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05/08/2012

Du salut de l'Europe à la guerre des grands : quel temps pour demain ?

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        Sauver l'euro, l'Europe, l'emploi, c'est aussi sauver la démocratie et résister aux tentations les plus immondes qui menacent notre civilisation !  C'est pourquoi les grands enjeux financiers, monétaires et économiques qui disparaissent à nos regards derrière les bavardages médiatiques de l'été ont toute leur place dans ce blog.

        1/  Le vendredi 27 juillet 2012, Angela Merkel et François Hollande abondaient dans le sens des déclarations faites la veille par Mario Draghi : la Banque centrale européenne fera "tout ce qui est nécessaire pour sauver l'euro". Et pour celles ou ceux qui douteraient, il est précisé (par Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances) que cela fait partie du "mandat" de la BCE, ce qui signifie qu'on peut faire confiance aux déclarations de son président ! Paris et Berlin semblent à l'unisson et donnent encore d'autres gages de leur détermination à sauver l'euro. Lire Jean Quatremer, Libération 27 et 28 07 2012. Lien : UNANIMES POUR L'EURO.

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        2/  La solution pour sortir de la crise européenne de la dette n'est pas un mythe qui échapperait à nos possibilités d'action. Oui, la solution existe, et nous devons seulement la vouloir : explications par Laurent Joffrin (directeur du Nouvel Observateur) qui conclut en posant la question : "A quand le sursaut ?" NouvelObs, 02 08 2012. Lien : EURO DETTE EUROPE SOLUTION

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        3/  Le sursaut,  précisément, il nous semble qu'il est peut-être déjà en train de se produire. En effet, le jeudi 2 août, dans le cadre d'une conférence de presse, Mario Draghi (de nouveau) indiquait les principales lignes d'action que ses services vont désormais préciser et mettre en oeuvre. Nous sommes, dès ce moment-là, passés du stade des projets à celui de la mise en actes réels. Les acteurs du monde économique et financier ont réagi diversement à ces propos, souvent sur fond de déception, chacun ayant souhaité davantage et mieux selon sa logique et ses objectifs propres.

MAIS c'est à une interprétation tout au contraire pleine de confiance et d'optimisme que nous convie Robert von Heusinger pour qui les déclarations de Mario Draghi constituent une habile façon de mettre sur les rails une nouvelle étape, constructrice et salvatrice pour l'euro, ainsi que pour l'Europe.

        Selon lui, les déclarations de Mario Draghi nous donnent d'ores et déjà trois raisons d'espérer :

. / la sortie de la crise sera mise en oeuvre avec le concours des politiques, ce qui permettra d'éviter une solution technique séparée de la construction politique de l'Europe __en d'autres termes, la solution sera (aussi) politique ;

.. //  les exigences allemandes de "contreparties" seront satisfaites ;

...///  enfin, l'action de la BCE ne sera pas limitée, si bien que la spéculation n'aura plus lieu de poursuivre ses attaques contre l'euro et contre les pays européens.

Pourquoi et comment tout cela, c'est dans l'article de Robert von Heusinger, Frankfurter Rundschau 02 08 2012. Lien : L'EUROPE SAUVE L'EUROPE.

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        Nous ne sommes peut-être pas loin du moment où, enfin, l'Europe sauvera l'Europe, redressera tout à la fois ses comptes et son dynamisme, triomphant ainsi des menaces sur sa monnaie unique et sur son existence politique. Pour le monde entier, ce sera le signal d'un nouveau départ, avec des posssibilités et des espoirs qui, jusqu'à présent, faisaient défaut. Qui serait assez fou pour prendre le risque de briser un tel bonheur ?  

        Des perspectives aussi heureuses peuvent pourtant être ébranlées par la guerre. Et la guerre peut être provoquée par des pays non démocratiques vivant et agissant sous l'emprise de la peur : peur que l'essentiel du pouvoir économique et politique mondial leur échappe ; peur que le droit, la justice et la paix ne triomphent en Syrie, par exemple ! Et que la contagion s'étende aux grandes puissances soumises à un régime dictatorial, telles la Russie ou la Chine, par exemple !

        Autant une Europe des nationalismes néo-nazis pourrait prétendre à la compréhension de la part de ces pays si peu démocratiques, et s'entendre éventuellement avec eux comme des amis entre eux, comme des dictatures entre elles, autant le triomphe de la lumière, de la vie, de la paix semble pouvoir éloigner de nous l'amitié de ces puissants acteurs mondiaux. A ce titre-là aussi, les questions économiques et internationales se rencontrent sur notre blog comme des champs de bataille où se joue la résistance au dieu Argent et à ses suppôts. Le dieu Argent, hélas, aime la guerre, l'histoire nous l'a appris. Lui, lui seul sans doute, est assez fou pour briser ce retour de l'espoir en Europe (et ce retour de l'espoir dans le monde par l'Europe) contre le mur horrible de la guerre ! La menace est immédiate.   

        Bon courage et bonne confiance, chère lectrice, cher lecteur ! La résistance n'en a pas fini : ce blog non plus. Même au coeur de l'été. Même devant ou derrière le voile et le bruit des bavardages médiatiques... Vigilance, es-tu là ?  

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18/05/2012

"Croissance" : signification, FN, Allemagne, socialistes, pacte européen

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        La croissance, c'est la vie d'un organisme jeune et en bonne santé : tout ce que l'on souhaite pour l'Europe comme pour les pays qui la composent !

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        a./  Ce que signifie l'expression "croissance économique", ou encore le mot "croissance" utilisé dans le même sens, on peut en rechercher la définition, mais il est utile également de considérer le point de vue qui est ou qui fut celui de grandes sommités en matière économique. Pour l'ensemble de ces démarches, on peut consulter le site La Toupie, rubrique Dictionnaire. Lien : CROISSANCE COMPRENDRE

        b./  Le programme économique du Front national proposait en avril 2011 que la France abandonne l'euro, puis dévalue sa monnaie dans le but de "relancer la croissance" ; un point de vue fortement discuté ainsi que d'autres propositions issues du même parti politique dans un article paru sur le site 20 minutes.fr, 11 04 2011. Lien : CROISSANCE DéVALUATION.

        c./  Allemands, socialistes, ils sont heureux de l'élection de François Hollande à la présidence de la République française. Ils aspirent en effet, eux aussi, à ce que "soit complété" le traité budgétaire, et cela dans le sens où l'entend notre tout nouveau chef de l'Etat : "des mesures de croissance". Libération, 15 05 2012. Lien : CROISSANCE SOCIALISTES ALLEMANDS

        d./  Allemands, conservateurs, ils prévoient eux aussi des mesures pour favoriser la croissance dans l'Union européenne. Guido Westerwelle a présenté ces mesures : c'est le "pacte de croissance". Lire Robert Jules, avec Reuteurs in La Tribune, 11 05 2012. Lien : CROISSANCE CONSERVATEURS ALLEMANDS

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        e./  Il est député européen, socialiste, et fait des propositions qui concernent par exemple le numérique, l'énergie, ou encore les sources possibles de financement de mesures favorables à la croissance. Il souligne également l'importance des décisions extrêmement utiles qui ont déjà été prises par les institutions européennes, mais qui tardent à être mises en oeuvre "faute de volonté politique et donc de moyens". C'est Henri Weber, qu'on pourra lire dans Libération, 10 05 2012. Lien : CROISSANCE DéPUTé SOCIALISTE EUROPéEN

        f./  Ce n'est pas seulement en Allemagne (voir d./ ci-dessus) mais plus généralement en Europe qu'un pacte européen de croissance est en préparation. Les institutions européennes ainsi que des responsables politiques de plusieurs pays envisagent des orientations pour l'action dans ce sens, et des solutions pour le financement nécessaire. Voir l'article de Gareth Jones, Martin Roberts, Benoît Van Overstraeten et Marc Angrand pour le service français, article édité par Nicolas Delame, in NouvelObs, rubrique Challenges, 30 04 2012. Lien : CROISSANCE PACTE EUROPéEN

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        g./ Le marché intérieur européen est un facteur de croissance d'une importance colossale. Ce marché de 500 millions de consommateurs est une force qu'on a trop oubliée et qui représente un véritable espoir, aux yeux de Thomas Houdaille, in Le Monde, rubrique Idées, 15 05 2012. Lien : CROISSANCE MARCHé INTéRIEUR EUROPéEN

        h./  On notera que monsieur Thomas Houdaille est secrétaire général de : EuropaNova

        i./  La Banque centrale européenne (BCE), tout en continuant de souligner l'importance du "redressement des comptes publics", considère également qu'il importe de faire de la "croissance" une préoccupation centrale. Voir Le Monde, 03 05 2012. Lien : CROISSANCE BANQUE CENTRALE EUROPéENNE

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        Il n'y a pas très longtemps encore, les gouvernants, les responsables financiers soulignaient essentiellement la nécessité du redressement des comptes publics et du remboursement de la dette. Fançois Hollande semblait assez isolé lorsque ses propos abordèrent nettement l'idée d'une croissance économique indispensable, y compris pour le redressement des comptes et le remboursement de la dette. Martine Aubry, lors des joutes qui se déroulèrent dans le cadre de la primaire socialiste, était encore plus vigoureuse dans ses propos pour donner une grande importance à la relance de l'activité économique et à la croissance. Désormais, ces points de vue sont partagés à droite et à gauche dans des pays de plus en plus nombreux, et le monde entier regarde avec anxiété l'Europe, attendant qu'elle s'engage sur le chemin d'une nouvelle jeunesse et d'une santé renouvelée ! Certes, l'idée de la relance économique fait son chemin par elle-même et pas seulement en France. Mais dans notre pays, il était difficile d'en parler sans paraître un peu idéaliste ou rêveur il y a encore quelques semaines, au plus quelques mois. Il est possible que non seulement l'Europe, la France, mais aussi le monde et nous-mêmes soyons redevables plus qu'il n'y paraît à Martine Aubry, tout particulièrement : une personne qui pense de façon tonique et méthodique, met de l'ordre dans les mots et les choses, agit discrètement et se réjouit quand un pays, ou un parti, ou une élection s'oriente vers la raison des mots et le bonheur de tous.

        L'auteur de ce blog, Estival, associera désormais pour toujours le mot si beau de "croissance" au souvenir de ce débat télévisé dans lequel Martine Aubry en fit l'éloge. Elle devançait, même s'il était déjà en train de naître, le mouvement des idées que nous observons et qui s'accélère : comme le premier souffle annonce parfois le changement de direction d'un vent qui se mettra bientôt à souffler très, très fort. Et qu'on se le dise, la "victoire" de François Hollande, si elle contribue peut-être à favoriser cet espoir, n'a rien d'opposable à la pensée, à l'action, à la discrétion, au dévouement de Martine Aubry. Pour qui le mot "victoire" n'est pas compatible avec l'intérêt de l'individu, mais seulement avec le bien de tous : une forme de courage intellectuel et de haute force morale.   

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22/12/2011

Crise européenne : maladie, perspectives...

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    Pour commencer, on peut faire une petite révision, avec le journal Le Monde, 24 11 2011 et 01 12 2011. LIEN 1 A.

    Prenons bien notre élan, en voyant avec Jean Quatremer comment Moody's provoque ce qu'il annonce, comme s'il souhaitait que la France perde son triple A. Pourtant, nous est-il rappelé, la France emprunte à un taux remarquablement bas (le 21 novembre) : in Libération, 21 11 2011. LIEN 2 B.

 

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    A Bruxelles, on a renforcé la discipline budgétaire et prévu des sanctions automatiques, nous dit Mathieu Bruckmüller. Mais cela ne saurait suffire pour relancer la croissance. Cela ne remplace pas l'indispensable engagement de la BCE, qui fait toujours défaut... Voir dans 20 minutes(.fr), 09 12 2011LIEN 3 E

    Et tant que nous y sommes, mentionnons une autre expérience désagréable, à savoir le "rétropédalage" du chef de l'Etat au sujet du fameux triple A : il s'agit sans doute d'une conséquence de ce qu' Emilie Lévêque qualifie de "stratégie de communication", voir L'Expansion, 19 12 2011. LIEN 4 K.

    Et puis, autre échec : au sein même de ce qui semble satisfaire le Pouvoir, on trouve la déchirure de l'Europe, une Europe sous direction franco-allemande et pas forcément contente de cela, une Europe qui avance en étant divisée ! Lire (en allemand) Michael Bergius et Thorsten Knuf, in Frankfurter Rundschau, 10 12 2011. LIEN 5 F.

 

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  Pourtant, ô merveille, voici que plusieurs pays souhaitent rejoindre la zone euro : Lituanie, Pologne... Et ils ont pour cela des raisons parfaitement plausibles, (voilà qui pourrait nous mettre du baume au coeur si vous voulez mon avis) ! Explications sous la plume de Dominique Albertini, Libération 13 et 17 12 2011. LIEN 6 H.

    Et pendant que ces pays regardent l'euro avec espoir, nous commençons à envisager sérieusement "l'explosion de la zone euro" comme une possibilité. Des banquiers, des chefs d'entreprise, des responsables économiques travaillent sur le sujet, mais il faut rappeler tout de même que leur rôle fait qu'ils doivent toujours envisager le plus grand nombre possible d'hypothèses... Lire Claire Gatinois avec Anne Michel et Francine Aizovici, Le Monde, 20 12 2011. LIEN 7 I.

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    Revenons à l'essentiel : d'Alain Juppé à Laurent Joffrin en passant par le chef de l'Etat, il est tout de même des éléments de solution qui font l'unanimité. C'est le cas d'une intervention massive de la Banque Centrale Européenne ; on souhaite également le renforcement (ou l'apparition !) d'un "gouvernement économique de l'Europe"  : tout cela afin de rétablire la confiance des prêteurs, et ainsi éviter la panique et la déconstruction de l'Europe. Lire Laurent Joffrin in Nouvel Obs, 24 11 2011. LIEN 8 C.

    Or, la BCE vient précisément de prendre une décision immense : elle prête à des banques de la zone euro près de cinq cent milliards d'euros, afin que ces banques puissent à leur tour prêter aux ménages et aux entreprises ! Et c'est ainsi que la consommation pourrait repartir, un effondrement de la vie économique serait évité, les perspectives de rentrées d'argent par le biais des taxes et impôts seraient meilleures, en somme un cercle vertueux serait amorcé. Las ! des inquiétudes subsistent... France 24, 21 12 2011. LIEN 9 L.

    Précisément, "les marchés" qui ont d'abord réagi favorablement n'ont pas tardé, le jour même, à clôturer à la baisse. Explications in Nouvelobs, 21 12 2011. LIEN 10 M.

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    Pour la commodité de la démonstration (disons plus modestement : un essai de conclusion qui viendra clore ce long message), il paraît convenable de mentionner maintenant que, d'après Olivier Rech, le pétrole ne va pas tarder à se faire plus rare. Chacun sait que ce qui est rare est cher ! Le Monde, 20 12 2011LIEN 11 J.

    Donc, avant les affres de vraies difficultés à venir, considérons non seulement l'erreur que constitue l'actuel recours à l'austérité sans q'il y ait relance de l'activité, mais aussi l'exemple que nous a donné, dans le bon sens cette fois, le CHILI EN 1991 : taxer les flux à court terme, afin d'interrompre précisément ces flux spéculatifs... Cette mesure nous paraît absolument essentielle, et c'est avec plaisir qu'on peut lire les propos de Jean-Paul Fitoussi, recueillis par Christian Losson, Libération 06 12 2011. LIEN 12 D.

 

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    Alors, encore une fois, avant d'envisager le déclin de la production pétrolière, finissons-en définitivement avec l'actuelle crise dans sa dimension européenne :

voyons quelles mesures permettraient de relancer la croissance, d'utiliser les euro-obligations, de profiter d'un Trésor européen, de "drainer l'épargne vers un véritable budget fédéral pour lancer de grands projets...".

    Ces mesures, certes, sont pour l'instant contraires à ce que nous impose "la droite ordo-libérale allemande". Et pouir l'instant, hélas, certaines mesures (prises après la rédaction de l'article vers lequel nous allons vous orienter) s'avèrent (telles les "sanctions automatiques") parfaitement odieuses, voire une chose "inacceptable pour la démocratie". N'empêche ! Lisons dans cet article toute la part d'espoir qui s'y trouve, sous la plume de l'économiste socialiste Liêm Hoang Ngoc, sur le site de Un monde d'avance, 12 12 2011. LIEN 13 G.

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    En guise de conclusion (ça, cher lecteur, c'est prendre un grand risque !), nous envisageons comme plausibles les hypothèses suivantes :

1./ Le "rétropédalage" qui nous a été servi par la communication du Pouvoir à propos du triple A serait un simple avant-goût de ce qui nous attend au sujet du sauvetage de l'euro, et de la construction européenne : autrement dit, après des discours, des mesures drastiques, des sommets toujours plus nombreux et plus contraignants, nous verrions non seulement la France en perte de triple A, mais l'euro défait, l'Europe stoppée ! Et qui sait ? Peut-être nous dirait-on alors que ce n'est pas la fin du monde...

2./ Privés de la sécurité, de la stabilité qu'offrait l'euro, les pays de la vieille Europe se trouveraient en ordre dispersé pour faire face à la concurrence mondiale dans le contexte d'une production pétrolière déclinante. En d'autres termes, les plus forts pourraient se fortifier pendant que les plus faibles péricliteraient. Je sais, cela paraît peu crédible, trop pessimiste. Pourtant, si l'on veut comprendre quel genre de phénomène se produirait, il suffit de regarder ce qui s'est passé ces dernières années à l'échelon de la richesse et de la pauvreté dans un pays modèle, phare du monde, aujourd'hui plus que jamais exemplaire (cocorico !) : la France ! La France, hélas, néo-libérale et déchirée, les riches favorisés, les pauvres de plus en plus pauvres et nombreux. Et voici qu'à l'instar de la France les pays européens seraient livrés aux affres du néo-libéralisme. Voici que la lutte entre nations, entre peuples, pourrait reprendre. Chacun pour soi ! Que le plus riche gagne !  Voeux de bonheur pour la nouvelle année, libéralement vôtre...  

3./ La gauche, revenue au pouvoir, ne ferait pas de bêtises, prendrait directement le meilleur chemin autant de fois que nécessaire, rétablirait la confiance, innoverait, travaillerait à promouvoir à l'échelon européen les meilleures suggestions que contiennent les références ci-dessus : l'Europe ferait miracle, tel le Chili d'il y a vingt ans, et cela ferait du bien aux peuples, cela ferait du bien au monde. L'Europe, enfin, jouerait le rôle qui est le sien. Socialistement vôtre ? 

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