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14/07/2013

Education, Malala, yoga et neuropédagogie : quel sens ?

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       A/   Neuropédagogie

 

        Le professeur est de son temps, il se tient au courant des dernières acquisitions des neurosciences ; et sa technique d'enseignement est imprégnée de la richesse de tout ce travail de recyclage permanent, de recherche, de culture.

        Son attitude ou sa démarche vis-à-vis des élèves est humaine, elle est faite de service, d'attention et de délicatesse, dans le souci primordial de donner (ou de redonner) à l'élève cette confiance en soi qui, si souvent, va de pair avec la réussite scolaire.

        C'est à lire et à découvrir sous la plume d'Arnaud Gonzague, in Nouvel Observateur, 22 10 2012. Lien : NEUROPéDAGOGIE. 

 

        Notre commentaire :

        On doit garder présent à l'esprit le fait que la science est en perpétuel devenir. Il est sans doute prudent de mettre en oeuvre à son endroit un certain recul, voire une petite dose de lenteur dans la mise en application pratique des grandes découvertes. Le professeur dont il est question dans l'article d'Arnaud Gonzague n'a sans doute pas besoin de veiller particulièrement à respecter cette prudence, cependant il est peut-être bon de rappeler qu'elle est souhaitable d'une façon assez générale. 

        Pour ce qui est de l'attitude qui consiste à être attentif aux besoins des élèves, dans le désir explicite de travailler pour eux, à leur service, et non pas de façon impersonnelle, cette attitude demeure et demeurera toujours fondatrice du métier de l'enseignement. Elle guide les meilleurs pédagogues, les plus curieux de nouveautés, les plus fidèles à la réalité des personnes que sont leurs élèves, ces mêmes professeurs qui ne cessent de se cultiver, de se renseigner, d'approfondir leur propre valeur aux service de nos enfants.

 

 

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        B/   Yoga

 

        Le yoga rendrait-il service aux élèves en les mettant à même de profiter de toutes leurs capacités de concentration, entre autres ? A-t-il un rôle à jouer dans l'éducation et la pédagogie ? Apparemment oui : lire Pauline Garaude in Le Monde, 11 11 2012. Lien : YOGA PéDAGOGIE. 

 

 

        Notre commentaire

        Le yoga, lui, ne date pas d'aujourd'hui, ni même d'hier ! Et pour fondements, il n'a pas une science en perpétuel mouvement de recherche et de découvertes renouvelées : il s'appuie sur la sagesse ancestrale, elle-même intimement liée à des conceptions religieuses ou philosophiques, ce qui ne l'empêche pas de progresser et de s'enrichir. Comme technique, le yoga (mais aussi telle ou telle autre pratique orientale visant à un épanouissement de la personne) a été utilisé depuis des décennies par des pédagogues, notamment en musique pour les instrumentistes (méthode Marthenot pour les pianistes, par exemple, en lien avec des techniques japonaises de relaxation). En tant que technique (si l'on ose utiliser ce terme au singulier, un peu abusif car le domaine est riche et varié), le yoga et ces autres façons de procéder ont fait leurs preuves. Cependant, comme le rappelle l'autorité dans la dernière partie de l'article cité, une grande vigilance doit être observée !

        Quant à l'attitude de ces professeurs qui souhaitent que leurs élèves se sentent bien dans leur corps comme dans leur esprit : c'est une attitude plus précieuse que toutes les méthodes et toutes les techniques du monde. Un professeur se situe très haut en valeur non seulement humaine, mais aussi pédagogique, s'il a le souci et le don (qui se cultive) de déceler de quoi ses élèves ont besoin compte tenu du moment (des années) où se déroule leur enfance ! La société de prospérité n'est pas celle de la crise, les années des premiers ordinateurs ne sont pas celles des premiers magnétophones, les années de paix ne sont pas les mêmes que celles qui connaissent ou viennent de connaître la guerre. La mode médiatique intervient elle aussi pour façonner la société. 

        C'est pourquoi les besoins des élèves peuvent évoluer ; ainsi par exemple, si nous considérons des élèves d'une classe donnée (disons sixième de collège) : pendant quelques années, nombreux seront parmi eux ceux qui auront besoin qu'on les fasse travailler avec des images visuelles, sonores, ou qu'on leur donne l'occasion de réaliser concrètement, par des gestes, un cheminent vers une plus grande abstraction ; quelques années plus tard, pour une large majorité des élèves de ce même niveau (classe de sixième) le souhait inavoué ou clairement ressenti de leur part sera qu'on leur assène avec une autorité heureuse et une parole claire quelques principces fondamentaux qui leur donneront la confiance, les solides repères, les bases de la réflexion bien construite. Mais il suffira que quelques années encore passent, et le professeur se trouvera soudain en face de classes entières pour lesquelles le principal ennemi sera le bruit : bruit extérieur, bruit médiatique, bruit des idées, des violences, des images ! Et le silence, diverses sortes de silence même, seront alors les meilleurs amis de ces élèves...

        Bienheureux le professeur qui chemine au plus près de ces découvertes, car il ne cesse jamais non seulement de refaire et repenser ses heures de cours, mais également d'imaginer de nouvelles astuces pour être en phase avec les besoins souvent cachés, mais réels, de son public jeune et changeant, au fil des ans... Ce professeur-là se situe aux confins de la sensibilité des jeunes générations dans un monde qui leur crée des besoins et des façons de sentir sans cesse renouvelés. Notre monde change, ce que vivent les enfants change au même rythme. 

 

 

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        C/  Malala Yousafzal à l'ONU  

 

        Jeune, héroïque, exemplaire, elle se bat contre le Mal absolu qui a figure de cruauté, et dont le corps est fait de haine, cependant que la langue est perverse et la pensée fondamentalement faussée, obscurantiste, absolutiste ; Malala, tout juste seize ans, se bat et vient de s'exprimer devant l'Assemblée de la jeunesse mondiale à l'ONU. Elle a l'âge d'être élève, et revendique ce droit pour les enfants du monde. Voir Centre d'actualités de l'ONU, 12 07 2013. Lien : MALALA YOUSAFZAL ONU.  

       

 

        Notre commentaire

        La tragédie dont Malala Yousafzal a été victime, sa présence à l'ONU et le message qu'elle y a délivré sont autant de faits d'une importance immense pour l'Histoire, tout simplement ! Est-ce pour cette raison que, de façon incompréhensible, il en a été fait écho dans nos médias d'une façon parfois proche du néant ? Quelle faiblesse, au milieu du bruit médiatique et dans la rangaine des faits divers, quelle discrétion regrettable et incommensurable ! En d'autres temps, la présence de Nelson Mandela à l'ONU n'avait pas non plus envahi notre champ de conscience, certainement pas en tout cas d'une façon appropriée à l'importance et à la grandeur de l'événement. 

        Oui, l'intelligence est l'alliée de la démocratie, du respect de l'Enfant, des Droits de l'homme, des valeurs les plus essentielles de la vie ! Oui, l'intelligence se sert des sciences, de la sagesse antique, voire des philosophies et pratiques de pays très lointains. Oui, l'intelligence est attentive aux personnes, aux élèves. Et oui encore une fois, le monde que nous avons tendance à trouver moche et décourageant nous donne à découvrir le visage, la voix, le courage et l'appel de Malala ! Qui, désormais, oserait se lever le matin sans l'étincelle de la ferveur et la force de l'espérance ?

 

        AVERTISSEMENT 

        L'intelligence, ennemi redouté des dictatures et de la Bête immonde, n'est pas une arme absolue dotée de pouvoirs magiques invincibles. Car l'intelligence elle-même peut faire l'objet d'une mise en servitude par tel ou tel pouvoir d'origine politique, économique, raciste ou sectaire. Si elle veut être vraiment libératrice et fidèle à elle-même, l'intelligence doit rester indépendante. Comme dans le cas de l'indépendance de la Justice, dont nous avons fait plusieurs fois mention dans ce blog au moment où elle fut attaquée de façon épouvantable. 

 

 

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        CONCLUSION

        Au-delà des différences immenses qui séparent les exemples que nous venons d'examiner (neuropédagogie, yoga pour enfants, combat et appel de Malala contre l'obscurantisme et pour l'éducation des enfants du monde), un seul et même mouvement humain rassemble les pédagogues, les chercheurs, les scientifiques, les sages et les jeunes générations du monde entier : l'amour du bien, du beau et du vrai, le service des plus faibles, des plus jeunes, le respect de la personne. Et tout cela converge vers le plus beau métier du monde : celui de professeur ! 

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