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10/03/2013

Hommage personnel

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        I.  AVERTISSEMENT PROPRE A CE MESSAGE        

 

        Malgré les risques de déformation, parce que je vois Stéphane Hessel à travers mes propres valeurs, je voudrais cependant évoquer tout le bien que je pense de lui ! Les lignes qui suivent sont donc un témoignage personnel, et peuvent comporter des erreurs ou des approximations causées par ma sensibilité ou mes habitudes de pensée.

 

 

II.  QUELQUES REMARQUES 

 

        Avec le mélange d'affection, d'admiration, de chagrin qui est sans doute partagé par beaucoup d'entre nous, il semble que l'on puisse faire au moment présent, alors que Stéphane Hessel nous a quittés depuis peu, les quelques remarques qui suivent.

 

 

LA FRANCE

 

        La France que nous aimons avec Stéphane Hessel est, d'un côté, très antérieure aux événements des années trente et quarante. Mais on peut dire aussi que cette France que nous aimons avec lui est en quelque sorte née de la victoire sur le nazisme. Et cette victoire est une oeuvre à la fois accomplie, historique, et en train de s'accomplir de nouveau chaque jour, à l'occasion de chaque nouvelle menace. 

 

        

STEPHANE HESSEL, C'EST DANS MON SOUVENIR : 

 

        -- dans un même élan, dans un même souffle, aimer les mots, la vie, la poésie, la beauté, l'Histoire, le monde qui nous entoure, les gens les plus pauvres, les gens les plus simples, les actes les plus courageux, et les engagements les plus politiques, voire les plus techniques, internationaux, éoconomiques ! 

        -- dénoncer sans haine et sans mépris ce qui s'écarte des chemins du Beau, du Vrai, de l'Estimable. 

        -- et dénoncer tout particulièrement ce qui défigure le visage de l'humain pour en faire celui de la Bête tortionnaire, raciste et organisée dans le pire mal non seulement physique, mais plus profondément moral, social, spirituel, métaphysique ! 

        -- combattre la violence, d'une façon très surprenante, en commençant par pratiquer le respect des mots, jusqu'à offrir sa vie pour leur être fidèle et, donc, servir l'homme. 

        -- combattre la marchandisation de l'humain en utilisant pour seule arme celle du coeur épris de lumière, de vie, de sincérité, d'admiration. 

        -- autrement dit, partir à l'assaut des pires cataclysmes de l'humain en ne prenant pour armes et pour investiture que la présence, au fond de soi, d'un coeur d'enfant ! Redoutable défi, et pourtant le seul qui remporte la victoire ! 

        -- combattre enfin le désespoir le plus absolu, le plus inexorable, par l'usage d'un mot, ou l'amour d'une fleur, d'un nuage qui passe : jusqu'à changer le cours des choses ! Le coeur même des choses...

 

 

III.  CONVERGENCE PROFONDE

        

        Pour parler en des termes qui correspondent plus particulièrement à mes habitudes de pensée, de vocabulaire et de doctrine philosophique, j'irai jusqu'à dire que j'ai trouvé en Stéphane Hessel un encouragement à cette conception qui veut que l'homme soit un être vivant appelé à deux sortes de vie :

d'une part une vie de contemplation intérieure et personnelle ;

d'autre part une vie en société qui fait que chacun de nous n'est pleinement lui-même, pleinement une personne, que dans le partage  --et par le partage--  de la socialisation. 

        Ces deux vies, qui sont celles de la personne humaine, me semblent avoir été affirmées, soulignées, et profondément unies l'une à l'autre dans la pensée de Stéphane Hessel, comme dans la réalité de toute son existence. 

        Qu'on me pardonne toute erreur d'approximation puisque je ne prétends pas ici rendre compte de la vie et de l'oeuvre de ce grand résistant, mais plutôt évoquer les résonances et le bonheur qu'il a suscités en moi.  

 

 

IV.  DANS LA PERSPECTIVE DE CE BLOG

 

        Dans la perspective du blog "France résiste", nous venons donc d'évoquer l'exemple de ce que peut représenter pour résister une vie intérieure riche, celle que je désigne volontiers par les termes de "chant intérieur". Une vie intérieure de lumière (un "chant intérieur" de lumière) conduit à des actes de lumière. Le "chant intérieur" que nous dénonçons souvent dans ce blog est au contraire fait de peur, de violence, de laideur, et conduit à la misère morale, physique...

 

Ecrit ce jour de façon subjective, dans l'émotion et la reconnaissance toute admirative à Stéphane Hessel,

Estival.

Je ne donne cette fois-ci aucun lien ni référence, car le sujet est amplement traité dans la presse et les médias, et des références ne seraient ici justifiées que si elles donnaient lieu à une étude approfondie du sujet, bien trop vaste pour faire l'objet d'un simple petit message comme celui-ci. Nombreux sont sans doute les visiteurs de ce blog qui ont déjà entrepris l'étude des écrits et de la vie de Stéphane Hessel, en y consacrant le temps, l'attention et l'affection qu'il mérite.  

  

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