Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/08/2014

Ils refusent ce qui est indigne

.

        Les préjugés sont de bonnes armes pour qui voudrait nous conditionner à l'incompréhension de l'autre, du petit, du pauvre. Lutter contre les préjugés, contre "nos préjugés", "c'est combattre la pauvreté". Mais c'est aussi, nous semble-t-il, aussi et surtout lutter contre l'envahissement de nos cerveaux par l'habitude du mépris, du dénigrement, de l'erreur coupable qui engendre l'animosité, et jusqu'à la haine des populations qui nous dérangent, des personnes qui nous dérangent, des situations qui nous dérangent.

        C'est pourquoi nous tenons, dans ce blog "France résiste", à saluer les militants et les organisations qui œuvrent en sens contraire, qui éveillent nos cœurs à une attitude de compréhension, et qui nous préparent à l'intelligence des situations : non seulement en organisant la réflexion et l'information, mais aussi en luttant par des actes contre ce qui est inhumain et indigne.

       Voici trois exemples de ces luttes qui nous paraissent particulièrement estimables :

a. contre les préjugés que nous avons à l'égard des pauvres,

b. contre l'enfermement des enfants "derrière les barreaux" (en rétention, donc !)

c. et contre la politique qui fait intervenir la force publique pour mettre des enfants sous la pluie, à la rue, sans le moindre toit au-dessus de leur tête, avec en prime l'impossibilité de facto de fréquenter régulièrement l'école. 

 

        a. Le 17 octobre 2014 sera marqué par des rassemblements, des manifestations, une réflexion autour du thème suivant : "combattre nos préjugés, c'est combattre la pauvreté". Et ce combat est déjà activement engagé, comme cela sera souligné lors de cette grande journée. Plus d'une trentaine d'associations ou de mouvements sont mentionnés, (liste non exhaustive) dans un article qui offre en outre un lien pour que chacun découvre ce qui se passera non loin de chez lui. Site ATD Quart Monde, 28 07 2014. Lien : Préjugés, pauvreté, journée du 17 octobre 2014.

 

        b. Des enfants dorment "derrière les barreaux" : ce sont des adolescents, ou des enfants plus jeunes, voire des bébés. Cela se passe en France et non pas dans un lointain et vague pays aux mœurs barbares ! L'ACAT (association des chrétiens contre la torture et pour l'abolition de la peine de mort) a écrit au ministre de l'Intérieur pour que la France soit vraiment la France. Pétition à consulter sur le site de l'ACAT, 02 07 2014. Lien : Enfants prison honte

 

        c. En juin 2014, une lettre était adressée par DEI-France au Président de la République et à la Défenseure des enfants. En effet, dans notre pays, des enfants sont mis à la rue et condamnés à vivre et dormir sous la pluie particulièrement abondante cette année, ils sont condamnés à vivre sans le moindre semblant de toiture au-dessus de leur tête, sans réelle possibilité d'aller à l'école normalement comme devraient pouvoir le faire tous les enfants de leur âge ; et, pire encore, dès que leurs familles réussissent à bricoler un petit abri de fortune, la situation est de nouveau compromise par l'intervention de la force publique qui vient détruire le modeste début de résurrection sociale et humaine de ces familles, des ces enfants. 

        Bien sûr, cela est absurde. Bien sûr, cela nous paraît sans doute invraisemblable en France, incroyable, bien trop inhumain et contraire à notre histoire, à notre civilisation ! Bien sûr, non seulement c'est idiot et cruel, mais en outre cela coûte cher et l'argent dépensé pour pratiquer une sorte de "chasse à l'enfant" version moderne pourrait être engagé de façon utile et bénéfique pour ces mêmes enfants et leurs familles. Sans parler des ressources financières prévues mais non utilisées...

        La lettre est illustrée d'exemples concrets, le style est poignant, autant que constructif, digne des grands auteurs de notre tradition à la fois littéraire et humanitaire. On pense à Victor Hugo, mais trêve de (belles) rêveries, les faits sont là, la résistance aussi : site de DEI-France, 09 06 2014. Lien : Chasse à l'enfant en France.

        d.  Pour mémoire : un enfant rom qui souffre, c'est un enfant qui souffre (pour paraphraser la lettre d'un célèbre cardinal à Toulouse pendant la période douloureuse de l'influence nazie sur la France).  Voir le site Le Pharisien libéré. Lien : cardinal Salièges.

.

       

Les commentaires sont fermés.