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29/12/2014

Les grillages, est-ce (moralement) beau ?

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        Nous avons appris récemment que des bancs avaient été entourés de grillages pour que les personnes non désirées ne puissent pas s'y asseoir. Drôle de spectacle, image d'une sorte de science-fiction ou vision catastrophique de la non-humanité qui nous attend ? Les individus non désirés étaient-ils des personnes privées du droit élémentaire au logement ? Ou bien des personnes d'aspect, voire de comportement désagréable pour le voisinage ? Ou les deux ? Toujours est-il que la mairie trouvait utile d'éloigner des personnes humaines en plantant ce décor à mourir soit de rire, soit d'horreur. 

 

 

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        A. On entendit alors s'élever la voix de ceux qui étaient pour, et de ceux qui étaient contre, et de ceux qui étaient le FN car le débat était engagé ! Du reste, il y avait matière à débat puisque de nombreuses pistes avaient été évoquées ou envisagées dans le but d'éloigner des personnes non désirées. Voir le journal Charente Libre, 24 12 2014. Lien : exclure les humains.

 

        B. Grande est dès lors l'aventure du débat enflammé et plus ou moins fraternel. Les commerçants ont leur avis, tandis que l'association "Les morts de la rue" a le sien ; mais les autorités de la ville peuvent prendre quant à elles une décision dans un sens, puis une autre, dans un autre sens, provisoire et par souci de "sécurité"... C'est le journal Le Monde qui se faisait l'écho de tous ces avis et de ces démarches. Voir Le Monde, 25-26 12 2014. Lien : LES GRILLAGES SE SENTENT MAL.

 

        C. A la même date, on vit fleurir dans la presse l'indignation contre les grillages de protection placés autour des bancs. Des artistes notoirement impliqués dans l'existence du festival de la BD (Angoulême) tonnaient contre les choses si surprenantes et choquantes qu'on venait de placer au beau milieu du paysage urbain ! Et de leur côté, les autorités municipales semblaient elles aussi avoir beaucoup à dire, et apportaient dans le débat les nuances de leur respect pour les habitants, les commerçants... La qualité de raisonnement et de sensibilité n'est peut-être pas tout à fait la même chez les uns et chez les autres, comme on pourra essayer de l'observer au passage. Pour cela, voir de nouveau Charente Libre, mais cette fois en date du 25 12 2014. Lien : LES CAGES DE L'EXCLUSION à ANGOULÊME.

 

        D. La "chasse aux SDF" est une pratique plus vaste que celle qui affecte quelques bancs de la bonne ville charentaise. Ce qui se passe, c'est que le nombre des malheureux a beaucoup augmenté ces dernières années en France et ailleurs. Lire Léo MOUREN et Maud LESCOFFIT in Libération, 26 12 2014. Lien : EXCLURE LES EXCLUS ET LES AUTRES.  

 

 

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        Les uns ont raison, les autres n'ont pas tort, mais il se trouve que les uns et les autres n'ont pas les mêmes besoins, ni donc les mêmes désirs. L'exclusion n'est pas le bon remède. Ni contre les SDF, ni contre les commerçants, ni contre les riverains, ni contre les adversaires politiques. Du moins, c'est comme ça ici, en France, pays de droit, de démocratie : liberté, égalité, fraternité. Pas de place pour la haine de l'Autre, quel qu'il soit. Pas de place pour les idées racistes et les divisions de la société. France résiste !

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21/12/2014

Sommes-nous une bande de sauvages ?

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        Sommes-nous devenus une bande de sauvages ?

       

        Oui, pensent certains avec de bonnes raisons (voir ci-dessous  § A).

        Non, si l'on prend en considération la complexité réelle des choses, des gens, des situations (toujours § A).

        Non encore et pour une merveilleuse raison : nous ne sommes pas devenus des sauvages et cela apparaît clairement si l'on prend la peine de regarder tout ce qui se fait de bien, d'aimant, de solidaire, de fraternel en France, alors même que les conditions sont parfois délicates ( § B).

 

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        Au fait, est-il toujours facile de se montrer solidaire ? L'amour des autres n'est-il pas un trésor bourré de pièges, ou encore un exercice périlleux et qui requiert une bonne dose de sagesse, de formation, enfin d'expérience (§ 3) ?

 

        La conquête des cerveaux et des cœurs par la haine de l'autre, notamment s'il est pauvre, ou différent, ou étranger, a parfois revêtu en France une dimension politique. Mais les instincts les plus bas peuvent aussi s'infiltrer en nous discrètement, sous l'influence de l'ambiance générale, des idées admises et qui font leur petit bonhomme de chemin. Les idées les plus nocives peuvent même, tout simplement, jaillir en nous, et, prenons la peine de le préciser : en n'importe lequel d'entre nous, au gré d'un moment d'exaspération, ou d'une idée fausse, ou d'une peur, une phobie mauvaise conseillère. On ne naît pas fraternel : on le devient chaque jour. La haine de ce qui est "autre" se présente souvent à nous comme l'attitude la plus facile. Mais tout se joue dans le concret des gestes, des mots et des engagements. Ainsi :

 

 

        A. Dans une cage d'escalier, une affiche (une affiche anti-solidarité) a promis des choses très méchantes à tout locataire de l'immeuble qui se montrerait capable d'ouvrir la copropriété à tels ou tels individus indésirables... La solidarité et la fraternité semblaient être devenues des fautes ! Le contenu du texte rédigé sur cette affiche vaut la peine d'être connu (lien ci-dessous), MAIS :

 

        La situation  dans le quartier, cependant, n'était pas telle qu'on aurait pu ouvrir les portes sans la moindre prudence, si bien que le côté odieux des menaces affichées doit être reçu avec un certain recul, ce qui n'excuse pas (bien entendu) le caractère scandaleux du ton et des mesures envisagées. 

        Le pour, le contre, le côté odieux et le versant prudence, vous trouverez toutes précisions en lisant l'article (et certains commentaires sur l'article) de Nathalie Perrier, Le Parisien, 19 12 2014. Lien : cage d'escalier fraternité interdite

 

        B. Autre cage d'escalier, autre problème. Cette fois, c'était une famille établie dans l'immeuble qui se trouvait visée par des déclarations (écrites) désobligeantes, insultantes. La famille souffrait. Mais à l'approche de Noël 2013 (il y a un an), la situation a changé du tout au tout, et pour le mieux. Non, ce n'était pas un miracle. Mais voyons donc cette belle aventure humaine sur le site de : ATD Quart Monde, 18 12 2014. Lien : cage d'escalier insultes effacées fraternité.

 

        C. Il a œuvré pendant des années au service des plus pauvres, des exclus. Il sait, d'expérience, qu'il n'est pas toujours simple, ni aisé de se montrer solidaire, d'aimer, d'aider... Son nom est Pascal Lallement, il a été pendant longtemps "volontaire permanent d'ATD Quart Monde. Il a écrit le livre intitulé : "Aimer l'homme là où il est le plus difficile à rencontrer". Il dévoile pour nous les grandes réalité qu'il faut connaître pour s'engager sur le chemin de l'amour solidaire... Voir le site de Éditions Quart Monde. Lien : Gravir les marches de l'amour solidarité.

 

 

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        Alors, sommes-nous devenus des sauvages ?

        La Bête immonde rôde à la fois autour de nous et en chacun de nous. Il arrive que l'océan des ténèbres ne s'éclaire qu'à la faveur d'une unique petite lampe d'espoir et de résistance, et que le monde soit ainsi sauvé. Il arrive que la force bestiale soit vaincue par l'esprit du poète et l'amour du sage. Oui, cela est déjà arrivé. Œuvrons pour que, cette fois, nous ne soyons pas obligés d'en passer d'abord par le pire !

 

 

 

06/10/2014

Les agitateurs polis

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        A. Au sommet sur le climat, à New York, on vient de voir combien les directions recommandées sont louables, et combien inégales sont, malheureusement, les réponses des divers pays présents ou, pire, absents ! Un sommet pour rien, alors ? Non, pas complètement pour rien, car voilà au moins que, quelque part sur notre planète, on a évoqué un enjeu un tout petit brin important pour nous tous, milliards que nous sommes : la vie sur terre possible ou impossible, continuée ou définitivement disparue. Et c'est pour demain ! Mais cela n'occupe qu'une petite place dans la vie médiatique de nos cerveaux. Merci à Youphil de nous avoir rappelé ce qui est si important...  Lire Romain de Oliveira sur le site de Youphil, 24 09 2014. Lien : MORT UNIVERSELLE AU PROGRAMME.

 

        B. Amnesty international lance une campagne de mobilisation pour résister aux entreprises multinationales lorsqu'elles ne respectent pas les "droits humains". Il s'agit, entre autres, de la mort de vingt mille personnes, pour ne donner qu'un seul exemple. L'agression contre l'humanité est gravissime, sournoise, aussi glissante qu'une anguille dès lors que l'on essaie de démasquer des responsables. Une vraie catastrophe d'importance majeure pour les quelques milliards que nous sommes ! Mais, une fois encore, ceci n'occupe qu'une petite place dans la vie médiatique de nos cerveaux. Merci à Amnesty international de nous avoir rappelé de quoi la réalité est faite ! Site : Amnesty international, 23 09 2014. Lien : multinationales contre droits humains

 

        C. La "Manif pour tous" n'est, apparemment, pas du tout un problème pour un certain nombre de Français, qui apprécient les valeurs de la famille dite traditionnelle. D'autres, plus nuancés, admettent que des homosexuels puissent vivre heureux. Pas mal, non ? Quelle nouvelle largeur d'esprit ! Mais il en est aussi qui, même avec une si grande largeur d'esprit, se cabrent dès lors qu'on souhaite utiliser la PMA ou la GPA pour faire le bonheur des gens. Il se trouve en effet que, parmi tous les sujets que nous venons d'évoquer, certains ne font pas l'unanimité de la même façon que d'autres. Il y a là une multitude de questions extrêmement différentes les unes des autres. C'est du reste grâce à cela qu'on a vu, côte à côte, des gens qui réagissent assez différemment lorsqu'il s'agit de l'un, ou de l'autre de ces enjeux. Mais ils ont tous en commun une certaine peur de la nouveauté, de l'étrangeté, de ce qui est étranger à notre passé ! Et cela a donc permis que se rassemble en une unique "Manif" tout ce petit monde si divers en vérité, mais si uni sous les projecteurs de l'immédiateté médiatique.

 

        Un éditorial a au moins le mérite de dénoncer l'hypocrisie et de découvrir dans cette "manif" une direction profonde, bien que masquée, tel, nous semble-t-il, un bâtiment de guerre sous la surface de la mer : lire l'éditorial de Laurent Joffrin, dans Libération, 05 10 2014. Lien : Homophobie et stratégie politicienne.

 

 

EN GUISE DE CONCLUSION

        Certains se battent, ou du moins essaient d'engager la lutte contre les souffrances et les menaces les plus graves, inouïes même, qui sont là devant nous et qui n'occupent qu'une petite place dans la vie médiatique de nos cerveaux.

        Pendant ce temps, d'autres préfèrent s'emparer des opinions les plus policées, et des sentiments les plus nobles pour occuper l'espace médiatique. L'amalgame ne dit pas son nom. Le mélange des questions les plus différentes n'explose pas à la figure des tireurs de ficelles qui, derrière des manifestants sincères, préparent leur prise du pouvoir. 

 

MAIS en vérité...

        L'enjeu, c'est bien l'amour : celui de nos frères humains, avec leur diversité y compris d'orientation sexuelle.

        L'enjeu, c'est bien la famille humaine, dont la souffrance est infinie sous les coups de certaines entreprises multinationales, à l'occasion !

        L'enjeu, c'est bien la famille humaine, dont la maison brûle, la planète se défait, cependant que nous regardons ailleurs.

        L'enjeu, c'est bien, encore une fois, la famille humaine dont une partie, notamment française, met dans le même sac l'homosexualité et la GPA, par exemple. Certains s'en défendent, en toute sincérité. Mais la "Manif" est là, globalisante...

        L'enjeu, c'est aussi et tout simplement la famille de papa, maman et les enfants. Une famille assez intelligente, assez chrétienne (par exemple), assez laïque, assez républicaine et française pour se réjouir de retrouver, au travail et dans toute la vie publique, d'autres familles qui sont différentes, et pour retrouver aussi d'autres opinions, d'autres cultures. Toute réalité humaine dans l'Histoire n'a de sens que si elle se dépasse. Un cœur ne se ferme que pour s'ouvrir à nouveau, et s'il s'ouvre, il reste capable de se fermer, c'est sa vie. Ainsi devrait-il en être de quelques fausses oppositions, quelques fausses guerres de fausses religions qui servent à semer le trouble et à rendre les gens méchants ! Se retrouver soi-même dans la fidélité et l'approfondissement salutaire, pour s'ouvrir dans la fraternité, la liberté, l'égalité, la laïcité. Ce n'est pas simple ? Non, bien sûr, parce que c'est multiple. Parce que c'est la vie. On ne change pas la vie. On la respecte. On ne part pas en guerre de religions, pas en France, pas maintenant. Résistons !  

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27/07/2014

La vision du mal hypnotise et tue le coeur.

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        Les médias font bien, très bien même, quand ils rapportent les faits, décrivent les situations, brossent le tableau d'une réalité insupportable. Guerres, accidents, violences, haine, manifestations qui dégénèrent, tout cela est bien vrai, et il faut en parler, on doit en parler. Sans oublier bien sûr les faits divers et les gens qui "pètent les plombs".

 

       Cependant...

        Trop de conscience du mal qui sévit pourrait finir par détruire la capacité à réagir. Voir les choses en face, c'est bien. Mais gare à ne pas nous laisser hypnotiser ! Nous pourrions rester là, les yeux fixés sur les images de souffrance, et le cœur pétrifié, refroidi par la peur. Tout simplement et en toute innocence, nous pourrions sans nous en rendre compte glisser un peu plus loin, un peu plus bas vers davantage de haine...

        Alors, les nouvelles sont mauvaises ? __Oui, mais encore ? 

        Prenons pour exemple la guerre qui sévit à Gaza et les manifestations à ce sujet à Paris et dans d'autres villes de notre pays.

 

 

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        1. En France, la haine a fait une apparition remarquée dans quelques manifestations de soutien aux Palestiniens. Faut-il ne plus penser qu'à environ quatre cents personnes  violentes dans un rassemblement d'à peu près quatre mille manifestants ? Au moment même où de nombreux autres rassemblements se déroulaient sans incidents ? Lire Benoit Floc'h, Faïza Zerouala, Emma Paoli in Le Monde, 27 07 2014. Lien : Manif excités.

 

        2.  En Israël même, tout n'est pas haine et désir de guerre. Faut-il donc passer sous silence ou réduire à la portion congrue le rassemblement, à Tel Aviv, de plusieurs milliers de personnes qui ont protesté contre la politique israélienne à Gaza ? Ces manifestants représentaient notamment des "organisations qui cherchent une solution de paix", même si cela déplaisait fortement à d'autres israéliens, d'extrême-droite, présents sur le même lieu. Lire Zafrir Rinat, sur le site de Youphil, 27 07 2014. Lien : Tel Aviv Israéliens pour la paix.

 

        3.  Le Comité israélien contre les destructions de maisons (palestiniennes), abrégé et en anglais ICAHD, est une organisation israélienne qui s'efforce de rebâtir, aussi bien au niveau matériel que dans les cœurs ! Les actes sont concrets, et la pierre maniée avec courage s'efface parfois devant le beau travail de restauration de la fraternité, là où la haine, fruit de la souffrance et de l'angoisse, avait fait son lit. On trouvera sur la page de présentation de l'ICAHD un lien vers son site internet, en anglais. Voir tout d'abord, donc, le site Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Lien : ISRAËL RECONSTRUIRE MAISONS ET ESPRITS

 

        4. Pour mieux connaître la "mouvance propalestinienne" en France, son histoire, ses composantes, les difficultés d'hier et d'aujourd'hui mais aussi les raisons d'espérer, rien de mieux que de recueillir la parole d'un expert en la matière : Marc Hecker, chercheur à l'IFRI (Institut français des relations internationales). C'est ce qu'a fait Faïza Zerouala, journaliste au Monde. Le Monde, 25 07 2014. Lien : PROPALESTINIENS divers et variés.

 

        5.  Pour en revenir à la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, elle comprend un grand nombre d’associations ou ONG "membres", ainsi que des "membres observateurs". Tout cela est présenté sous forme de liens qui ouvrent autant de sites web et permettent de se faire une idée précise sur ce long répertoire du militantisme éclairé. Comme cela, si la lectrice ou le lecteur éprouve le besoin de se montrer prudent et réservé à l'égard de telle ou telle ONG par exemple, il ou elle pourra exercer son jugement de façon concrète et bien renseignée. Et il en va de même dans le sens contraire, c'est à dire celui de l'approbation et de l'admiration. Voir (de nouveau) le site de Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Lien : MEMBRES PLATEFORME ONG POUR PALESTINE

 

        6.  La Paix Maintenant est l'expression, en France, des actes et des aspirations du mouvement israélien "Shalom Ackhshav", qui milite "pour la réconciliation avec le monde arabe". Voir le site de La Paix Maintenant. Lien : PAIX MAINTENANT.  

 

 

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        CONCLUSIONS :

 

        Donc, les nouvelles sont mauvaises, la haine grandit dans le monde, la guerre éclate partout, la France est menacée par l'univers tout entier, les planètes, les galaxies, la crise, les étrangers, sans compter les autres, les trains ne vont pas bien, les avions déraillent et ceux qui ne déraillent pas tout seuls se font tirer dessus ou rencontrent des obstacles qui ne devraient "en aucun cas se trouver" sur la voie. Oui, les gens ont tendance à perdre la boule, l'économie va mal, la croissance n'est pas suffisante, tout se bloque, les éléments naturels eux-mêmes se mettent de la partie. Et alors ? Mais encore ? Et quoi de plus ? Et qu'allons nous faire ?

        __Rien, sinon sourire à tout ce qui est beau, accueillir tout ce qui est bon, allumer une chandelle dans la nuit éternelle et faire un geste constructif en pleine Apocalypse. Ce n'est peut-être pas très glorieux, mais c'est tout ce qui nous reste. Et ce sera aussi une façon de nous montrer moins injustes envers celles et ceux qui, dans des conditions bien plus pénibles que ne le sont les nôtres, gardent l'amour et le pardon dans leur cœur pourtant torturé par la guerre, l'insulte ou la misère. Dans la situation présente, c'est ainsi et pas autrement que, très modestement et très tranquillement, France résiste !

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19/11/2013

Haine raciale, triomphante, délictueuse et bête !

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        La haine s'exprime, elle gagne du terrain dans le domaine de l'expression décomplexée. Des voix s'élèvent, nombreuses, pour protester contre elle, s'en indigner,la  condamner.

        On peut s'élever contre des opinions, on peut protester contre elles et les condamner. C'est bien.

        Il ne s'agit pas d'opinions, mais d'un délit : le racisme ! Et ce délit, confiné d'abord dans le domaine des mots, ne tarde pas à engendrer des actes. Parfois même les actes deviennent un système qui affecte la politique, et en outre la société en entier.

        La progression de la haine raciste, d'abord déguisée sous l'apparence d'une opinion, puis s'efforçant d'obtenir la maîttrise du jeu et des forces de la société tout entière, voilà ce qui se joue peut-être en ce moment.

        La haine n'est pas un mot, une idée, une façon de parler, elle n'est pas une sorte d'élégance à l'envers de la pensée humaine : la haine est un instinct, une passion, une maladie de l'âme, une perversion de l'humain.

        Le but de la haine, quand elle se met en marche, est dans certains cas la conquête du pouvoir. Mais ce qu'elle exige est un pouvoir total : il faut qu'elle règne non seulement sur les choses, les biens, les lois, le pouvoir politique, mais aussi sur les pensées, les mots, les clichés ou pensées automatiques, enfin sur les coeurs, les sentiments, les passions, les volontés, les âmes. Il faut qu'elle remplace le sang et l'esprit par l'instinct, ce côté de la vie que nous partageons avec la bête.

        C'est pourquoi il est réconfortant de noter, à l'inverse, les qualités d'humanité, de profondeur, de sagesse, de beauté, de respect qui se manifestent quand la France s'insurge contre l'expression de plus en plus choquante du racisme.

 

 

        1. Le président de la FNARS (870 associations pour l'accueil et la réinsertion sociale) en est bousculé, stupéfait : un maire va, semble-t-il, réussir à chasser des êtres humains pour les remplacer par d'autres. Il va, pour loger "ses" sans-abri, mettre dehors une famille qui, par voie de conséquence, "sera éclatée", et dont "les enfants seront déscolarisés". Or, il ne s'agit pas d'une substitution banale, mais d'un fait choquant. Pour en savoir davantage, lire Marie Piquemal in Libération, 31 10 2013 et 03 11 2013. Lien : Résistance par connaissance vraie.

 

 

        2. Roms, Gitans, Manouches, Tziganes, Gens du voyage : ces mots ont un sens, ils ont un poids historique, au point que si nous n'en prenons pas conscience nous devenons complices d'une attitude néfaste ! Que de surprises, et non des moindres, quand on découvre la richesse que ces mots abritent ! On sera surpris également de découvrir la situation de la France au regard de ces populations, les erreurs commises, l'inexactitude de la pensée et la perversité des faits réels...

        Peut-on compter sur l'avenir ? A en croire l'auteur cité, l'avenir promet d'être essentiellement "policier" ! Lire Jean-Pierre Liégeois, fondateur du Centre de recherches tziganes, in Le Monde, 28 (et 30) 07 2010. Lien : Résistance par rigueur intellectuelle.

 

 

        3. Le bon combat, Le Nouvel Observateur le mène ! Pour faire valoir le droit de dire que le FN est un parti "d'extrême droite", et pour défendre ce droit même si cela se passe en justice ! Eh oui, "extrême droite", ce sont des mots, deux mots, et ici comme ci-dessus dans le paragraphe 2., rien n'est plus important que les mots, pardi ! Lire Laurent Joffrin, Nouvel Observateur 07 10 2013. Lien : RéSISTANCE par les MOTS.

 

 

        4. "Tziganes, gitans, bohémiens et manouches".

A travers la chanson, la musique et les mots

On voit l'intelligence tourner en dérision,

Sans que ce soit peut-être propos délibéré,

La haine primitive, la raciste pensée,

Les traits de la sottise aux laides contorsions.

Superbe, la musique, dans sa délicatesse

Peut réduire à néant la haine en sa bassesse...

Et l'arbre de l'espoir voit fleurir ses rameaux.

 

Lire ? Non point, mais : écouter l'émission de Philippe Meyer, in "La prochaine fois je vous le chanterai", sur France Inter le samedi 16 11 2013. Lien : Résistance de l'art.

 

 

5. Laide, faite d'instinct et de violence épaisse, la prétendue opinion raciste s'est acharnée récemment sur la garde des Sceaux. Nombreux sont ceux et celles qui sont venus soutenir madame Christiane Taubira, et mener avec elle le combat pour les plus hautes valeurs qui nous animent. Voir de nombreuses réactions et interventions en lisant Alice Géraud et Laure Bretton, in Libération, 13 et 14 11 2013. Lien : France indignée résiste au racisme.

 

 

On n'y peut rien : 

 

la vérité ne se sent pas à l'aise

 

dans les frontières des esprits mesquins.

 

Au diable les petites phrases,

 

et vivent les paradis

 

du coeur et de l'intelligence

 

lorsque, fort heureusement,

 

il se trouve qu'en France,

 

ça résiste !

 

 .

28/10/2013

La France en danger de violence systémique ?

 

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        La violence est-elle en France un nouvel art de vivre ? Est-elle devenue, pour nombre d'entre nous, une sorte d'habitude, de seconde nature ? Va-t-elle tenir lieu aussi de mode de gouvernement, ou de régime politique ? Une sorte d'envahissement, par la violence, de nos personnes, de nos réflexes, et de notre vie nationale, institutionnelle ? Sera-t-elle bientôt globale, organisée, systémique ?

 

 

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LA VIOLENCE INONDE LES COEURS 

 

        La violence, on la trouve dans la vie quotidienne, sur la route, à l'école, dans des quartiers particulièrement difficiles, en ville, dans les commerces, et ce ne sont là que quelques exemples. Pourtant, cette violence n'est qu'une partie, elle n'est que le moteur de l'acte de violence le plus grave qui, lui, reste à venir. Elle est l'énergie de chacun et des foules, une énergie malfaisante, déjà disponible, déjà à fleur de peau. Nous n'en prendrons ici qu'un exemple, tout récent.

 

        1.  Des faits de nature violente se sont produits à Vénissieux. Ils montrent que la violence s'est infiltrée dans le tissu même de notre vie quotidienne, de nos comportements, de nos habitudes. La sagesse qu'on associe à un âge avancé a disparu, de même que le respect des règles de vie commune, ou encore les réflexes de la plus élémentaire prudence pour soi et pour les autres. Et la violence en tant qu'émotion est là, prête à surgir et à tenir lieu de rapports humains ou de langage. Voir Le Monde, 27 10 2013. Lien : VIOLENCE SECONDE NATURE.

 

 

 

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LA VIOLENCE PREND LA PLACE DE L'INTELLIGENCE

 

        Mais la violence, on la trouve également dans les propos qui lui donnent une direction, une cible, une sorte de feuille de route. On la retrouve dans les propos racistes, homophobes, islamophobes, pour ne citer que ceux-là. Et c'est ainsi que la violence peut se traduire en actes, des actes qui ont partie liée avec des paroles, des propos, voire une idéologie.  En voici quelques exemples.

 

        2.  "Au sein de la société française, la tolérance recule" : cela pose un gros problème, évidemment, en matière de "vivre-ensemble" ! Cette constatation décourageante s'appuie, fort malheureusement, sur des enqûêtes et sur des chiffres parfaitement officiels. Voir le site de la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH), 21 03 2013. Lien : INTOLéRANCE VIOLENCE EN FRANCE.

 

        3.  L'UNEF vient de diffuser un communiqué à la suite de deux agressions physiques et verbales contre des militantes de ses propres rangs. Le syndicat étudiant y voit l'expression d'une extrême droite dont elle dénonce avec vigueur les méthodes, jugées dangereuses même pour la démocratie. Le lien est sous-jacent entre les idées, ou les propos d'une part, et ces actes d'autre part. Le communiqué est à lire dans l'Humanité, 25 20 2013. Lien : EXTRÊME DROITE VIOLENCE UNEF.

 

        4.  Une revue promet la mort aux gauchistes. Le blog d'Abel Mestre et Caroline Monnot (du Monde) s'en indigne et donne quelques renseignements sur l'"Action Française Universitaire" (AFU), ainsi que sur le "rédacteur perspicace" Rodolphe Crevelle, ou encore sur la revue d'extrême droite "Le Lys Noir", sans oublier l'"Arsenal". La véritable Action française, elle, il ne faut pas la confondre avec le sigle si proche voisin de l'AFU ! Et notre lecteur découvrira avec émotion dans le même article (lien ci-dessous) des extraits du programme affiché, apparemment, par le Lys Noir. Cela vaut le détour. Peu de tendresse, peu d'aménité, peu de douceur dans ces expressions de la sensibilité (?) d'extrême droite contre laquelle s'insurge Droites extrêmes, un blog du Monde, 23 10 2013. Lien : AFU MENACES VIOLENTES.

 

        5.  La journaliste a relevé des exemples précis, trouvés sur Facebook. Pour elle, ce sont des propos qui contredisent la "stratégie de dédiabolisation" de Marine Le Pen pour le FN. Ce sont des propos qui émanent, pourtant, de personnalités qui se présentent à des élections pour représenter le FN, ou qui croyaient pouvoir le faire, car le FN  réagit sévèrement ! Ce sont des propos homophobes, ou racistes, ou islamophobes par exemple. Et ils relèvent de poursuites judiciaires, ainsi que de lourdes peines dont on pourrait penser qu'elles soulignent la gravité de ce qui est en cause. On peut savoir gré au FN de condamner de tels propos. On peut cependant remarquer qu'ils sont tenus par des personnages politiques qui ont commencé par revendiquer leur appartenance au FN. Un parti aussi innocent que le FN (d'après ses propres dires) aurait-il accouché d'un si grand nombre d'enfants portés à des propos extrêmes ? A des propos violents ? A des propos extrêmement violents ? Lire Laura Fernandez Rodriguez in Libération, 25 10 2013. Lien : VIOLENCE EXTRÊME FACEBOOK.

 

 

 

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LES DEUX CAUSES QUI FONT EXISTER LA FLEUR

 

        Pour qu'une fleur existe, il faut qu'elle reçoive l'énergie de l'eau, du soleil de l'air et de la terre. Cela, c'est la première cause de son existence. Mais pour qu'elle soit telle fleur, et non pas n'importe quelle autre fleur, pour qu'elle existe elle-même en particulier et réellement, il faut aussi qu'elle soit définie par sa propre nature, qui lui indique comment elle va croître, se développer, se caractériser. Cela, c'est la deuxième cause, celle qui fait l'essence même du phénomène fleur.

 

 

 

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LES DEUX CAUSES QUI FONT EXISTER L'IMMONDE

 

        Pour que la violence d'une société existe, il faut qu'elle reçoive la violence des individus, leur souffrance, leurs colères, leurs habitudes de violence comme d'une seconde nature. Mais il faut aussi que cette violence soit captée, dirigée, ordonnée et déninie par des idées, des mots, des raisons d'avoir peur ou de haïr. L'idéologie, les propos ont ici le rôle incomparable qui consiste à transformer une force existante en un système organisé dirigé contre les ennemis qu'il a lui-même désignés.

 

 

 

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CONCLUSION

 

        Comme nous venons de le voir, la violence en France est présente de manière intime et cependant largement répandue, presque populaire !

        Et la violence en France est également un assaut généralisé de propos, d'insultes, de décomplexion et de relents idéologiques de la pire espèce.

        Un parti qui proclame à tout vent qu'il n'est pas d'extrême droite parade sur le devant de la scène en se déclarant tout beau. Puisse-t-il dire vrai !

 

Ainsi donc :

        Apparemment, la violence instinctive est de plus en plus présente, tandis que l'orientation (ou la récupération) de cette violence presque populaire est déjà en cours sous nos yeux.

C'est bien pourquoi nous sommes sans nul doute en danger de violence systémique pour demain matin.

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04/03/2013

La violence envahit d'abord nos pensées

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A. Le monde que nous leur avons fait !

 

        L'enfant s'éveille, il entend les oiseaux. Il pense à sa mère, à son père, sa grande soeur et son tout petit frère, il pense à tout ce qu'il aime, à tout ce qui est beau... Stop ! Ceci est absurde et nous devons revenir à la réalité, la vraie, celle du monde que nous avons fabriqué, et que nous imposons à nos enfants : ce monde-là n'est pas fait d'oiseaux et de beauté seulement, loin s'en faut !

        Si les notions qui envahissent nos cerveaux (par la force des images, des écrans, des "musiques", des publicités) se transformaient un de ces jours en menus gastronomiques, nos enfants profiteraient bien sûr des repas en notre compagnie et le menu offert serait par exemple :

 

Midi : pape

Soir : pape

Midi : pape et lasagnes

Soir : lasagnes et pape

Midi : lasagnes sans pape

 

        Jours suivants : lasagnes, et les épices habituels qui refont surface intensément, sous la forme d'assassinats, coups de poings, coups de couteaux, balles, fusils, armes à feu, cadavres, vengeance, règlements de compte, argent, drogue, désespoir, aliénation, chantage entre élèves. La liste n'est pas exhaustive. Le cerveau de nos enfants absorbe, conserve, grandit et se fortifie dans la "culture" qui les entoure et les imprègne : culture d'agressivité, de peur...

 

        Mais voici déjà l'heure de partir à l'école. La violence est au rendez-vous, et commence entre jeunes dès que la parole est utilisée. Violence du verbe, violence verbale. Un nombre hélas beaucoup trop grand d'élèves reviennent de leur journée de classe traumatisés, tendus, parfois même malades de peur : chantage, menaces, jeux violents ne conviennent pas forcément à la nature humaine ! 

 

        Les informations du soir, en famille, permettront de reprendre contact avec la succession des menus gastronomiques. Jugez plutôt :

Soir après la classe : mariage gay et une pincée de faits divers, on devine le genre

Midi en "wikend" : mariage pour tous et un soupçon de cheval dans les lasagnes

Soir : Violences d'une manifestation contre le mariagee gay  ou le mariage pour tous. Rappel de la cruauté en Syrie, deux ou trois coups du genre couteau ou arme à feu, un chantage, un cadavre retrouvé.

 

        Lendemain matin au réveil : Syrie, Tunisie, Mali, effondrement économique, effondrement boursier, catastrophes sur le plan des usines, de l'emploi, de la production, des échanges commerciaux.

 

         Messages de dernière minute : comme d'habitude, chauffeur agressé, policier agressé, épicière violentée, marchand de bonbons passé à tabac juste en face de la boutique du buraliste, chauffard ivre (en manque de sommeil, d'amour et de drogue), septuagénaire dévalisé, actrice enlevée, avion détourné, train en panne : la liste n'est toujours pas exhaustive. 

 

        Menu du soir, après un bon dimanche passé essentiellement devant des écrans : enfin un menu sans pape, ni lasagnes, ni mariages quels qu'ils soient, ni manifestations pour, contre, et autres ! Tout pour le sport : ouf ! 

 

        La part de la réflexion dans tout ça, elle a été très importante du côté des journalistes qui ont commenté, présenté... : car notre niveau intellectuel en France est intense,

 

        et de toute manière le propre du journal d'information est d'informer, y compris lorsque les nouvelles sont atroces. Les journalistes n'ont fait que leur métier. 

 

 

 Mais : 

 

        Comme la réflexion suppose une certaine prise de distance, ou de recul par rapport aux réalités de l'émotion, de la peur, de l'horreur, eh bien la réflexion n'a guère laissé de traces dans la mémoire, en particulier celle des plus jeunes de la famille. Ce sont les émotions, les violences, les horreurs qui ont "marqué" et laissé leur empreinte. 

 

        Tout ça, c'était un aperçu de notre petit monde d'aujourd'hui, imposé à nos enfants. Il faut y ajouter les jeux sur écrans, qui aideront peut-être l'enfant ou l'ado à finir sa journée tranquillement en apprenant à traquer, démasquer, viser, tuer...  

        Tout cela donne aux jeunes esprits de quoi "contempler", c'est à dire fortifier leur vie intérieure, l'enrichir dans la délicatesse et la beauté ? Oui ? Tu parles !  

 

 

 

B. Et le monde qui se prépare ?

 

 

        Il ne suffit pas de dresser un tableau même approximatif du monde que nous avons construit et que nous imposons à nos enfants ! Il importe de jeter un petit coup d'oeil sur ce qui se passe, sur les préparatifs, les inquiétudes, les bonnes ou les mauvaises intentions qui feront le monde de demain. Ainsi :

 

1/ quelques adultes de haute et grande autorité se préoccupent des conséquences que peuvent avoir les images violentes (il faut dire que ça, c'est "pas mal").

2/  avant même de s'intéresser aux plus graves problèmes de violence à l'école, on affirme en milieu gouvernemental que c'est au "climat scolaire" qu'il est urgent de prêter attention (à notre humble avis, cela n'a pas été fait au moment souhaitable : c'est à dire il y a cinquante ans, et chaque année, chaque mois, chaque jour depuis). Judicieux : car le "climat" pèse sur l'enfant chaque jour, et on l'avait un peu oublié, en soulignant surtout les épisodes les plus spectaculaires, les faits divers tragiques.

3/  Des forces idéologiques se mobilisent, de Moscou à Paris, pour créer demain une télévision identitaire sur internet. "Identitaire", cela pourrait nous renvoyer à des inquiétudes de la nature la plus grave ! Le mieux, pour voir de quoi il s'agit, est de lire attentivement ET DE TOUTE URGENCE l'intégralilé du message d'un blog du Monde auquel nous renvoyons notre visiteur par le lien n° 3 ci-après.

 

 

VOIR DONC :

 

1/ Le CSA soulevait il y a peu la question des conséquences que peuvent avoir des images réalistes, par exemple sur de tout jeunes spectateurs. Le Monde, 26 02 2013. Lien : IMAGES PAS ANODINES.

2/   De source officielle, le "climat scolaire" doit faire l'objet de nos préoccupations. Il convient même de former les futurs professeurs à ce sujet. Et de source officielle également, les moyens de communication actuels permettent, via le portable, d'envahir la vie d'un jeune, d'un enfant, même en pleine nuit, même pour le harceler ! Ouest-France, rubrique Education, 27 02 2013. Lien : HARCELER ENFANT VIOLENCE.

3/  L'extrême droite serait-elle impliquée ? Et des milieux proches du grand Poutine serait-ils comme une ombre planant sur la future télévision identitaire internet ? Voilà qui mérite, SURTOUT SI VOUS VOULEZ VOIR LES CHOSES EN FACE, la lecture du Monde, blog du Monde "Droites extrêmes", 29 01 2013. Lien : TV IDENTITAIRE PARIS MOSCOU.

 

        Certains régimes politiques visent à posséder les esprits et les coeurs. Notre monde technique, violent, envahissant, a déjà bien préparé le terrain. Avant de dire que "les jeunes" n'ont rien dans la tête, ou de demander sur un ton exaspéré "Mais qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ?", demandons-nous plutôt ce que nous leur mettons dans la tête, avec le monde que nous avons fait pour eux ! Et celui de demain !   

 

        Jusqu'où ferons-nous preuve d'irresponsabilité devant les forces qui déshumanisent l'humain ?

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