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20/02/2015

Violence, intolérance, même en France !

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        A.  C'était il y a longtemps, si longtemps qu'on n'en parle même plus. Les partisans du mariage pour tous s'opposaient à ceux de la manif pour tous. Au milieu de déchirements verbaux, voire physiques (bagarre à l'Assemblée nationale), dans le fatras des erreurs et des récupérations politiciennes, Yves Jégo faisait entendre la voix de la raison, une raison généreuse, tout accordée aux idéaux historiques de la France. On retrouvera cette voix, cette expression de la raison, en lisant Laure Equy sur le site de Libération, 15 04 2013. Lien : Bagarres de corps et de mots.

 

        B.  C'était par téléphone que de nombreux, de plus en plus nombreux appels au secours parvenaient à l'association "Le Refuge". Des homosexuels n'en pouvaient plus de la souffrance que leur infligeait la discrimination exercée contre eux. Ces faits, cette souffrance avaient peut-être quelque chose à voir avec des propos très "durs", susceptibles d'attiser la haine, ou ce que nous pourrions appeler plus généralement l'intolérance à l'autre, sa personne, ses idées... Pour lire Frédéric Gal, qui s’exprimait comme directeur de l'association Le Refuge on se rendra sur le site de Nouvelobs, 20 04 2013. Lien :souffrance discrimination.

 

        C.  L'équipe de Libération était, à cette même époque, agressée lors d'une manif pour tous. C'était du reste une époque de manifs contraires et opposées, de violence dans les pensées, les mots et, donc dans le cas évoqué, les gestes ! Peut-être y avait-il, pas très loin à ce qu'il semble, une présence de la mouvance d'extrême droite. Pour essayer d'y voir plus clair dans ces événements, on lira Quentin Girard sur le site de Libération, 06 05 2013. Lien : Violence émotions et politique.

 

        D.    Un tout dernier rapport du Conseil de l'Europe fait mention de faits particulièrement inquiétants qui concernent la France. Le problème serait une montée importante de l'intolérance : étrangers, handicapés, migrants, enfants, campements, camps, personnes "évacuées" : que d'insuffisances dans l'attention envers les personnes, le respect, l'action publique et politique ! Or, la France dispose, d'après l'article ci-dessous indiqué, de moyens particulièrement favorables pour se conduire mieux qu'elle ne le fait. Serait-elle en contradiction avec elle-même, et avec ses propres idéaux ? On pourra éventuellement penser que oui, en lisant Maryline Baumard dans Le Monde du 17 02 2015. Lien : France intolérante.

 

        QUE CONCLURE ?

     Il y a de quoi se lamenter. L'honnêteté commande de le faire, sans se voiler la face, sans se réfugier dans le déni ; car, malheureusement pour nous, ce n'est pas brillant !

 

        D'un autre côté, le pays reconnaît désormais qu'il a besoin de redonner toute son importance à l'éducation, ce mot étant pris dans tous ses sens ! D'excellentes mesures sont prises aussi en matière de sécurité, de lutte contre les ides qui tuent, de consensus sur des valeurs essentielles comme la laïcité, la liberté d'expression....

 

 

        Ce qui risque de tout gâcher ? Je vois deux choses essentiellement.

1/ Notre habitude de ne croire à rien, de critiquer tout, et de dénigrer les gens dès qu'ils ont des responsabilités.

2/ La difficulté réelle qu'il y a à trouver suffisamment de moyens pour la Justice, les mouvements éducatifs, les collectivités locales, les associations et autres outils qui permettraient d’œuvrer au niveau de la population, là où les problèmes se posent, là où l’éducation est à faire.

 

 

        Il demeure malgré tout, et c'est encourageant,

qu'une prise de conscience est en train de s'opérer.

 

 

 

        Mais ce que les Français accepteront le plus difficilement, c'est ceci :

 

 

même si une chose

est le contraire d'une autre,

 

 

il peut se faire

que toutes deux soient vérité,

à condition qu'on les voie

sous un certain angle.

 

Exemple :

si j'appelle Dieu "Dieu" pendant que mon voisin le déclare "Allah", cela ne signifie nullement que Dieu et Allah sont entièrement différents, voire contraires. Cela signifie simplement que la même montagne, sur son versant sud, présente à nos regards un aspect verdoyant, tandis que le versant nord, dans notre pays notamment, est plus rocheux, plus escarpé, et de climat plus froid. De même Dieu, vu du côté des uns ou du côté des autres, peut changer d'aspect et de nom. Mais comme le dit de plus en plus le sentiment populaire en France aujourd'hui : en supposant que Dieu existe, il n'est sûrement pas un Dieu qui nous demande de nous tuer les uns les autres pour défendre sa vérité.

 

        A partir de là, peut-être que les Français finiront, un jour, par accepter de vivre ensemble, et se parleront sans s'injurier, sans se dénigrer, sans se battre pour leurs "vérités absolues" ! Je peux vous dire, pour avoir eu le privilège de visiter récemment le Paradis, que Dieu, qui ne rigole pas ces temps-ci quand il nous regarde, aura enfin, ce jour-là, le sourire. Rien que pour cet événement imaginaire, ça vaut la peine de faire un petit effort. Et pour le bonheur que cela donnerait à des millions de personnes, ça vaut la peine de faire un gros, un très gros effort !

 

       Le chemin de la critique permanente nous mène dans un ravin.

       Le chemin de l'émerveillement,

celui du cœur comme de la pensée,

nous conduit à devenir des familiers de tout ce qui est beau et digne de notre nature : l'humanité. 

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