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13/06/2012

"Langage" : comportement, sagesse, rôle, discrétion, bruit médiatique

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        Le langage tient lieu parfois de comportement. Un langage discret exprime la délicatesse des sentiments. Dans le cas contraire, en donnant son avis, on peut prendre le risque de se montrer envahissant. Les conséquences peuvent être graves. Au point qu'il faut un Premier ministre pour mettre les choses au point et rappeler qu'à chacun revient son rôle tout simplement. Dans le cas qui nous occupe, celui d'une première dame de France qui prend position dans la vie politique et électorale, les conséquences peuvent peser lourd pour le Président, pour les socialistes, pour la France. Sagesse, rôle, discrétion : tout ne se résout pas du seul fait que survient un grand bruit médiatique ! Lire la réaction de Jean-Marc Ayrault : L'Express, blog de Renaud Revel, 13 06 2012. Lien : DISCRéTION

        Mais oui, la sagesse la plus lointaine dans le temps et dans l'espace géographique nous enseigne que pour ne pas se faire remettre à sa place, on devrait éviter de trop parler. Site Proverbes français. Lien : LAO-TSEU

        Le langage sert donc à faire du bruit. Puis, le bruit affole le monde. En outre, la diffusion médiatique amplifie à la fois le bruit et ses possibles conséquences. Or, si l'intervention de la première dame de France nous choque tant, ne pourrait-on pas envisager de traiter cette intervention par le silence, par le mépris mêlé d'une forme de respect, de prudence du silence* ? Et cela ne serait-il pas en même temps un service rendu au bienfait de la sérénité publique ? Faut-il donc que chacun s'efforce de crier plus fort que tous les autres ; s'évertue à donner son avis, hurler son avis ? Le monde ne souffre-t-il donc pas du bruit, source de violence (voir dans ce blog "bruit violence") ?

*(mépris de l'irruption et de la confusion des rôles, respect de la personne dont on critique l'intervention et qui est une personne, donc respectable ainsi que nous l'avons annoncé dès l'ouverture de ce blog...)

     Le bruit de quelques mots peut s'avérer nuisible. Prudence et discrétion servent le bien de tous... Tel est, vraisemblablement, le sens des vers que voici  (la source qui nous a inspiré est un fait divers tragique relaté par le journal Le Monde il y a un certain nombre d'années, nous n'avons pas réussi à retrouver l'article et prions nos lecteurs, ainsi que Le Monde, de bien vouloir nous en excuser ; ledit fait divers, si horrible, est resté dans notre mémoire, lui !) :

 

Les chemins de la mort

 

Un voilier de plaisance

Sous un beau ciel d'été.

Soudain, un homme crie :

"Tous à la mer, bon Dieu !

Nageons dans l'eau salée !"

Cette parole folle,

Chacun l'a répétée : 

Tous firent le plongeon, 

Tous burent l'eau salée. 

Mais aucun n'en revint, 

Car tous avaient sauté. 

Personne, donc, à bord, 

Ne pouvait plus jeter 

L'échelle du salut, 

La corde où s'agripper 

Pour sortir de la mer, 

Monter sur le voilier. 

 

C'est ainsi qu'un seul mot, 

Si chacun s'en empare, 

Finit par entraîner 

Toute une multitude 

Sur des chemins de mort 

Et de décrépitude. 

 

N'étant qu'un simple artiste, 

Ici je me tairai. 

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