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19/06/2014

France jeune et solidaire, ou bien grognons fiers de l'être ?

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        1/  En France, l’économie sociale et solidaire se porte bien. Elle permet à plus de deux millions de personnes d'avoir un salaire brut d'environ 1900 euros par mois et l'emploi y a été pendant un an en légère hausse, contrairement à la légère baisse qui a affecté "le secteur privé traditionnel". D'autres précisions méritent d'être découvertes sur le site de Youphil, 11 06 2014. Lien : Économie sociale et solidaire ESS.

 

        2  Pour les entreprises, il existe des clients qui sont parfois victimes de la pauvreté, de la précarité. Ne pas prendre en compte cet aspect de la réalité serait une faiblesse, y compris d'ordre économique. Et si c'était même utile pour l'entreprise de penser à ses clients, de prévoir ce qui pourra être fait pour mieux s'adapter à leurs possibilités et à leurs besoins ? C'est à voir de nouveau sur le site de Youphil, 30 05 2014. Lien : Entreprises clients pauvres

 

        3/  Le gouvernement a prévu de présenter à l'Assemblée Nationale son projet de loi sur la réforme ferroviaire. Il est utile de commencer, peut-être, par prendre connaissance de l'état du projet avant son introduction dans la vie législative du pays, ainsi que de découvrir les réactions, les opinions. Le travail parlementaire devrait donner lieu à des modifications, discussions, jusqu'à un aboutissement prévu pour janvier 2015. Voir Le Parisien, 27 05 2014. Lien : Réforme ferroviaire projet

 

        4/  Une Confédération syndicale ne pratique pas de façon systématique l'appel à la grève, et  le syndicat de cheminots qui en fait partie travaille et rédige les amendements, les suggestions, le processus qui permettra d'infléchir la politique dans le sens que peuvent souhaiter les personnes concernées par le projet de réforme : en un mot nous avons là un syndicat qui privilégie l'échange, la discussion exigeante, plutôt que le combat par voie de grèves, non pas pour exclure l'action, mais par choix de priorités dans les méthodes de travail et la modification des attitudes de dialogue en France. A voir sur le site de la CFDT. Lien : Réforme ferroviaire CFDT.

 

        5/  Le projet du gouvernement est vu par d'autres syndiqués comme une belle occasion de faire grève. On a là une analyse et une sensibilité extrêmement intéressantes, dont on peut dire que l'ignorer serait faire preuve d'étroitesse d'esprit. Même si l'on fait partie des Français assez nombreux qui n'aiment pas beaucoup les grèves en général. On pourra donc se rendre sur le site de : Agora. Lien : Réforme ferroviaire syndicats grognent.

 

 

 

Sommes-nous jeunes et solidaires ?

Sommes-nous un pays de

grognons fiers de l'être ?

 

 

        La France est décidément bien diverse. Ceux qui font le plus de bruit ont-ils forcément tort ? Existe-t-il réellement plusieurs façons de contribuer à l'échange démocratique, à sa bonne tenue, ou devons-nous privilégier uniquement une sensibilité, une approche théorique et une méthode d'action sur le terrain ? En excluant les autres après les avoir rapidement, très rapidement accusés d'être à côté de la plaque ? 

 

        Entre les politiques, élus, parlementaires, membres du gouvernement, d'une part, et les personnes concernées dans le monde du travail et de la vie économique, il est bon et indispensable que non seulement les rôles soient divers, mais qu'également les opinions, les méthodes, les traditions puissent varier et créer en quelque sorte des mondes qui, à l'occasion s'opposent. Les différences ne sont pas seulement sources de divergences ; elles sont aussi le reflet, voire l'aboutissement de faits et d'évolutions historiques, elles sont riches de milliers de dévouements et de sacrifices. 

 

        Mais une fois acceptée l'idée que notre pays est fait de richesses humaines, syndicales et politiques diverses, le mot de la fin doit revenir à l'échange, au travailler ensemble, à l'écoute des uns par les autres. C'est là le rôle et l'importance que nous attribuons, en démocratie, au domaine du politique.

 

        De leur côté, les acteurs bénévoles, solidaires, voire salariés dans l'économie ESS, celles et ceux qui réfléchissent, analysent, préparent des innovations et des adaptations au monde réel et à la précarité des ménages (numéros 1/ et 2/ ci-dessus), toutes ces forces plus disséminées, plus discrètes, complètent avec un certain bonheur le tableau d'une France toujours hélas trop prête à s'étriper à l'occasion d'un mot ou d'un amendement.

 

        Finalement, la France n'est pas faite seulement de grognons fiers de l'être, et à l'inverse même si elle ne comporte sans doute pas encore assez de jeunes (par l'âge ou par le cœur) fiers d'agir, la France étant tout cela à la fois, l'espoir est encore permis. Même si cela ne doit pas plaire à tout le monde, nous nous en excusons, puisque le Français, redisons-le encore une fois, est volontiers un Français en colère, un électeur en colère, un usager en colère, un syndiqué en colère, et j'en passe et il y aurait de quoi faire une liste bien longue.

 

        Celles et ceux qui font le moins de bruit ont tout de même ma préférence. Instinctivement. C'est bête, non ? 

 

       

 

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