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21/12/2014

Sommes-nous une bande de sauvages ?

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        Sommes-nous devenus une bande de sauvages ?

       

        Oui, pensent certains avec de bonnes raisons (voir ci-dessous  § A).

        Non, si l'on prend en considération la complexité réelle des choses, des gens, des situations (toujours § A).

        Non encore et pour une merveilleuse raison : nous ne sommes pas devenus des sauvages et cela apparaît clairement si l'on prend la peine de regarder tout ce qui se fait de bien, d'aimant, de solidaire, de fraternel en France, alors même que les conditions sont parfois délicates ( § B).

 

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        Au fait, est-il toujours facile de se montrer solidaire ? L'amour des autres n'est-il pas un trésor bourré de pièges, ou encore un exercice périlleux et qui requiert une bonne dose de sagesse, de formation, enfin d'expérience (§ 3) ?

 

        La conquête des cerveaux et des cœurs par la haine de l'autre, notamment s'il est pauvre, ou différent, ou étranger, a parfois revêtu en France une dimension politique. Mais les instincts les plus bas peuvent aussi s'infiltrer en nous discrètement, sous l'influence de l'ambiance générale, des idées admises et qui font leur petit bonhomme de chemin. Les idées les plus nocives peuvent même, tout simplement, jaillir en nous, et, prenons la peine de le préciser : en n'importe lequel d'entre nous, au gré d'un moment d'exaspération, ou d'une idée fausse, ou d'une peur, une phobie mauvaise conseillère. On ne naît pas fraternel : on le devient chaque jour. La haine de ce qui est "autre" se présente souvent à nous comme l'attitude la plus facile. Mais tout se joue dans le concret des gestes, des mots et des engagements. Ainsi :

 

 

        A. Dans une cage d'escalier, une affiche (une affiche anti-solidarité) a promis des choses très méchantes à tout locataire de l'immeuble qui se montrerait capable d'ouvrir la copropriété à tels ou tels individus indésirables... La solidarité et la fraternité semblaient être devenues des fautes ! Le contenu du texte rédigé sur cette affiche vaut la peine d'être connu (lien ci-dessous), MAIS :

 

        La situation  dans le quartier, cependant, n'était pas telle qu'on aurait pu ouvrir les portes sans la moindre prudence, si bien que le côté odieux des menaces affichées doit être reçu avec un certain recul, ce qui n'excuse pas (bien entendu) le caractère scandaleux du ton et des mesures envisagées. 

        Le pour, le contre, le côté odieux et le versant prudence, vous trouverez toutes précisions en lisant l'article (et certains commentaires sur l'article) de Nathalie Perrier, Le Parisien, 19 12 2014. Lien : cage d'escalier fraternité interdite

 

        B. Autre cage d'escalier, autre problème. Cette fois, c'était une famille établie dans l'immeuble qui se trouvait visée par des déclarations (écrites) désobligeantes, insultantes. La famille souffrait. Mais à l'approche de Noël 2013 (il y a un an), la situation a changé du tout au tout, et pour le mieux. Non, ce n'était pas un miracle. Mais voyons donc cette belle aventure humaine sur le site de : ATD Quart Monde, 18 12 2014. Lien : cage d'escalier insultes effacées fraternité.

 

        C. Il a œuvré pendant des années au service des plus pauvres, des exclus. Il sait, d'expérience, qu'il n'est pas toujours simple, ni aisé de se montrer solidaire, d'aimer, d'aider... Son nom est Pascal Lallement, il a été pendant longtemps "volontaire permanent d'ATD Quart Monde. Il a écrit le livre intitulé : "Aimer l'homme là où il est le plus difficile à rencontrer". Il dévoile pour nous les grandes réalité qu'il faut connaître pour s'engager sur le chemin de l'amour solidaire... Voir le site de Éditions Quart Monde. Lien : Gravir les marches de l'amour solidarité.

 

 

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        Alors, sommes-nous devenus des sauvages ?

        La Bête immonde rôde à la fois autour de nous et en chacun de nous. Il arrive que l'océan des ténèbres ne s'éclaire qu'à la faveur d'une unique petite lampe d'espoir et de résistance, et que le monde soit ainsi sauvé. Il arrive que la force bestiale soit vaincue par l'esprit du poète et l'amour du sage. Oui, cela est déjà arrivé. Œuvrons pour que, cette fois, nous ne soyons pas obligés d'en passer d'abord par le pire !