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15/09/2014

Haine et solidarité active, au choix !

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        A.  De nombreux organismes nous invitent à participer à la vingt-huitième Journée mondiale contre la misère.

Ce sera le 17 octobre 2014.

A la lecture de cette longue et joliment pédagogique invitation, on regarde en face la crise (depuis 2008), les souffrances qu'elle a provoquées et provoque encore, mais aussi les solutions qui sont concrètement mises en œuvre et qui créent du bonheur, de la richesse, de l'espoir, de la vie. Une "pensée nouvelle" est en train de naître, éloignée à la fois du repli sur soi, des préjugés paralysants et de la résignation facile. C'est bien peu et vraiment dérisoire que de parler de ce texte qu'il convient de lire en détail, sur le site de ATD QUART MONDE FRANCE. Lien : CRISE ESPOIR

 

        B.  Un "rassemblement néo-fasciste", "l'appel à la constitution d'une milice privée", "l'exhibition de symboles et de propos nazis", tels sont quelques uns des traits sous lesquels le MRAP évoque un récent événement qui s'est déroulé dans une ville de France ! L'association dénonce avec vigueur le "laxisme des autorités" à cette occasion. Le MRAP mène le bon combat : il y a chez nous, en France, une France qui résiste, aujourd'hui comme hier. Elle résiste à la haine, à la violence de la pensée et des actes, à l'erreur intime et profonde par laquelle notre nature humaine elle-même est dévoyée. Cette France qui résiste fait preuve d'une vie saine de l'esprit et du cœur, et reste fidèle au monde de valeurs que nous avons construit par des sacrifices et des efforts de plusieurs siècles. Voir sur le site du MRAP. Lien : laxisme versus événement néo-nazi.

 

        La politique est une question de choix d'une immense importance, mais le bruit des petits mots, des hésitations, des vraies ou fausses disputes encombre notre perception et nous distrait des problèmes réels.

        La vie de la France est, elle aussi, une question de choix d'une immense importance, mais le bruit des paroles qui incitent à la haine, au doute, au mépris, au sarcasme facile encombre nos médias et cache à nos yeux la beauté d'un pays merveilleux : le nôtre. Que France résiste ! 

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23/06/2013

Front républicain : faut-il l'alliance électorale contre le FN ?

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        La France, endormie par les paroles du précédent quinquennat, accablée par la crise et ses douloureuses conséquences, politiquement malade de son dégoût envers les responsables politiques de tous bords, succombe à ses trop habituels démons : d'une part le mépris de la chose publique, d'autre part le dénigrement systématique, stérile et maladif érigé en sport mental favori.

 

        Le résultat pourrait être, grâce à une abstention électorale de plus en plus massive, grâce à l'aveuglement dû aux diverses causes que nous venons d'évoquer, que le Front national finisse par triompher !

 

        Il est bon de comprendre ce que cela représenterait, en commençant par nous souvenir de ce qu'est le Front national. On pourra en prendre conscience, ainsi que de l'évolution de la situation politique en France ces dernières années, on pourra enfin discerner les causes du danger qui nous menace en lisant l'éditorial du journal Le Monde, 22 06 2013. Lien : FRONT RéPUBLICAIN NéCESSAIRE.

 

        C'est volontairement que nous limitons aujourd'hui la longueur du présent message, la lecture de cet "édito" du Monde ayant par elle-même une valeur absolue. Car même le plus bavard (votre serviteur, Estival) sait parfois se taire, par excès de joie dans la communion d'esprit et dans l'admiration. Cet éditorial est une balise lumineuse dans la vie politique et culturelle de la France qui résiste au mauvais esprit extrême. Puissions-nous transformer ce qui n'est qu'un objet intellectuel (admirable) en un changement d'attitude collective et un sursaut de la démocratie ! 

 

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La France n'étant pas une dictature,

il importe, et il convient

de considérer et

examiner librement

ce qui précède.

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04/05/2013

La stature du président Hollande

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        Le président Hollande a osé prendre la direction d'un navire en pleine tempête. Pour lui rendre la tâche encore plus difficile, il n'est à bord nul passager, nul membre d'équipage (là j'exagère un peu !) qui ne se fasse une gloire de le prendre pour cible, lui reprochant tour à tour les vagues, l'ouragan, l'eau salée de la mer et les manoeuvres pourtant nécessaires. Le capitaine disparaît sous le poids des critiques, comme sous l'amoncellement des difficultés de navigation. Doit-on choisir ce moment pour s'acharner contre lui, pour ignorer le cap choisi, pour contrarier les manoeuvres en cours et succomber tout net face à l'adversité, au lieu de travailler normalement, en bon ordre, chacun selon ses compétences, y compris dans le cadre du débat démocratique, institutionnel, constitutionnel, courtois et constructif ?  

 

 

        A./  C'est n'est pas une brève apparition qu'il vient de faire en Chine, mais une visite, une vraie, avec toutes les merveilles de la diplomatie, du contact personnel et de la vision d'avenir. L'accueil qui lui a été réservé s'est avéré plein de délicates attentions envers lui, sa compagne, notre pays et notre culture. Le président chinois lui a consacré des moments nombreux et importants pour des conversations probablement de haut niveau. Les voeux, les intérêts aussi bien de la Chine que de la France ont été pris en considération de façon réciproque, au niveau et à la mesure où cela peut être fait dans ce type de rencontres. En tout cas, voilà une visite qui ne manque pas de grandeur, et qui ouvre peut-être un chapitre passionnant de l'Histoire. Pour une information à la source, (pour échapper à ce qui, dans les lignes précédentes, est peut-être dû à la subjectivité d'Estival, auteur de "France résiste"), on pourra lire l'article détaillé de Caroline Puel, correspondante à Beijing (Pékin) du journal Le Point, 27 04 2013. Lien : HOLLANDE et XI JINPING.

 

        B./  Un entretien avec Jean-Pierre Chevènement est paru dans le journal Les Echos, et Le Monde nous en donne une présentation intéressante. D'après ce qui nous a semblé, Jean-Pierre Chevènement montre que François Hollande est en quelque sorte un président tout à l'inverse de ce que l'opposition de droite tente de nous dire. Des arguments plaident en faveur du président, ils sont évoqués brièvement, vigoureusement. On s'aperçoit avec stupeur que ce président nous donne l'occasion de reprendre confiance, malgré les difficultés, les maladresses, et les dangers qui l'entourent. Le Monde, 02 05 2013. Lien : HOLLANDE et JEAN-PIERRE CHEVENEMENT.

 

        C./  Les mécontents sont dans la rue. Mais c'est aussi le temps d'importantes réformes dont la réalisation relève d'un avenir tout proche. La France, a-t-on dit, est impossible à réformer. Et le passé semble donner raison à ce jugement. Or, le président Hollande est mieux armé qu'on ne le pense, et ce "contrairement à nombre de ses prédécesseurs". Il convient donc, il importe même au plus haut point de lire Françoise Fressoz dans son blog Fressoz blog, du journal Le Monde, 03 05 2013. Lien : HOLLANDE et la FONCTION PRESIDENTIELLE

 

        D./  François Hollande, ses qualités, le contexte dans lequel il est amené à agir, les difficultés et les particularités de ce contexte : après la lecture de ce tableau  __vaste et précis en même temps__,  la conclusion souligne qu'il reste une "seule chance", une "seule carte à jouer" pour le président. C'est pourquoi on se précipitera pour lire Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, 30 04 2013 et 01 05 2013. Lien : HOLLANDE et LA bonne carte à jouer.

 

        Le président François Hollande est souvent critiqué. La souffrance dans le pays est bien réelle. Mais si les passagers se jettent dans la mer en furie, ou si quelques matelots, aidés par quelques passagers, s'en prennent au capitaine, cela ne sauvera pas le navire. Il se trouve que le capitaine, sous le flot des affronts qui lui sont portés et par la crise et par la démocratie sondagière (démocratie ?) ce capitaine, dis-je, discret, calme, ferme, presque têtu, assurément perspicace, ce capitaine est un des meilleurs dont nous puissions rêver. La seule carte qui nous reste à jouer, la meilleure chance dont nous pouvons profiter, c'est non pas de le trahir dans l'épreuve, mais au contraire de l'aider. Et, pour mieux l'aider, de le contrarier autant que cela fait partie du débat démocratique dans le fonctionnement harmonieux de notre Constitution. Contestons, suggérons, demandons, exigeons : cela fait partie des règles qui régissent la vie de notre pays, la France. Cela n'empêche pas les Français de souffrir dans l'épreuve. Mais notre souffrance ne doit pas abolir les règles de la démocratie.

 

        S'il ne reste à bord du navire que l'eau de mer pour toute boisson, ce ne sont ni l'esprit partisan, ni la haine qui rendront la situation (ou la boisson !) plus douce : au contraire !  

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05/01/2013

Le ver qui nous ronge

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        LOIS  DE  VIE

 

        Une bougie se consume, elle disparaît donc et c'est chose normale. Pourquoi ? Parce qu'elle se nourrit d'elle-même, et ne renouvelle pas sa propre réserve d'énergie.

        Une famille de pensée se durcit jusqu'à la raideur de la mort à partir du moment où elle ne cherche qu'en elle-même le renouvellement de la vie. Si elle tient à survivre, elle doit absolument s'ouvrir à la nouveauté, écouter l'autre, accueillir, admirer, découvrir, aimer.

        Un travailleur en pleine activité se vide de ses propres forces psychiques et nerveuses s'il ne cherche que dans son activité le renouvellement de son propre être. Il s'enrichit par contre, se nourrit intérieurement s'il sait, (et s'il peut) trouver à l'occasion de son activité la chancce d'accueillir, de découvrir, de s'étonner devant l'autre. En l'absence de nourriture du coeur et de l'esprit, en l'absence de vie venue d'ailleurs, l'individu le mieux disposé se dessèche.

 

 

EN  FRANCE  JANVIER  2013

 

        Le ver qui nous ronge est celui qui s'en prend à toutes les familles politiques, ou autres que politiques, pour leur suggérer, de l'intérieur, qu'il est délicieux de ne pas vivre vraiment. Pous leur inspirer la mauvaise attitude : celle de l'isolement, de la suffisance intellectuelle. Pour leur enseigner l'art de ne pas s'ouvrir, de ne pas accueillir, de ne pas admirer, de ne pas aimer !

 

       A.   Alors la droite devient extrême, elle pratique l'idéologie et la mise en oeuvre de l'exclusion, elle déteste l'étranger, elle ouvre la voie aux risques les plus graves de dérive vers l'extrême abomination. Et, pour commencer, elle prend possession de la vie de l'esprit, elle "dirige" la culture, comme on le voit en Hongrie. Joëlle Stolz, Le Monde, 19 12 2012. Attention, édition Abonnés. Lien : POSSéDER LES ESPRITS.  

        Alors, la gauche risque de se replier sur ses valeurs, pourtant si belles et si grandes, et de semer la division à la fois dans ses propres rangs et parmi la population de ses électeurs, sans parler des autres. 

        Alors chacun se croit le seul  et le meilleur au monde, et clame sa supériorité. Pour commencer, cela le rend insupportable. Et en fin de compte, cela l'empêche d'aimer, de vivre, de se renouveler : la raideur gagne, et c'est la mort. Que chaque famille idéologique sache ici se reconnaître, sauf si ce n'est pas le cas pour elle, et alors nous nous en réjouirons !

 

        B.   Accessoirement, une société peut en arriver au point de ne plus croire à rien, sinon à l'Argent ; mais elle peut aussi produire des êtres dont le jugement en matière de démocratie semble tout à fait contraire à ce que nous entendons par ce mot, ainsi que par les droits de l'homme notamment. Et cette situation peut favoriser l'émergence de certains épisodes plus ou moins grotesques, dans lesquels monsieur Poutine semble acquérir l'éclat d'un dieu de l'Antiquité païenne : un dieu que l'on adore, que l'on admire. Alors il devient impératif de rappeler ce qu'est Poutine, de reparler d'Anna Politkovskaïa, de préciser qu'elle n'est pas la seule journaliste victime des mêmes forces obscures, il est urgent aussi de rappeler la façon dont fonctionne la démocratie à la mode Poutine, et celle dont furent menées certaines guerres, en Tchétchénie... Lire, pour la ferveur à l'égard de Poutine, Le Monde du 05 01 2013. Lien : Poutine objet d'ADMIRATION

             Il est intéressant aussi de noter qui sont les admirateurs de Poutine, par exemple en écrivant ce nom propre dans l'onglet de recherce de notre blog (attention, dans la page qui s'affiche la référence à Poutine ne se trouvera qu'au fil d'une lecture attentive et fouillée des messages).

 

TOUT  N'EST  PAS  PERDU,  AU  CONTRAIRE

       

        C.    On parle de la crise, et il est bien vrai que sans issue sociale, sans résolution du chômage, sans guérison de l'économie, de l'activité, de la banque, de la finance, nous serions, nous étions quasiment perdus. Une embellie est apparue et il est indispensable de continuer sur la bonne voie...  Voir le point que fait "Lui président", un blog du Monde, le 02 01 2013, à ce sujet. Lien : Bilan des promesses.

 

 

LA  CRISE,  LA  NÔTRE,  CHEZ  NOUS,  PLUS  QUE  JAMAIS

 

        Mais une autre crise, celle qui s'en prend à nos manières d'être et de vivre ensemble, est elle aussi d'une immense importance. Nous ne pouvons pas continuer à nous disputer et nous démoraliser les uns les autres sans cesse ! La notion même de démocratie implique que l'on soit capable de vouloir vivre ensemble, tout en travaillant à approfondir ce qui nous différencie, ce qui nous unit, ce qui est vrai pour l'un tout en étant faux pour l'autre. Voir tout cela ensemble, et regarder ensemble au-delà de ces différences mêmes, en direction précisément d'un accord de nature supérieure, c'est déjà un apprentissage de la démocratie, de la laïcité. Une vérité ne devrait plus exclure l'autre vérité, encore moins "l'autre" !

         L'humanité a fait d'immenses progrès : sauf en ce qui concerne l'art de vivre ensemble entre êtres humains et, de façon harmonieuse, avec les autres animaux et les autres réalités de la planète. Nous ne sommes pour l'instant que des débutants.  

        Alors, il y a place pour les homos et les autres, pour les cathos, les bouddhistes et les autres, pour les mous et les passionnés, pour les artistes et les froids calcultateurs : place pour tous et pour chacun. Inutile de prendre peur à l'idée qu'on va passer quelques instants en compagnie de l'autre, qu'on va sympathiser avec lui, en le comprenant de l'intérieur ; quitte à reconnaître, avec lui, que le moment n'est pas encore venu d'une unité fusionnelle qui abolirait toutes les différences.

        Du reste, dans l'uniformité totale, y aurait-il encore de la vie ? Dans une musique dont le rythme n'aurait qu'un seul temps, pourrait-on encore danser la valse, le tango, la mazurka ? Sans la diversité des couleurs, y aurait-il encore une harmonie dans le tableau ? Sans la pluralité, voire le pluralisme sous toutes leurs formes, dans de nombreux domaines, pourrait-on encore parler d'ensembles, de synthèses, de convergences, de résolutions harmonieuses ? La vie n'est-elle pas l'exemple de la marche du simple vers le complexe, de l'unique vers le diversifié, en mêmee temps que de la formation d'un tout, d'un ensemble, avec l'union des contraires, la résolution des dissonances du moins lorsque l'être humain se mêle d'organiser les sons pour en faire la musique dite d'harmonie consonante ?

        Nous pouvons former à l'égard de la France des voeux de démocratie pluraliste, de laïcité, d'admiration et de courage dans l'art de vivre ensemble... La révolution ne commence pas au sommet de l'Etat : elle ne peut se faire que dans l'ensemble de notre mentalité, de nos habitudes, de notre vie en société. Et cela commence par un travail sur soi-même, dans l'apprentissage de la sagesse : celle que recherchaient les Anciens, la culture grecque, et d'autres ! .  

       

26/03/2012

Jeu de grimaces sur scène publique ?

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    Mon cher neveu,

non, je ne t'ai pas écrit comme prévu et je n'ai pas envie de t'écrire. Je n'ai envie de rien écrire, d'ailleurs. Les propos, les échos, les mots (y compris "salauds") qui occupent la scène publique ces temps-ci me donnent envie de fuir, non pas d'écrire !

CE QUE NOUS VIVONS

CES JOURS-CI :

1/  Une campagne de grimaces

pour occuper l'espace public

    Si les arguments en cours sur la scène de la vie publique, tels qu'ils nous parviennent, étaient des couleurs, et si on les traduisait par des mots, ces mots pourraient être ceux que voici : horreurs, peurs, discrédit, accumulations de soupçons, éveil de soupçons, formules susceptibles de rester en mémoire et de remuer des émotions négatives (peur, mépris, haine). Des procédés honteux, des suggestions malsaines, des préoccupations bassement électoralistes.

2/  Des actes réels pour enjoliver,

afin de mieux séduire

    Un budget est prévu, sur une durée de un an, pour financer les emplois aidés. Pour la période en cours, le budget en question est prévu, voté, mis en oeuvre. Mais voilà : il est utilisé de façon intensive dès les premiers mois de l'année, si bien qu'après les élections il restera moins d'argent que normalement prévu, et cela n'aura pas, en fin de compte, uniquement des conséquences heureuses, peut-être ! Alors pourquoi agir ainsi ? Tout simplement pour que le chiffre des demandeurs d'emploi soit moins élevé, et le plus vite possible, avant les élections, tiens ! C'est le parti socialiste qui accuse, sur son site, 23 02 2012. Lien : CHÔMAGE MASQUER.

 

MAIS AUSSI

3/  Un appel, et des signataires

     L'appel est un refus du "discours basé sur la peur", un refus des annonces de "mesures régressives et discriminatoires". C'est le refus du "moteur de l'avidité" et autres égarements qui ont conduit à la crise. Et c'est, à l'opposé, un engagement dans la recherche du bien commun par la discussion, l'engagement, la vie démocratique.

    Les signataires sont nombreux, ce sont des "plateformes" et "organisations", ce sont des associations. La liste des signataires est une invitation à l'espérance. Et un honneur fait à notre pays. Totalement à l'opposé de ce que, mon cher neveu, je ne peux plus supporter dans l'atmosphère d'une certaine campagne, d'une partie surtout de cette campagne en cours. Site Libérons les élections. Lien : RECHERCHE DU BIEN COMMUN.

    Mon cher neveu, j'espère que tu me pardonneras de n'avoir pas répondu à ton dernier courrier. Le coeur n'y était pas. Il faut, de toute urgence, se remettre à vivre hors de la haine, de la peur, et de propos dont le seul but est de type électoraliste. Il faut quitter le bruit et l'affolement pour bâtir, de façon paisible, la paix d'aujourd'hui et de demain. Sois assuré de mon entière affection, ton oncle, Estival.

22/12/2011

Crise européenne : maladie, perspectives...

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    Pour commencer, on peut faire une petite révision, avec le journal Le Monde, 24 11 2011 et 01 12 2011. LIEN 1 A.

    Prenons bien notre élan, en voyant avec Jean Quatremer comment Moody's provoque ce qu'il annonce, comme s'il souhaitait que la France perde son triple A. Pourtant, nous est-il rappelé, la France emprunte à un taux remarquablement bas (le 21 novembre) : in Libération, 21 11 2011. LIEN 2 B.

 

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    A Bruxelles, on a renforcé la discipline budgétaire et prévu des sanctions automatiques, nous dit Mathieu Bruckmüller. Mais cela ne saurait suffire pour relancer la croissance. Cela ne remplace pas l'indispensable engagement de la BCE, qui fait toujours défaut... Voir dans 20 minutes(.fr), 09 12 2011LIEN 3 E

    Et tant que nous y sommes, mentionnons une autre expérience désagréable, à savoir le "rétropédalage" du chef de l'Etat au sujet du fameux triple A : il s'agit sans doute d'une conséquence de ce qu' Emilie Lévêque qualifie de "stratégie de communication", voir L'Expansion, 19 12 2011. LIEN 4 K.

    Et puis, autre échec : au sein même de ce qui semble satisfaire le Pouvoir, on trouve la déchirure de l'Europe, une Europe sous direction franco-allemande et pas forcément contente de cela, une Europe qui avance en étant divisée ! Lire (en allemand) Michael Bergius et Thorsten Knuf, in Frankfurter Rundschau, 10 12 2011. LIEN 5 F.

 

§

§            §

 

  Pourtant, ô merveille, voici que plusieurs pays souhaitent rejoindre la zone euro : Lituanie, Pologne... Et ils ont pour cela des raisons parfaitement plausibles, (voilà qui pourrait nous mettre du baume au coeur si vous voulez mon avis) ! Explications sous la plume de Dominique Albertini, Libération 13 et 17 12 2011. LIEN 6 H.

    Et pendant que ces pays regardent l'euro avec espoir, nous commençons à envisager sérieusement "l'explosion de la zone euro" comme une possibilité. Des banquiers, des chefs d'entreprise, des responsables économiques travaillent sur le sujet, mais il faut rappeler tout de même que leur rôle fait qu'ils doivent toujours envisager le plus grand nombre possible d'hypothèses... Lire Claire Gatinois avec Anne Michel et Francine Aizovici, Le Monde, 20 12 2011. LIEN 7 I.

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    Revenons à l'essentiel : d'Alain Juppé à Laurent Joffrin en passant par le chef de l'Etat, il est tout de même des éléments de solution qui font l'unanimité. C'est le cas d'une intervention massive de la Banque Centrale Européenne ; on souhaite également le renforcement (ou l'apparition !) d'un "gouvernement économique de l'Europe"  : tout cela afin de rétablire la confiance des prêteurs, et ainsi éviter la panique et la déconstruction de l'Europe. Lire Laurent Joffrin in Nouvel Obs, 24 11 2011. LIEN 8 C.

    Or, la BCE vient précisément de prendre une décision immense : elle prête à des banques de la zone euro près de cinq cent milliards d'euros, afin que ces banques puissent à leur tour prêter aux ménages et aux entreprises ! Et c'est ainsi que la consommation pourrait repartir, un effondrement de la vie économique serait évité, les perspectives de rentrées d'argent par le biais des taxes et impôts seraient meilleures, en somme un cercle vertueux serait amorcé. Las ! des inquiétudes subsistent... France 24, 21 12 2011. LIEN 9 L.

    Précisément, "les marchés" qui ont d'abord réagi favorablement n'ont pas tardé, le jour même, à clôturer à la baisse. Explications in Nouvelobs, 21 12 2011. LIEN 10 M.

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    Pour la commodité de la démonstration (disons plus modestement : un essai de conclusion qui viendra clore ce long message), il paraît convenable de mentionner maintenant que, d'après Olivier Rech, le pétrole ne va pas tarder à se faire plus rare. Chacun sait que ce qui est rare est cher ! Le Monde, 20 12 2011LIEN 11 J.

    Donc, avant les affres de vraies difficultés à venir, considérons non seulement l'erreur que constitue l'actuel recours à l'austérité sans q'il y ait relance de l'activité, mais aussi l'exemple que nous a donné, dans le bon sens cette fois, le CHILI EN 1991 : taxer les flux à court terme, afin d'interrompre précisément ces flux spéculatifs... Cette mesure nous paraît absolument essentielle, et c'est avec plaisir qu'on peut lire les propos de Jean-Paul Fitoussi, recueillis par Christian Losson, Libération 06 12 2011. LIEN 12 D.

 

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    Alors, encore une fois, avant d'envisager le déclin de la production pétrolière, finissons-en définitivement avec l'actuelle crise dans sa dimension européenne :

voyons quelles mesures permettraient de relancer la croissance, d'utiliser les euro-obligations, de profiter d'un Trésor européen, de "drainer l'épargne vers un véritable budget fédéral pour lancer de grands projets...".

    Ces mesures, certes, sont pour l'instant contraires à ce que nous impose "la droite ordo-libérale allemande". Et pouir l'instant, hélas, certaines mesures (prises après la rédaction de l'article vers lequel nous allons vous orienter) s'avèrent (telles les "sanctions automatiques") parfaitement odieuses, voire une chose "inacceptable pour la démocratie". N'empêche ! Lisons dans cet article toute la part d'espoir qui s'y trouve, sous la plume de l'économiste socialiste Liêm Hoang Ngoc, sur le site de Un monde d'avance, 12 12 2011. LIEN 13 G.

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    En guise de conclusion (ça, cher lecteur, c'est prendre un grand risque !), nous envisageons comme plausibles les hypothèses suivantes :

1./ Le "rétropédalage" qui nous a été servi par la communication du Pouvoir à propos du triple A serait un simple avant-goût de ce qui nous attend au sujet du sauvetage de l'euro, et de la construction européenne : autrement dit, après des discours, des mesures drastiques, des sommets toujours plus nombreux et plus contraignants, nous verrions non seulement la France en perte de triple A, mais l'euro défait, l'Europe stoppée ! Et qui sait ? Peut-être nous dirait-on alors que ce n'est pas la fin du monde...

2./ Privés de la sécurité, de la stabilité qu'offrait l'euro, les pays de la vieille Europe se trouveraient en ordre dispersé pour faire face à la concurrence mondiale dans le contexte d'une production pétrolière déclinante. En d'autres termes, les plus forts pourraient se fortifier pendant que les plus faibles péricliteraient. Je sais, cela paraît peu crédible, trop pessimiste. Pourtant, si l'on veut comprendre quel genre de phénomène se produirait, il suffit de regarder ce qui s'est passé ces dernières années à l'échelon de la richesse et de la pauvreté dans un pays modèle, phare du monde, aujourd'hui plus que jamais exemplaire (cocorico !) : la France ! La France, hélas, néo-libérale et déchirée, les riches favorisés, les pauvres de plus en plus pauvres et nombreux. Et voici qu'à l'instar de la France les pays européens seraient livrés aux affres du néo-libéralisme. Voici que la lutte entre nations, entre peuples, pourrait reprendre. Chacun pour soi ! Que le plus riche gagne !  Voeux de bonheur pour la nouvelle année, libéralement vôtre...  

3./ La gauche, revenue au pouvoir, ne ferait pas de bêtises, prendrait directement le meilleur chemin autant de fois que nécessaire, rétablirait la confiance, innoverait, travaillerait à promouvoir à l'échelon européen les meilleures suggestions que contiennent les références ci-dessus : l'Europe ferait miracle, tel le Chili d'il y a vingt ans, et cela ferait du bien aux peuples, cela ferait du bien au monde. L'Europe, enfin, jouerait le rôle qui est le sien. Socialistement vôtre ? 

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22/09/2011

Economie et finances : à gauche sont les idées

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        A/  La "règle d'or" n'est pas ce que l'on pourrait croire. Analysée et réduite à ce qu'elle est, elle donne lieu en tout cas à un exercice de style vraiment magistral : il faut lire Napakatora (sans doute un pseudo) dans le blog Les mots ont un sens, 06 09 2011. Lien : OR REDONDANT.

        B/  La crise est un bon prétexte pour continuer de détruire les droits sociaux ! Et faire ainsi le lit de l'extrême droite ! C'est apparemment ce que pense le porte-parole du parti socialiste, qui propose des pistes pour sortir de cette ligne de conduite infernale, dans son livre "Tourner la page", dont il fait une brève présentation. Voir son blog Benoît Hamon, 14 09 2011. Lien : PEUPLES PAIENT CRISE.

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        C/  L'économiste Liem Hoang-Ngoc nous parle des banques, des dettes souveraines, des mesures prises à ce jour et de leurs conséquences, du contexte européen et mondial : il fait également des propositions précises, qui forment un tout et donnent une direction concordante à une politique de gouvernement. C'est de nouveau dans le blog Benoît Hamon, 13 09 2011. Lien : MAîTRISER LA CRISE.

        D/  Le Pouvoir fait de son mieux pour mériter notre confiance. Des milliards d'euros vont disparaître du déficit de la Sécurité sociale. C'est dans le Nouvel Observateur, 22 09 2011. Lien : POUVOIR ESPOIR

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        E/   Toujours au sujet de la Sécurité sociale, Vincent Collen rappelle l'histoire récente, les recettes, les dépenses, les déficits. Il chiffre l'importance de la crise de 2008 dans cet ensemble de données. L'article attire également notre attention sur les positions assez critiques (par rapport aux intentions gouvernementales) qu'ont exprimées une secrétaire nationale du parti socialiste d'une part, et un membre de l'UMP qui est rapporteur du budget de la Sécurité sociale, d'autre part. Voir Les Echos, 22 09 2011. Lien : SéCU REMèDES AH BON.

        F/  Il fut un temps où les comptes de la Sécurité sociale étaient équilibrés... Edmond Maire, ancien secrétaire général de la CFDT, situe la candidature Aubry comme un espoir après les évolutions négatives qu'a subies la France depuis des dizaines d'années. Parmi les multiples raisons qu'il a de faire confiance à Martine Aubry, il cite (lien ci-dessous, puis aller jusqu'à l'avant-dernier alinéa) "ses capacités gestionnaires". Et il justifie cette appréciation par plusieurs exemples dont, entre autres, celui-ci : elle "réalisa l'exploit dans ses fonctions ministérielles de rétablir l'équilibre de la Sécurité sociale !". En effet, c'était déjà plutôt nouveau à l'époque, et cela faît rêver aujourd'hui... Voir Le Monde, 08 09 2011. Lien : SECURITE SOCIALE EQUILIBRE RETABLI.

 

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        Or, dans certains milieux on a beaucoup dit que la gauche n'avait pas d'idées et qu'elle n'avait rien à proposer. Respectons la liberté d'expression. 

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