Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/04/2013

S'injurier ou bâtir ensemble : il faut choisir !

.

        Une oreille inattentive ne perçoit dans le bruit du moment que scandales, invectives, dénonciations, échecs, impopularité, assurance que le pire est en train de se produire, mépris, dénigrement, violence des pensées, des mots...

        Un examen superficiel de la situation ne permet de percevoir que les feux éblouissants, aveuglants de toutes les raisons de désespérer. Des disputes, dignes d'une cour de récréation en l'absence d'une présence adulte éducative, rabaissent le bruit des prétendus débats au niveau passionnel et à la limite de la malhonnêteté.  

        L'attention aux commentaires les plus compétents, les moins passionnels, permet de garder espoir. C'est moins bruyant, moins "payant" en matière électorale, ça fait moins appel aux passions élémentaires (la peur, la hargne...) mais ça pèse sûrement davantage au chapitre de ce qui peut nous sauver, "nous" c'est à dire conjointement la France et l'Europe, la France dans l'Europe, l'Europe inévitable à la France, que ce soit comme un poids ou comme un levier économique et social. 

 

        Il convient donc de discerner, trier, analyser parmi tout ce qui est dit, affirmé de tous côtés. C'est le cas également pour ce qui suit.

  

        A.  Décembre 2012 : François Hollande venait d'aider l'Europe à prendre, au fil des mois, les bonnes décisions pour éviter la cassure. C'était une bonne chose de faite, ou plus exactement plusieurs choses qui permettaient de retrouver le souffle et de croire en la vie. Voir Libération, 10 12 2012. Lien : zone euro progrès accomplis

 

        B. Après l'intervention télévisée de François Hollande (jeudi 28 mars 2013), les commentaires faits par Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste, dressaient un bilan admiratif des actions du Président de la République. Mais le Premier secrétaire notait aussi qu'en face de François Hollande se dressaient des forces contraires, qu'il désignait comme "l'opposition systématique des conservateurs européens". Et c'est bien là, en effet, que le bât blesse. Voir Site du Parti socialiste, 28 03 2013. Lien : conservateurs européens

 

        C.  Les raisons de perdre espoir sont, apparemment, un tourbillon dévastateur dans lequel sont engloutis tout aussi bien le "moral" des français que la capacité de raisonner calmement, en essayant très simplement de mener une réflexion constructive. Dans le tableau désespérant de la situation auquel nous renvoyons le lecteur via Courrier international, on notera que ce qui tient le plus de place, ce qui fait le plus de vacarme, ce sont semble-t-il les attaques, les critiques, les commentaires, l'acharnement plutôt que l'argumentation à proprement parler ! Et on notera que la droite politique y joue pleinement sa partition ! Courrier international, 29 03 2013. Lien : ACHARNEMENT CONTRE F. HOLLANDE.

 

        D.  Décrire la situation européenne, la crise, la récession ; évoquer la reprise, qui devra malheureusement attendre : voilà qui permet de situer la France dans un contexte difficile, et largement dangeureux. Mais des directions sont indiquées, qui permettent d'agir là où cela est le plus utile. La politique monétaire européenne, en particulier, doit être plus "agressive". Lire Richard Hiault, in Les Echos, 29 03 2013. Lien : France Union européenne récession

 

        E.  La "parité de l'euro face aux principales autres devises" constitue, en elle-même, un enjeu majeur pour les pays de la zone euro. Les causes et les remèdes ne peuvent pas être appréhendés si l'on s'en tient à une vision simpliste des choses, mais même si la réalité est très complexe, et très décourageante, tout n'est pas perdu. On trouvera dans l'article auquel nous renvoyons ci-après des suggestions fort constructives qui, notons-le, exigent de la part de nombreux acteurs une ferme volonté de réussir ensemble, en y mettant le prix. La baisse du niveau de l'euro fait partie des remèdes envisagés... Lire Emmanuel Cugny, sur le site : Le Cercle des économistes, février 2013. Lien : EURO ET SORTIE DE CRISE.   

 

       F. Michel Rocard, dans le cadre du Forum de Rennes, vient de tenir des propos à la fois lucides (froidement lucides) et pleins d'idéal : des propos qui mettent l'accent sur la solidarité, aussi bien européenne qu'internationale. La solidartié tout à la fois comme but et comme moyen. La solidarité comme valeur, ou référence, et comme remède. Les mots de Michel Rocard, les conditions et le prix à payer dans cette perspective d'espoir qu'il ouvre pour l'action, se découvrent sous la plume d'Audrey Lebel, in Libération, 01 04 2013. Lien : crise, penser et construire solidairement

 

 

acharnement contre françois hollande,conservateurs européens,paix,parité euro,politique monétaire européenne,récession,solidarité,volonté européenne,zone euro

 

 

        Tout est sombre, mais tout n'est pas impossible. La plus grande catastrophe qui menace notre avenir est peut-être bien le scepticisme, le manque d'audace, d'idéalisme, de solidarité, de projets.

Il est peut-être temps de désespérer, mais si possible pour les bonnes raisons : ce n'est pas partout dans le monde et dans la galaxie la faute du président Hollande (ou de toute autre cible que la droite décide d'attaquer de façon passionnelle avec acharnement).

Il est, surtout, temps d'espérer et d'oser, temps de proposer, de construire, d'exiger, de concourir, d'encourager ! Stop à l'acharnement hargneux : le chantier est là, devant nous !

Et plus les motifs de hargne nous sont amenés sur un plateau par toutes sortes d'acteurs nombreux sur scène où ils vocifèrent, plus l'importance de ce que nous pouvons faire risque d'échapper à nos regards, détournés et dirigés ailleurs...

 

        Résistons ! Résistons de coeur, de pensée, par la parole et l'engagement ! Par la paix, ce trésor si précieux parmi tous les peuples, comme parmi les nations d'Europe, mais aussi dans nos relations et actions citoyennes, et ("last but not least") en chaque personne.

.

Les commentaires sont fermés.