joué momentanément dans le déroulement de la procédure, les choses semblent désormais devoir progresser. On ne peut donc pas, apparemment, faire tout ce que l'on souhaite au plus haut niveau de l'autorité en France ? "Dura lex, sed lex"... Libération, "vendredi dernier" 02 2012. Lien : SONDAGES de L'ELYSéE

   Bayonne, le candidat sortant se fait huer, des cris hostiles se font entendre. Il semblerait que l'animosité à son égard soit venue de la part de militants d'une autre tendance politique, ainsi que de partisans de l'autonomie régionale basque. Du côté du parti du candidat sortant, les réactions sont vives, et surtout accusatrices : le camp Hollande doit se le tenir pour dit, il est désigné, montré du doigt ! Mais on pourrait objecter ceci : si le Pouvoir accumule les nuages sur sa tête, devra-t-il dans tous les cas en rendre le parti socialiste responsable ? Pour les faits, voir Le Monde, 01 et 02 03 2012. Lien : LIBERTé et OPINION.

   C'est à Florange qu'un candidat sortant bien intentionné fait des promesses réconfortantes pour les salariés. Las ! Ces derniers ne l'entendent pas de cette oreille, et ne voilà-t-il pas qu'ils accusent l'homme au grand coeur et au bras puissant de pratiquer l'art de l'"enfumage", ou si l'on préfère de la tromperie ! Sont-ils vraiment ingrats ? Le candidat sortant s'est-il trompé ? Oui, au moins sur un point : les français savent ce qu'ils disent, et quand il le faut ils alignent leurs arguments ; voir Le Monde, 01 03 2012. Lien : FLORANGE ENFUMAGE.

   Actions syndicales musclées de la part des salariés d'Arcelor Mittal de Florange. La circulation ferroviaire est affectée. Réponse : des gendarmes mobiles "délogent" les gêneurs. Comprenne qui voudra, le dialogue social n'est pas chose facile, n'est-ce pas ! Nouvelobs, 02 03 2012. Lien : MéTALLOS BLOCAGE TRAINS.

   Les corps intermédiaires, dans une démocratie, c'est l'assurance que le peuple exerce sa souveraineté par le vote, et en même temps c'est l'assurance que le peuple ne gouverne pas directement comme cela serait le cas si les décisions politiques étaient prises (supposition extrême) sur simple consultation, par voie référendaire pourquoi pas ? Grâce aux corps intermédiaires, des équilibres peuvent s'établir, des mûrissements de décisions peuvent se réaliser, des compétences et des échanges de vue peuvent se construire ; et la violence des mouvements de l'opinion peut être tempérée sans que la souveraineté du peuple soit écartée. Belles nuances, fruits d'une longue histoire politique de notre continent, qui a donné naissance à l'actuelle république. Lorsque le candidat sortant, qui n'a pas pratiqué le recours au référendum pendant cinq ans, s'est tout récemment déclaré partisan du référendum (alors même que les corps intermédiaires lui paraissent peut-être peu favorables à ses projets), nombreux sont les citoyens éclairés qui ont senti passer le souffle du boulet ! Référendum pour gouverner sans être gêné, risque de voir émerger des questions référendaires tournées en des termes qui conviendraient au Pouvoir, référendum à forte dangerosité pour la pérennité de la démocratie, référendum beau et majestueux, respectueux du peuple et par ailleurs, sous la lumière de quelques dérapages historiques, alarmant ! Mais voici que résonne la voix d'un candidat tout à fait calme, confiant, souriant, "normal" dit-il, respectueux de nos institutions : François Hollande aura "besoin" (c'est le mot qu'il utilise) de la démocratie, de ses institutions, de ses citoyens. C'est pourtant simplement normal, mais parfois la normalité fait figure de véritable indignation et résistance face au risque, voire face à l'arrogance. Le Monde 02 03 2012. Lien : CORPS INTERMéDIAIRES.

Notre pays est un hâvre de paix, d'institutions équilibrées et riches, de pensée, de culture, de dignité pour la personne humaine. Ne l'oublions pas !

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