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07/09/2014

Résister par les mots

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        A. La nomination de Najat Vallaud-Belkacem a été saluée par les médias d'une façon qui, parfois, est étrangement révélatrice ! Certains termes utilisés ne résistent pas à la simple analyse de leur sens, et l'on voit alors qu'ils nous en disent plus long sur ceux qui les choisissent, ces mots, que sur la personne dont ils parlent ! C'est par la réflexion, l’intelligence que l'on peut résister dans ce cas à la fausse logique aveugle et sournoise de la haine raciale. Lire Mathieu OLIVIER in Jeune Afrique, 03 09 2014. Lien : LE POIDS RACISTE DES MOTS.

 

        B. Il est question ici de ce que les mots veulent dire : "réfugiés, apatrides, clandestins, migrants, exilés, déplacés". Non, il n'est pas possible de mettre tout le monde, comme l'on dit, dans le même sac ! Les mots un un sens, et connaître les mots, c'est respecter les situations, comprendre les personnes, accueillir dans son intelligence la diversité et la complexité des situations. Voilà un bon moyen de résister à la haine, et tout particulièrement à ce grand allié de la haine : l'amalgame simplificateur. On lira l'article écrit grâce à la contribution d'Anaïs GIROUX, site de Youphil, 29 07 2014. Lien : LES MOTS CONTRE L'AMALGAME RACISTE

 

        C. Non, on ne laissera pas se répandre tranquillement un "cocktail toxique à base de caricatures et de démagogie sur l'immigration et le droit d'asile". Non, on ne permettra pas, par un silence complice, que ce "fatras de mensonges" pollue l'air que nous respirons. Non, on ne permettra pas que soit oublié ce devoir fondamental des médias : veiller à éviter l'emploi "de raccourcis, de glissements sémantiques et d'approximations". Et dans le cas présent, on évitera ainsi que soit rabaissée, "un peu plus chaque jour", l'image que l'on a des demandeurs d'asile. Car la caricature, même constituée par l'utilisation de glissements sémantiques ou d'approximations, n'est pas acceptable !  Lire, donc, Pierre HENRY, directeur général de France terre d'asile, sur le site de France terre d'asile, 11 08 2014. Lien : Médias déformations approximations

 

        D.  Au moment de la rentrée scolaire, à laquelle tous les enfants d'âge scolaire ont droit, puisque tout simplement il s'agit d'un droit, leur droit, on ne doit pas se payer de mots. Un collectif y veille. Un site lui a donné en quelque sorte la parole, pour les enfants roms : le site de DEI-France, 01 09 2014. Lien : NE PAS SE PAYER DE MOTS

 

        CONCLUSION : les mots sont des actes. Les pensées sont des actes. Nous l'avons souvent dit ici même dans ce blog : la première conquête dont rêve l'Immonde, c'est celle de nos cerveaux. Lorsque nous participons, sans trop nous en rendre compte en général, à l'amalgame, à l'approximation, à la caricature, à une certaine discrétion de l'intelligence face au bruit ambiant, face à l'opinion à la mode, face à la mentalité qui a le vent en poupe, nous préparons, sans trop nous en rendre compte en général (bis repetita placent), l'infantilisation de nos esprits et de nos actes. Il faut, de toute urgence, comme nous en avons montré des exemples ci-dessus, que France résiste, résiste par les mots, par le sens des mots, par l'intelligence que la Bête abhorre.  

       Comprendre et aimer ne font qu'un. Certains n'aiment guère l'un, et négligent l'autre, ou l'inverse... En tout cas personne n'est à l'abri et la résistance commence en chacun de nous. 

       

        

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