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19/08/2013

Eduquer, enseigner, apprendre : c'est vivre !

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        Eduquer, enseigner, et du côté de l'élève apprendre, chacun sait depuis longtemps que ce sont là des actes de résistance profonde et efficace contre toutes sortes de maux. La liberté des personnes comme celle des peuples, et leur bonheur, y trouvent largement leur compte. En voici deux exemples.

 

        a./  C'est Marie qui témoigne. Grâce à l'aide d'un certain nombre de bénévoles, elle s'est perfectionnée en mathématiques et autres disciplines, mais surtout en français. Et elle affirme que ses progrès dans la connaissance de la langue française, en même temps que l'acquisition d'une plus grande confiance en elle, l'ont amenée au seuil d'une véritable insertion sociale, psychologique, professionnelle. Elle a même atteint un seuil particulièrement lumineux de compétence et de succès. On remarquera au passage ce qu'elle dit sur la façon dont se déroulaient les cours de français, et ce que cela implique pour la pédagogie et tout ce qui l'entoure : "(...) en cours, on ne faisait pas qu'apprendre et répéter : on partageait, on échangeait sur tout". Et cela, nous dit Marie, l'a amenée à mieux rencontrer les autres, ainsi qu'à dépasser sa grande timidité... Quant à l'aspect couleur de peau qu'on pourrait évoquer dans l'affaire, il n'apparaît qu'en fin de témoignage, et discrètement, ce qui indique peut-être que la question a été mise à sa juste place par la pratique de l'aide, du partage, de la rencontre, en un mot de l'humanité. A lire sur le site du Secours catholique, 13 08 2013. Lien : APPRENDRE LE FRANçAIS C'EST VIVRE.

 

        2./  Passer les épreuves du baccalauréat, c'est peut-être bien ordinaire en France. Mais à Alep, dans la Syrie en guerre, c'est une immense lueur d'espoir qui illumine les ténébres, au milieu de la souffrance de tout un peuple, de toute une jeunesse ! Une candidate, âgée de dix-sept ans, est au comble du bonheur après avoir "planché" sur l'épreuve de biologie... L'UNICEF, l'ONU, sont là qui espèrent avec elle et essaient de préparer l'avenir. Ces organisations fournissent d'utiles précisions sur le contexte dans lequel s'est déroulé ce baccalauréat : contexte de la Syrie qui souffre. La volonté de vivre, l'amour de l'éducation et de la connaissance sont des fleurs délicates en même temps que bien vives dans cette jeunesse syrienne particulièrement heureuse de passer les épreuves du "bac". Au fait, la France est présente dans ce bonheur, comme on le verra en prenant connaissance du texte à lire : l'article de Garance le Caisne dans le JDD, 18 08 2013. Lien : LE BACCALAURéAT DU BONHHEUR

        (On vous l'avait déjà dit dans ce blog, enseigner est de loin le plus beau métier du monde. Chauvinisme professionnel oblige, que le lecteur soit indulgent si c'est possible ! Mais au fait, les professeurs qui ont guidé les pas de Marie sur les âpres sentiers de la langue française étaient-ils tous des professionnels ? N'avait-on pas affaire, essentiellement, à des bénévoles, qu'ils soient professeurs en exercice, ou à la retraite, ou tout simplement pas professeurs du tout ? Mais alors, à ce compte-là, le plus beau métier du monde ne serait plus celui de professeur, mais celui de toute personne qui aime rencontrer l'autre, échanger avec lui et l'aider à grandir... Allez ! Le chauvinisme professionnel d'Estival se réveille pour asséner un grand coup de raquette final et remporter la balle de match : justement, cet amour de la rencontre, de l'échange, cette vertu qui fait que l'on aide l'autre à grandir, c'est très exactement ce qui fait le métier de professeur. Si bien que l'on peut dire que certains bénévoles du premier exemple ci-dessus, sans être des professeurs de métier, ont goûté à la joie qu'il donne, à sa beauté, à sa grandeur...).     

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