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04/05/2013

La stature du président Hollande

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        Le président Hollande a osé prendre la direction d'un navire en pleine tempête. Pour lui rendre la tâche encore plus difficile, il n'est à bord nul passager, nul membre d'équipage (là j'exagère un peu !) qui ne se fasse une gloire de le prendre pour cible, lui reprochant tour à tour les vagues, l'ouragan, l'eau salée de la mer et les manoeuvres pourtant nécessaires. Le capitaine disparaît sous le poids des critiques, comme sous l'amoncellement des difficultés de navigation. Doit-on choisir ce moment pour s'acharner contre lui, pour ignorer le cap choisi, pour contrarier les manoeuvres en cours et succomber tout net face à l'adversité, au lieu de travailler normalement, en bon ordre, chacun selon ses compétences, y compris dans le cadre du débat démocratique, institutionnel, constitutionnel, courtois et constructif ?  

 

 

        A./  C'est n'est pas une brève apparition qu'il vient de faire en Chine, mais une visite, une vraie, avec toutes les merveilles de la diplomatie, du contact personnel et de la vision d'avenir. L'accueil qui lui a été réservé s'est avéré plein de délicates attentions envers lui, sa compagne, notre pays et notre culture. Le président chinois lui a consacré des moments nombreux et importants pour des conversations probablement de haut niveau. Les voeux, les intérêts aussi bien de la Chine que de la France ont été pris en considération de façon réciproque, au niveau et à la mesure où cela peut être fait dans ce type de rencontres. En tout cas, voilà une visite qui ne manque pas de grandeur, et qui ouvre peut-être un chapitre passionnant de l'Histoire. Pour une information à la source, (pour échapper à ce qui, dans les lignes précédentes, est peut-être dû à la subjectivité d'Estival, auteur de "France résiste"), on pourra lire l'article détaillé de Caroline Puel, correspondante à Beijing (Pékin) du journal Le Point, 27 04 2013. Lien : HOLLANDE et XI JINPING.

 

        B./  Un entretien avec Jean-Pierre Chevènement est paru dans le journal Les Echos, et Le Monde nous en donne une présentation intéressante. D'après ce qui nous a semblé, Jean-Pierre Chevènement montre que François Hollande est en quelque sorte un président tout à l'inverse de ce que l'opposition de droite tente de nous dire. Des arguments plaident en faveur du président, ils sont évoqués brièvement, vigoureusement. On s'aperçoit avec stupeur que ce président nous donne l'occasion de reprendre confiance, malgré les difficultés, les maladresses, et les dangers qui l'entourent. Le Monde, 02 05 2013. Lien : HOLLANDE et JEAN-PIERRE CHEVENEMENT.

 

        C./  Les mécontents sont dans la rue. Mais c'est aussi le temps d'importantes réformes dont la réalisation relève d'un avenir tout proche. La France, a-t-on dit, est impossible à réformer. Et le passé semble donner raison à ce jugement. Or, le président Hollande est mieux armé qu'on ne le pense, et ce "contrairement à nombre de ses prédécesseurs". Il convient donc, il importe même au plus haut point de lire Françoise Fressoz dans son blog Fressoz blog, du journal Le Monde, 03 05 2013. Lien : HOLLANDE et la FONCTION PRESIDENTIELLE

 

        D./  François Hollande, ses qualités, le contexte dans lequel il est amené à agir, les difficultés et les particularités de ce contexte : après la lecture de ce tableau  __vaste et précis en même temps__,  la conclusion souligne qu'il reste une "seule chance", une "seule carte à jouer" pour le président. C'est pourquoi on se précipitera pour lire Laurent Joffrin, directeur du Nouvel Observateur, 30 04 2013 et 01 05 2013. Lien : HOLLANDE et LA bonne carte à jouer.

 

        Le président François Hollande est souvent critiqué. La souffrance dans le pays est bien réelle. Mais si les passagers se jettent dans la mer en furie, ou si quelques matelots, aidés par quelques passagers, s'en prennent au capitaine, cela ne sauvera pas le navire. Il se trouve que le capitaine, sous le flot des affronts qui lui sont portés et par la crise et par la démocratie sondagière (démocratie ?) ce capitaine, dis-je, discret, calme, ferme, presque têtu, assurément perspicace, ce capitaine est un des meilleurs dont nous puissions rêver. La seule carte qui nous reste à jouer, la meilleure chance dont nous pouvons profiter, c'est non pas de le trahir dans l'épreuve, mais au contraire de l'aider. Et, pour mieux l'aider, de le contrarier autant que cela fait partie du débat démocratique dans le fonctionnement harmonieux de notre Constitution. Contestons, suggérons, demandons, exigeons : cela fait partie des règles qui régissent la vie de notre pays, la France. Cela n'empêche pas les Français de souffrir dans l'épreuve. Mais notre souffrance ne doit pas abolir les règles de la démocratie.

 

        S'il ne reste à bord du navire que l'eau de mer pour toute boisson, ce ne sont ni l'esprit partisan, ni la haine qui rendront la situation (ou la boisson !) plus douce : au contraire !  

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