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17/04/2012

Questions avant le vote

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    Nous sommes à l'heure des questions, des inquiétudes, des impatiences.  D'un côté, on a tendance à croire que tout est clair et comme joué à l'avance. Mais d'un autre point de vue, les aléas sont plus grands que jamais dans l'élection présidentielle de cette année.

Hypothèse PESSIMISTE :

    L'abstention pourrait fausser le jeu, donner au moindre changement de choix des électeurs une importance multipliée, faire apparaître des moins et des plus dans la répartition des voix, et ce dans des proportions insoupçonnées. Auteur de ce blog "France résiste", nous sommes inquiet et avons rarement autant redouté une véritable surprise. La haine n'est pas un parti majoritaire de gouvernement en France, du moins jusqu'à présent. Mais si les autres partis se répartissent trop également les voix, on peut redouter que le nouveau quinquennant ne ressemble à aucune période de notre histoire depuis bien longtemps.

 

    Sur la possibilité d'un émiettement des suffrages, lire le blog du Monde de Françoise Fressoz, 16 04 2012. Lien : RISQUE DE DISPERSION.

    Cependant, le quinquennat qui s'achève affiche un bilan qui devrait orienter les suffrages ! La Ligue des droits de l'homme le rappelle très brièvement tout en annonçant son voeu de voir le président sortant sanctionné dans les urnes. Le Monde, 16 04 2012. Lien : LDH CONTRE CANDIDAT SORTANT

    D'autres soutiens se font jour, parfois de nature à surprendre. Nous avons retenu celui de Fadela Amara, parmi une multitude. Site de RTL, Dossier Présidentielles, 17 04 2012. Lien : F. AMARA POUR F. HOLLANDE

    N'oublions pas que dans le même temps les autres candidats parlent beaucoup, expriment des aspirations et des intentions qui ne sont pas de bas étage (hormis exception ici ou là), si bien que cette campagne électorale n'est, en fin de compte, pas du tout du niveau exécrable qu'on a pu lui trouver. Mélenchon dit fort bien, mais agit fort mal peut-être, si par malheur il venait à affaiblir le candidat PS au point de l'éliminer du deuxième tour : ce ne serait possible, cette horreur, que dans l'hypothèse très pessimiste que nous exprimions ci-dessus en début de message. Oui, mais... ! 

    Alors, que penser de cette campagne présidentielle, et de l'avenir qui se jouera dès dimance ? Que rien ne vaut rien ? Ou au conraire que tout est beauté, espoir et confiance justifiée ? Non, vraiment, au vu de tous les discours et de toutes les postures qui assaillent les médias nous préférons nous contenter de redire: "La politique est une scène de théâtre sur laquelle les pauvres disent du mal des riches et les riches font du mal aux pauvres". (France résiste, message du 14 09 2011 "Théâtre et politique").

    Puisse le théâtre grandir en taille, en intelligence, en rayonnement dans nos théâtres, et la politique se passer de faire du mal aux pauvres ! Pour que la France ne redevienne pas le lieu d'une inhumaine tragédie !

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01/04/2012

Invitation à rencontre

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    Ami lecteur ou visiteur régulier de ce blog, le mois d'avril étant un mois hautement électoral, je vous invite à venir me rencontrer pour un débat libre et spontané aujourd'hui dimanche à partir de 16 heures, place de l'église, Montastruc-la-Rivière dans le département du Pêche.

    Je me livrerai à vos questions tout en essayant de pratiquer la pêche aux voix, étant moi-même candidat à la fonction suprême. Votre dévoué,

 

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Estival

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03:05 Publié dans Ce blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : poisson, pêche, voix, élections

26/03/2012

Jeu de grimaces sur scène publique ?

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    Mon cher neveu,

non, je ne t'ai pas écrit comme prévu et je n'ai pas envie de t'écrire. Je n'ai envie de rien écrire, d'ailleurs. Les propos, les échos, les mots (y compris "salauds") qui occupent la scène publique ces temps-ci me donnent envie de fuir, non pas d'écrire !

CE QUE NOUS VIVONS

CES JOURS-CI :

1/  Une campagne de grimaces

pour occuper l'espace public

    Si les arguments en cours sur la scène de la vie publique, tels qu'ils nous parviennent, étaient des couleurs, et si on les traduisait par des mots, ces mots pourraient être ceux que voici : horreurs, peurs, discrédit, accumulations de soupçons, éveil de soupçons, formules susceptibles de rester en mémoire et de remuer des émotions négatives (peur, mépris, haine). Des procédés honteux, des suggestions malsaines, des préoccupations bassement électoralistes.

2/  Des actes réels pour enjoliver,

afin de mieux séduire

    Un budget est prévu, sur une durée de un an, pour financer les emplois aidés. Pour la période en cours, le budget en question est prévu, voté, mis en oeuvre. Mais voilà : il est utilisé de façon intensive dès les premiers mois de l'année, si bien qu'après les élections il restera moins d'argent que normalement prévu, et cela n'aura pas, en fin de compte, uniquement des conséquences heureuses, peut-être ! Alors pourquoi agir ainsi ? Tout simplement pour que le chiffre des demandeurs d'emploi soit moins élevé, et le plus vite possible, avant les élections, tiens ! C'est le parti socialiste qui accuse, sur son site, 23 02 2012. Lien : CHÔMAGE MASQUER.

 

MAIS AUSSI

3/  Un appel, et des signataires

     L'appel est un refus du "discours basé sur la peur", un refus des annonces de "mesures régressives et discriminatoires". C'est le refus du "moteur de l'avidité" et autres égarements qui ont conduit à la crise. Et c'est, à l'opposé, un engagement dans la recherche du bien commun par la discussion, l'engagement, la vie démocratique.

    Les signataires sont nombreux, ce sont des "plateformes" et "organisations", ce sont des associations. La liste des signataires est une invitation à l'espérance. Et un honneur fait à notre pays. Totalement à l'opposé de ce que, mon cher neveu, je ne peux plus supporter dans l'atmosphère d'une certaine campagne, d'une partie surtout de cette campagne en cours. Site Libérons les élections. Lien : RECHERCHE DU BIEN COMMUN.

    Mon cher neveu, j'espère que tu me pardonneras de n'avoir pas répondu à ton dernier courrier. Le coeur n'y était pas. Il faut, de toute urgence, se remettre à vivre hors de la haine, de la peur, et de propos dont le seul but est de type électoraliste. Il faut quitter le bruit et l'affolement pour bâtir, de façon paisible, la paix d'aujourd'hui et de demain. Sois assuré de mon entière affection, ton oncle, Estival.

22/03/2012

Merah : le tueur est mort. Et les élections ?

 

 

    La campagne électorale en cours a subi le choc de l'affaire terroriste de Montauban et Toulouse. Les armes de Mohamed Merah se sont tues. La campagne politique reprend : vers quels horizons se dirige-t-elle ?

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    On sait que le choix d'un Président de la République, puis celui des députés à l'Assemblée nationale sont en France affaire de réflexion. C'est pourquoi les noms et les programmes des candidats à la présidence nous sont présentés, nous pouvons consulter, comparer, réfléchir, préparer notre décision. Merci au journal Le Monde, 20 03 2012. Lien : CHOIX INTELLIGENT.

 

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    Cependant, la vivacité plus particulièrement émotionelle reprend vite ses droits, et tel homme politique qui veut critiquer tel autre voit ses propos analysés, récapitulés et  clairement dénoncés comme absurdes, sans compter l'amalgame... De même, le rôle de la peur dans ce que pourrait devenir désormais la campagne présidentielle fait lui aussi l'objet d'une étude menée comme une dissection à la pince fine : voir Bruno Roger-Petit, in le Plus de Nouvel Obs, 22 03 2012 (article édité par Sébastien Billard, parrainage de l'auteur par Benoît Raphaël). Lien : PROPOS ISSUS DE DROITE.

 

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    Particulièrement saisissante est la perspective ouverte par Gaël Sliman, Directeur général adjoint de BVA. Il y eut une campagne de la raison, avec son candidat bâtisseur : le candidat socialiste allait bon train dans l'opinion, on recherchait la personnalité la plus constructive, l'avenir, le projet. Patatras : l'épisode Merah est survenu. Le candidat sortant, revêtu de son rôle légitime de Président, est d'une certaine manière redevenu le sauveur qui rassure, qui sait le mieux se battre contre le danger, celui à qui l'on fait confiance... On cherche désormais la sécurité, l'apaisement de la peur, de l'émotion, et le président du précédent quinquennat semble avoir repris des forces dans la situation nouvelle qui s'est créée. Alors, la campagne électorale, vers quels horizons s'oriente-t-elle ? Mais tout cela est nuancé, conceptualisé, exprimé à la fois avec force et précision, d'une plume riche en couleur et scientifiquement convaincante : dans le Plus de Nouvel Obs, 21 03 2012. Lien : éVéNEMENT ET JEU éLECTORAL.

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    Lire ces excellents articles amène à considérer la part d'irrationnel que comporte le jeu politique électoral en démocratie, et plus particulièrement dans le contexte qui est le nôtre aujourd'hui. Un bol d'air frais, ou plus exactement une grande respiration de profondeur et de réflexion (sur fondement de documentation rigoureuse), particulièrement appréciable après le déluge d'émotions, d'images et de violence que nous venons de vivre. De l'air pur, une occasion à saisir sans délai !

 

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22/08/2010

Cibler la démocratie, troisième front de la guerre...

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    Dans le journal Le Monde daté dimanche-lundi 22-23 août 2010, un représentant du Pouvoir prend pour cible la gauche, la traitant de "milliardaire". Et ce n'est pas la seule flèche qu'il décoche... Quelques remarques :

1/  Si "milliardaire" est synonyme de "mal placé pour servir la France", alors le mot pourrait aussi s'appliquer aux forces qui soutiennent le Pouvoir et que le Pouvoir aime bien, du reste.

2/  Si "milliardaire" signifie qu'on ne peut pas être à la fois riche et socialiste, alors le mot pourrait donner l'occasion de rappeler comment le candidat à l'élection suprême en 2007 n'hésita pas à invoquer Jean Jaurès pour se rendre sympathique.  

3/  S'il sagit de tenir des propos qui ridiculisent des personnages publics, ou une partie de la population (la gauche), il ne s'agit que d'une extension politique de la pratique de la "tête de turc". C'est ce que nous avons appelé le premier front, celui sur lequel le Pouvoir se bat pour agiter les émotions, éveiller la suspicion, le mépris, ou le rejet et l'exclusion.

4/  S'il s'agit de s'attaquer à une réalité jugée gênante par le Pouvoir (la gauche !), alors nous sommes dans ce que nous avons appelé le deuxième front : celui sur lequel le Pouvoir se bat pour disqualifier, affaiblir, déconsidérer ou supprimer très précisément ce qui limite le pouvoir ! Après ou avec les juges d'instruction, nous avons eu droit à l'indépendance de la justice, l'indépendance des médias, l'indépendance de la pensée (éducation, Histoire...) et de l'expression, l'Arcile 1er de la Constitution française (remous indignés sur la planète, où notre Constitution est aimée, appréciée et soutenue !) : maintenant on s'attaque à la gauche, qui représente effectivement une force gênante pour l'appétit dévorant de pouvoir du Pouvoir.

Or, on utilise contre la gauche les ressources de mépris, animosité, voire haine qui dorment au fond des coeurs : c'est l'union du premier et du deuxième front, nous avons appelé cela le troisième front (voir message dans ce blog en passant par le tag "violence" pour retrouver un message intitulé le deuxième, ou le troisième front...).

5/  En réalité, il s'agit d'encore autre chose : en ridiculisant la gauche, en apprenant à l'opinion l'art de tout croire mauvais, en instillant subconsciemment le "la politique c'est du bidon, ils sont tous pareils, la gauche non plus il ne faut pas la croire", le Pouvoir prend le risque de favoriser l'extrême gauche, qui récolterait ainsi des voix et ferait perdre la gauche politique dite "de gouvernement". Ou encore, le risque que grandisse l'abstention. Que grandisse l'indifférence, ou le désengagement, le "moi je me mêle de mes affaires". C'est une technique élaborée, et à long terme, pour gagner des élections ! Quand une population est lasse de tout, ne vote pas, ne se mobilise pas, le suffrage universel peut aboutir à n'importe quoi ! Y compris à la droite extrême !

C'est parfait, félicitations, sauf que cela met à mal non seulement la gauche, mais le ressort même de la vie démocratique : c'est à dire l'intérêt que le peuple porte aux affaires publiques. Oui, donc, félicitations, sauf si l'intention du Pouvoir était de servir la démocratie française : auquel cas, ce serait raté ! Mais on féliciterait alors le Pouvoir pour ses bonnes intentions, donc félicitations à tous les coups...

LIENS  SUR  LE  SUJET  OU NON  LOIN  DE  LUI :

    Le PS n'est peut-être pas très affecté par les attaques de celui qui accuse les "milliardaires" de gauche: en effet, pour être affecté par les paroles de quelqu'un il faut accorder du crédit à la parole de ce quelqu'un, or le PS l'accuse de mensonge sur les effectifs policiers (à voir dans Libération en ligne) !

    Dans rue89, Riwal Ferry montre comment le personnage du Pouvoir qui attaque si résolument la gauche ne se livre pas en cela à une péripétie ou une maladresse. Tout au contraire, il obéit à un "plan" plus vaste, un plan "décidé en haut lieu".

 

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