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25/04/2013

"Menace" : FN, ministre grec, Front de gauche, écologistes, députés, Iran

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        On ne le dira jamais assez : nous vivons l'âge de la menace, de façon quotidienne, dans les manifestations de rue, dans les cours d'école, en classe et dans d'innombrables autres circonstances de ce qui s'impose à nous jour après jour. Mais oublions ici cet aspect "faits divers" et considérons la menace en tant que pratique politique, en particulier dans notre pays.

 

        1. Le FN ne se présente pas comme menaçant. Il fait usage de ce qu'il considère comme une menace. Le résutltat est, en tout état de cause, qu'on se sent menacé, et on comprend qu'il faut faire confiance au FN pour échapper au danger.

        2. On peut, en étant Premier ministre grec, menacer la Grèce d'une catastrophe épouvantable, à savoir la sortie de la zone euro et le retour à la drachme : cela fait peur, l'on comprend qu'il faut faire confiance au Premier ministre, accepter des sacrifices, et l'on sera sauvé.

        3. Mélenchonistes, communistes, Front de gauche, écologistes  soutiennent la majorité au pouvoir, mais cela ne les empêche pas de brandir la menace : acceptez, disent-ils, nos suggestions, nos amendements à vos projets gouvernementaux, sinon vous devrez vous passer de notre soutien et vous vous débrouillerez sans nous ! Chacun comprend que l'exécutif et la majorité socialiste sont menacés d'isolement et d'affaiblissement, il convient donc de faire preuve de confiance envers les alliés exigeants et une grave crise politique sera évitée.  

        4. Un sénateur écologiste menace lui aussi de ne plus soutenir François Hollande si les résultats promis ne sont pas au rendez-vous à la date prévue. Chacun comprend qu'il est urgent de ne pas s'enfermer dans une optique PS mais qu'il convient au contraire d'élargir l'horizon officiel des sympathies politiques, notamment du côté de l'écologie si l'on veut que le pays se tire d'affaire. 

        5. En étant membre de l'UMP, on a des idées précises sur la marche à suivre. Chacun comprend qu'il faut prendre garde à ne pas laisser telle personnalité de l'UMP quitter le parti !

        6. Même si l'Iran est un grand pays à bien des points de vue, cela ne suffit pas : il faut qu'il menace le monde de se rendre bientôt maître de l'arme nucléaire. Et l'on comprend facilement qu'il est urgent de reconnaître l'identité, l'originalité, l'existence et l'importance de l'Iran, dans son expression politique d'aujourd'hui, sauf à courir à la catastrophe.

Entre nations, entre forces politiques à l'intérieur d'un même pays, notamment la France, comme souvent entre les personnes dans notre vie en société, la menace joue donc un rôle extrêmement développé.  

        7. La menace est à la fois une arme et une façon d'être, ou, pour dire les choses autrement : un comportement social et une façon que nous avons de renforcer notre propre existence, notre propre identité. Et en ce qui concerne laFrance, on peut à juste titre réfléchir sur le rôle que joue la menace dans la vie politique et dans la question de l'identité.

        Ci-dessous, point par point, de 1 à 7, nous reprenons les quelques sujets évoqués ci-dessus et renvoyons à des sites, articles, revues qui permettent de se documenter et d'approfondir ces questions de façon compétente et professionnelle. Bonnes lectures ! 

 

 

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        1. L'immigration est utile, elle constitue même l'un des éléments qui peuvent le plus nous aider à sortir de la situation dramatique que nous connaissons actuellement. Pourtant, le FN présente volontiers l'immigration comme une menace, en particulier en termes de chômage. Avec des nuances, certes, mais qui n'empêchent pas que l'impression la plus générale demeure surtout celle d'une menace. Pour comprendre la réalité de ce que représente l'immigration, cette peur agitée devant nos regards effrayés, mais aussi cette chance et même cette occasion à saisir impérativement, on lira Eric Le Boucher, site de Slate.fr, 26 et 28 04 2013. Lien : IMMIGRATION UNE CHANCE INOUÏE.

        2. Le danger du retour à la drachme, utilisé par le Premier ministre grec comme une menace, était présenté par Le Monde, 04 11 2012. Lien : SORTIE grecque DE L'EURO

        3. Une alliance objective avec la droite, c'est la pire menace, en un sens, que pouvait exercer l'ensemble des communistes, mélanchonistes, élus écologistes en situation de soutien poliltique à l'actuelle majorité de gouvernement. Cette menace a pourtant été mise en oeuvre, brandie, proclamée, terrible ! La Tribune 04 11 2012. Lien : MENACE des alliés politiques

        4. Sénateur EE-LV, J.-V. Placé joue la carte de la confiance qu'il accorde au gouvernement Ayrault. Cependant, il a déclaré qu'il attendait des résultats en particulier en ce qui concerne le chômage, ainsi que sur d'autres points, laissant au demeurant planer la menace du retrait de son soutien... Libération, 18 11 2012. Lien : Sénateur demandera des comptes

        5. Lionel Tardy, UMP et soutien de François Fillon, défend ses positions et donne force de conviction à ses exigences en menaçant de quitter son parti s'il le juge nécessaire. Et il n'est pas à vrai dire le seul dans ce cas, à ce qu'il à apparaît. Lire Hélène Bekmezian, Le Monde, 20 11 2012. Lien : UMP, filloniste et exigeant

        6. L'Iran menace : gare à l'arme nucléaire ! Lire Armin Arefi in Le Point, 23 04 2013. Lien : La menace iranienne

        7. Thomas Arciszevski a étudié la question de la menace en politique sous le titre "Menace, politique et identité nationale" : Université Paris Descartes, Paris 5, numéro 6 des Cahiers de psychologie politique, janvier 2005, à consulter sur le site irevues. Lien : Etude approfondie de la menace en politique

 

        C'est en renvoyant le lecteur à cette étude particulièrement intéressante que nous mettrons un terme au bavardage de France résiste pour aujourd'hui. Rien n'est plus odieux à l'horrible bête de la domination des cerveaux, nous n'hésitons pas à le redire, que l'intelligence, au reste maudite et persécutée par certains régimes politiques passés comme présents.  

 

La France n'étant pas une dictature, 

il importe, et il convient 

de considérer 

et examiner librement 

ce qui précède. 

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16/03/2011

Socialistes, Verts et danger nucléaire

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    J'entendais tout à l'heure sur les ondes radio que, sur la question du nucléaire, le parti socialiste était divisé. Bon ! C'est un refrain repris si souvent sur les ondes et dans les médias....

    Il se trouve qu'Aurélie Filipetti, députée socialiste, souhaite aller, disons, plus vite. Elle appelle le PS à "changer de doctrine en matière de risque nucléaire" et à saisir l'occasion d'une "nouvelle page à écrire entre le Parti socialiste et les écologistes". Aurélie Filipetti a raison : bousculons-nous, nous socialistes, pour converger sans cesse davantage avec les Verts et pour travailler avec eux !

    Sincèrement : vous voyez un appel à la division là-dedans ? Moi, j'y verrais plutôt une déclaration d'amitié en direction des Verts.

    Mais reste à savoir si le parti socialiste se cramponne à des dogmes qui interdisent toute amitié avec les Verts, ou toute recherche commune, réflexion commune, élaboration de réalisations politiques communes.

     Justement, Martine Aubry s'exprimait mardi matin 15 mars sur France info et disait notamment : "On ne peut pas sortir du nucléaire du jour au lendemain". DONC, c'est qu'elle envisage la possibilité de sortir du nucléaire ! Et du côté des Verts, qui a dit qu'il faut "couper le jus" dès ce soir partout à la fois ? Cessons les caricatures et les procès d'intention : il y a beaucoup d'espoir et de convergence dans ces diverses déclarations.

    Par ailleurs, il est question d'un débat sur le nucléaire. Citons encore Martine Aubry même jour, même émission : ce débat, "nous le porterons avec nos amis Verts". En outre, il en résultera en 2012 la "proposition d'une réelle politique énergétique pour la France et pour l'Europe". Qui peut voir dans ces paroles et dans ce calendrier de travail une déclaration d'hostilité envers les écologistes ? Et qui peut prétendre que le parti socialiste est divisé dès lors qu'il accueille, examine, envisage, et fait des projets dans une proximité toujours plus forte avec les Verts ? Alors, oui, bousculons les choses, allons vite, allons loin dans notre entente avec les écologistes...  

    Il est bon de prendre du recul avant de faire confiance, certes ! Mais il serait par contre bien regrettable d'infliger à l'opinion des formules en forme de refrains qui ne peuvent que décourager les esprtis, éloigner les électeurs et même peindre la vérité dans des couleurs bien sombres, simplement parce que le réel est plein d'espoir. C'est vrai qu'à force d'être témoins de tant d'horreurs partout et en tout genre, on perd peut-être une certaine capacité d'admiration... ou bien : peut-être l'avions-nous perdue depuis longtemps ? 

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18/06/2010

Le capitalisme contre l'eau de source

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        L'arbre du Pouvoir se voit de loin. Il est, comme on dit, aisément identifiable.

        En abattant ce qui se voit, et cela est possible dans le cadre démocratique électoral en vigueur chez nous, on aura remporté une victoire. Mais pas la guerre.

        L'arbre n'aurait point grandi s'il n'avait des racines, et s'il ne puisait dans le sol ce qui le fait vivre. De même, le Pouvoir que nous voyons, qui est d'ordre politique, se nourrit de forces qui le dépassent et qui régentent le monde : l'argent, le capital dans le sens où le marxisme le dénonce. Dans le sens où le socialisme le combat, au moins en s'en prenant à ses actes et conséquences.

        Alors, ne nous contentons pas d'enlever quelques feuilles à l'injustice sociale, au démantèlement de l'Education nationale, aux attaques répétées contre l'indépendance des contre-pouvoirs (Justice, médias...): mettons la cognée à la racine de l'arbre.

        Un bon exemple est celui de la gestion de l'eau, la France constituant en ce domaine un très mauvais exemple (cf lien ci-dessous vers le site des Verts). L'eau n'appartient à personne en privé. L'eau n'appartient pas non plus aux intérêts internationaux qui tentent de s'en emparer pour, disent-ils, la gérer : l'eau est un bien commun de l'humanité, qui ne saurait être géré, en effet, que de façon publique.

        Des résistants sont à l'oeuvre. On pourra lire sur le sujet ce qu'affiche en ce jour le site des Verts, ou encore celui de la Fondation France Libertés (créée par Danielle Mitterrand). Autre acteur de ce combat : Europe Ecologie.

        Allez ! Mettons la cognée à la racine du mal, et bon courage à nous tous !

La France n'étant pas une dictature,

il convient et il importe

de considérer et examiner librement ce qui précède.

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