28.02.2011
IL parle. Mais la France EXCLUT et EXPULSE : 'expulsionniste' et 'expulsatoire' !
.
Voici quelques nouvelles des événements relativement discrets qui pourtant se produisent... en France.
a./ Le Président (PS) de la région Midi-Pyrénées, Martin MALVY, est pris à partie par un proche du Pouvoir. Il ne faudrait pas, semble-t-il, gêner l'exécution des consignes 'expulsionnistes'* ou 'expulsatoires'* qui visent les étrangers dépourvus de leurs nécessaires papiers... Même si l'année scolaire d'un jeune doit être interrompue. Cela scandalise, entre autres, au lycée de Tournefeuille (près de Toulouse). Voir Libé Toulouse du 25 02 2011.
b./ Quinze titres nous sont proposés pour nous faire connaître par le détail l'action du Pouvoir en matière d'expulsions d'étrangers. Le premier titre donne lieu à un développement alarmant : on aimerait que ce ne soit qu'un mauvais rêve, ou un roman noir, alors qu'il s'agit, hélas, de notre pays. Nous devons ces informations et réflexions au Réseau Education Sans Frontières (RESF) dans son bulletin de liaison nommé BLIS, 25 02 2011.
c./ Encore un récit, une belle histoire. A ceci près que c'est la dure réalité, dure et même inhumaine. Dans la souffrance des expulsions d'étrangers (dépourvus de leurs nécessaires papiers), un rayon de soleil peut se glisser, parfois : il éclaire d'un jour tragique une nouvelle angoisse. Comme on peut le lire dans le reportage de Doan Bui (Nouvelobs 26 02 2011) : "Ce soir, in extremis, il n'a pas été embarqué". Mais il y aura peut-être un autre soir, ou un petit matin de bonne heure...

Sachez-le, chers lecteurs, la France n'expulse pas, n'est-ce pas ?
* A notre connaissance, ces deux mots n'existent pas et sont pure imagination de la part d'Estival, l'auteur de ce blog.
Le premier, "expulsionniste", voudrait décrire un acte ou une attitude conforme à une politique d'expulsion pensée et organisée. Tout comme on parle de politique expansionniste ou d'attitude révisionniste.
Le second, "expuslatoire", a pour but de suggérer une certaine dose d'agressivité sociale losque celle-ci se tourne vers des victimes convenues par une société donnée. On sacrifiait autrefois des animaux au cours de cérémonies païennes. On sacrifia aussi, hélas, des personnes humaines. Il existait, ô merveille !, des rites expiatoires, par lesquels le peuple se purifiait de fautes réelles ou présumées telles au regard d'une certaine idée de la religion et du péché. Le bouc émissaire était envoyé dans le désert, chassé donc de la communauté : il était porteur des péchés de tous, enfin disons que c'est du moins l'impression qui reste dans notre mémoire actuelle, sachant que l'enquête sur un plan plus religieux pourrait nous amener à des nuances, qui sait ?
L'étranger (dépourvu de ses nécessaires papiers) est d'une certaine façon désigné comme coupable au regard de la légalité. Et une certaine dose d'animosité ou de peur à son sujet le charge en quelque sorte de notre angoisse, comme autrefois on chargeait le bouc de la peur du péché.
On peut donc, à juste titre, dire que des expulsions d'étrangers non "réguliers" sont un peu des expulsions de boucs émissaires, c'est à dire d'éléments "fautifs" que l'on maudit et expédie hors les murs ou hors les frontières ; si bien que le rite expiatoire s'est simplement un peu déplacé, du bouc émissaire vers l'étranger (dépourvu de ses nécessaires papiers) : de la mentalité ancienne (!) vers la mentalité moderne (?), pour devenir à la fois une expulsion et une expiation. D'où le mot de notre invention : "expulsatoire".
Que le lecteur veuille donc nous pardonner. A moins que l'invention ne soit jugée comme un péché et mérite expiation. Dans ce cas, vous auriez aussitôt, cher lecteur, les excuses d'Estival repentant...
.
14:16 Publié dans plateforme infos, réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bouc émissaire, étrangers, expulsatoire, expulsionniste, expulsions, mobilisation, résistance, xénophobie




Les commentaires sont fermés.